Colmar Régionalisme

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Actualité électorale

  • L'Europe des régionalismes.

    Le destin de l'UE dépend désormais des régions européennes selon qu'elles sont animées, ou non, d'une volonