09.02.2010

Renoncement de Bernard Stoessel: compréhension et regrets

photo_urne_standard_100_BL.jpgIl est toujours regrettable qu'un homme de qualité renonce à un combat politique comme celui des élections régionales. Bernard Stoessel a cependant eu raison de prendre acte des faits, et de signer le constat de décès politique de la tradition centriste alsacienne.

Ayant établi également ce constat depuis longtemps, j'en ai tiré les conséquences en militant à Alsace d'Abord, faute de mieux, et parceque je ne désespère pas de l'émergence, tôt ou tard, d'une force régionaliste de rassemblement dans  l'esprit authentique du gaullisme.

A ce sujet mentionnons que les gaullistes d'opposition s'organisent en Ile de France, mais pas encore en Alsace. En attendant qu'ils le fassent, Alsace d'Abord est le seul vecteur d'un régionalisme authentique, celui que proposa De Gaulle aux Français par référendum en 1969, dont acte: les électeurs de  Bernard Stoessel doivent voter pour Alsace d'Abord et parier sur l'avenir de notre région.

04.02.2010

Sondages : la grande manipulation UMPS a commencé

photo_urne_standard_100_BL.jpgC'est parti, les sondeurs viennent de  tirer leur première salve de sondages préélectoraux et, ô merveille, ils annoncent une remontée de 12  points du PS à 28% des intentions de vote et un effondrement du Modem à moins de 4%.

Les sondeurs se trompent toujours mais la fiabilité n'est pas leur problème, leur problème c'est de jouer à Mme Irma pour les hommes politiques en gagnant beaucoup d'argent, et peu importe que le contribuable paie la plaisanterie, comme par exemple avec le coût exhorbitant des sondages de l'Elysée, censés rassurer notre superstitieux président.

Mais jouer aux astrologues friqués n'est qu'un aspect du rôle des sondeurs , en fait ils sont les grands manipulateurs stipendiés d'un système politique marchand fondé sur une entente monopolistique de l'UMP et du PS visant à interdire toute concurrence.N'oublions pas aussi que les grands patrons des groupes de presse sont liés au pouvoir,qu'ils appartiennent à la même caste et ne voient aucun intérêt à remettre en cause l'alternance des  copinages.

La politique est devenue marketing pur, et bien naïfs ceux qui croient encore qu'elle est un combat d'idées, pas du moins entre l'UMP  et le PS. Les autres partis, et ceux qui croient avoir des idées différentes de celles du système, sont les adversaires de l'UMPS et doivent donc être à tout prix interdits d'accès au pouvoir pour être relégués au rôle de faire-valoir, de gêneur ou de vilain selon les cas.

A l'UMP tous les faire-valoir du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne et autres gadgets sont en place. Quant au vilain FN il a perdu ses dents et ne fait plus peur  à personne, restait le gêneur, le Modem qui prend des voix aussi bien au PS qu'à l'UMP et qu'il faut donc envoyer par le fond en commençant par un bombardement de sondages défavorables. Une première salve vient donc d'être tirée mais seuls les résultats dans l'urne montreront l'efficacité de ces sondages partisans. Gageons cependant que le "plouc" Bayroux ( il vient de son lointain Béarn et ne fait pas partie de l'élite chic et choc de la capitale) n'a sans doute pas dit son dernier mot. Dossier à suivre.

03.02.2010

Languedoc : Georges Frèche régionalise le PS !

images.jpgEn refusant le diktat de la direction parisienne du PS, Georges Frèche donne un bel exemple à suivre. Comment en effet construire des régions fortes si elles sont gérées par des leaders débiles à la botte des directions parisiennes ?

Bravo Georges "Frach" ! Dommage qu'il ne soit pas alsacien ! Souvenez-vous du "régional" Adrien Zeller ...il avait fini à l'UMP !

29.01.2010

Elections régionales : quand le joker devient mistigri.

photo_urne_standard_100_BL.jpgNicolas Sarkozy a voulu nationaliser le débat des élections régionales et en faire un choix plébiscitaire de sa politique. L'UMP ne l'entend plus de cette oreille depuis que le désamour s'aggrave entre le chef de l'Etat et les Français. Le joker Sarkozy est en train de devenir un mistigri que l'UMP aimerait bien refiler...mais au jeu politique cela n'est pas possible, aussi l'UMP, bien embêtée, fait semblant de découvrir que les élections régionales sont d'abord des élections ayant des enjeux...régionaux

Philippe Richert a donc organisé un début de débat portant sur les questions régionales au sein de l'UMP; ce qui est une vraie nouveauté. Mieux, avec quelques élus alsaciens, il a même osé dire non à l'Elysée, qui, à travers Jean-Claude Gaudin, voulait imposer un de ses protégés  sur la liste UMP d'Alsace. On tremble devant une telle audace qui reflète en fait l'inquiétude de l'UMP quant aux résultats des prochaines élections  !

 

21.01.2010

Türckheim :la colonne de la honte et la mémoire sélective

200px-Drap_alsace.jpgLorsque le maire de Türckheim dénonce le caractère politique des manifestations organisées contre l'obélisque dédié au Maréchal Turenne, il a évidemment raison, mais ce constat ne peut occulter le problème moral fondamental posé par ce monument, à savoir que les crimes de guerre sont des crimes de guerre, même lorsqu'ils sont perpétrés par des compatriotes.

La mémoire nationale ne peut être sélective et la repentance exigée seulement des nazis, khmers rouges, turcs massacreurs d'arméniens, serbes bourreaux de Sbrenica, etc etc..j'en passe et des meilleurs.La morale des droits de l'homme est universelle et le devoir de mémoire une exigence qui s'applique aussi à la conscience nationale.

Or, à ce jour, nos livres d'histoire occultent aussi bien le génocide vendéen commis au nom des idéeaux républicains, que le massacre des populations alsaciennes perpétré par Turenne pour la plus grande gloire du roi de France.

Voilà pourquoi en conclusion je suggère au maire de Türckheim de prendre une iniative conciliatrice au sujet du monument qui est la honte de sa commune. Faute de quoi je crains que  chaque année il ne devienne le lieu d'un rendez-vous mémoriel que la France a avec sa mauvaise conscience.

20.01.2010

Réforme territoriale : une bonne réforme est encore possible

200px-Drap_alsace.jpgLa place de l'Alsace dans la structure territoriale française va se jouer dans les prochains mois à travers la réforme territoriale. Le Sénat est désormais saisi du projet de réforme, et l'on constate que les esprits se calment à son sujet; ce qui est de bonne augure, les défenseurs de la décentralisation ne hurlent plus à la recentralisation, tandis que les "parisiens" et les technocrates commencent à comprendre que la France existe ailleurs qu'en Ile-de-France. Quant à Nicolas Sarkozy il semble avoir compris que son réformisme bonapartiste et provocateur est en fait très contreproductif.

Le résultat de ce timide retour au bon sens est la mise en veilleuse des aspects les plus polémiques de la réforme, à savoir le mode d'élection des conseillers territoriaux et la répartition des compétences entre les différentes collectivités.

Il faudra bien pourtant faire des choix en la matière en espérant qu'ils se feront dans le souci de plus de démocratie et de moins de technocratie. Plus de démocratie cela signifie un mode de scrutin qui permette aux petites formations alsaciennes et régionalistes de faire entendre leurs propositions au même titre que les grandes formations nationales, en d'autres termes cela implique que le mode d'élection des futurs conseillers régionaux comporte une dose de scrutin proportionnel. Mais plus de démocratie entraîne aussi que les élus territoriaux soient plus que des répartiteurs d'enveloppes budgétaires décidées à Paris. Ce n'est que lorsque ces deux points seront décidés que nous saurons si, oui ou non, la réforme en cours n'est pas une forme déguisée de recentralisation. Dossier à suivre. 

16.01.2010

Algérie : les chrétiens s'inquiètent

1-picture1.gifAlors que de prétendus intellectuels veulent interdire ( rien que ça !) le débat sur l'identité nationale, la revue indépendante Marianne (soutenue par ce blog) a le courage et le mérite de poser clairement le rapport entre islam et identité dans son dernier numéro. Elle titre "Les musulmans s'inquiètent !" et elle dénonce à juste titre les dérapages dont les musulmans sont victimes.

Le problème est que pas plus Marianne que les autres médias français, ne font la moindre allusion à la situation des chrétiens, non pas en Egypte ou en Arabie Saoudite, mais dans un pays tout proche, j'ai nommé l'Algérie. Les  musulmans s'inquiètent en France..... mais les chrétiens encore plus en Algérie !

Dans ce pays les colons chrétiens catholiques ont disparu avec la colonisation, mais depuis quelques années le christianisme protestant est en pleine expansion parmi les musulmans, les kabyles surtout. Il n'en faut pas plus pour que les autorités algériennes y voient une menace contre l'identité nationale algérienne, définie arbitrairement comme arabo-musulmane, au mépris des berbères parfois tentés par le christianisme.

Et c'est ainsi que le 26 décembre dernier les chrétiens d'une église de Tizi-Ouzou en Kabylie se sont vus interdire l'accès à leur église par des extrémistes musulmans qui ensuite la pillèrent. L'information n'a pas été diffusée en France. No comment !

11.01.2010

Référendums outre-mer : victoire de tonton Braguette

macire-1.jpgMartiniquais, guadeloupéens et guyanais ont voté massivement contre tout changement au statut de département d'outre mer qui est le leur. Les élus locaux, conscients de l'archaïsme de ce statut, avaient pourtant fait campagne en faveur du oui, mais les électeurs ont craint de changer les avantages acquis d'un statut semi colonial contre les profits incertains d'une plus grand autonomie.

En fait c'est tonton Braguette qui a gagné. Explication : Tonton Braguette est le surnom d'un homme politique français qui devint très populaire à la Réunion en se montrant très généreux sur les allocations en tous genres,et d'abord celles que l'on gagne en ouvrant simplement sa braguette pour peupler la République !

Dommage pour les Alsaciens car la départementalisation est contre leur intérêt. Certains départements comme les deux de notre région sont de gros contributeurs nets au pot commun, mais il y a les départements dépensiers qui ne font pas d'efforts de bonne gestion, assurés qu'ils sont de voir la République combler leurs déficits.

Pour limiter l'assistanat d'une part, et les rentes de situation facteurs de vie chère d'autre part ( les monopoles commerciaux par exemple), le gouvernement avait donc tenté une timide réforme visant à responsabiliser les territoires. Peine perdue la crainte de perdre les subsides et les "allocs" de la métropole a été la plus forte. Tonton Braguette a encore de beaux jours devant lui sous les cocotiers.

10.01.2010

Elections régionales : Bon vent à Bernard Stoessel....

525507stoessel.jpg

Deux listes dites "centristes" s'esquissent : celle du Modem et celle de Bernard Stoessel.

La liste du Modem n'est que la succursale alsacienne de la liste égocentriste de François Bayroux, aussi n'y a-t-il rien à dire à son sujet, sinon qu'elle pose une fois de plus l'éternelle question : le centre c'est où ? C'est quoi ?

Beaucoup plus intéressante est la liste de Bernard Stoessel qui devrait être connue début mars. On voudrait croire qu'elle constituera une liste authentiquement alsacienne et au service de l'Alsace d'abord. Bernard Stoessel se veut en effet le digne continuateur de ce régionaliste modéré que fut Adrien Zeller, avant qu'il ne renonce et ne finisse phagocyté lui aussi par la machine électorale parisienne RPR, puis UMP. Souhaitons donc bon vent à Bernard Stoessel car la réalité politique régionale n'est pas enthousiasmante.

La tentative de Bernard Stoessel se heurte aux querelles d'égos et provoque des remous ( voir DNA du 10 janvier ).Pierre Marmillot, co-fondateur avec lui de Force Centriste Alsace, lui donne même le coup de pied de l'âne, ou plutôt de la vache, en annonçant "qu'il n'emmènerait personne à l'abattoir".

Plus sérieusement la question est de savoir à quoi servent ces listes qui ne se veulent ni de droite ni de gauche ? Leurs inspirateurs  finiront-ils par comprendre que la vraie ligne de clivage n'est plus entre les lectures politiques archaïques, de droite ou de gauche, issues du siècle dernier, mais entre les démocrates décentralisateurs, identitaires et défenseurs des libertés locales d'une part, et les tenants de la technocratie centralisatrice parisienne et européenne d'autre part ?

En Alsace cela se traduit par le soutien au régionalisme affirmé qui est celui d'Alsace d'Abord, tous les autres choix prétendument "centristes" ne sont que littérature politicienne et grosses ficelles pour carriéristes locaux.

 

07.01.2010

Marine Le Pen : nouvelle Dalida de la chanson française ?

diapo-1.jpgMarine  Le Pen ne veut pas de la loi contre la burqa, mais elle veut inscrire le refus du communautarisme dans la constitution française ! Rien que ça ! Et elle démontre par là même qu'elle appartient elle aussi au club de la chanson politique française dont l'air favori est celui d'Emporte le vent ...

De deux choses l'une en effet : ou bien on refuse l'islamisation de la société française en interdisant par une loi très détaillée le port de la burqa dans la vie publique, ou bien on se paye de mots comme le fait Marine Le Pen. Pourquoi ne demande-t-elle pas aussi que l'on inscrive dans la constitution l'interdiction de pleuvoir le dimanche ?

Le communautarisme musulman est déjà un fait, se voiler la face ( si j'ose me le permettre) sur cette réalité n'y change rien. Il faut au contraire apprendre à vivre avec la différence musulmane comme nous vivons avec la différence juive depuis si longtemps sans problème.Mais pour cela il faut que s'impose la loi démocratique commune qui rappelle aux musulmans que leur liberté finit où commence celle des autres, le reste est affaire de bon sens et de civisme.

Conduire en burqa est dangereux, aller chercher en burqa un enfant à l'école sert les pédophiles, se déplacer en burqa permet de dissimuler au mieux une arme de braqueur, au pire une bombe de terroriste, bref, tous les actes de la vie publique dans une société ouverte et tolérante se font à visage découvert. Ce qui ne se fait pas à visage découvert relève de pratiques mafieuses et criminelles. Voilà ce que Marine Le Pen aurait pu dire si elle n'avait déjà rejoint le club des amuseurs publics, telle la nouvelle Dalida dans son interprétation perso du grand air de Sarkozy...parolé....parolé....parolé..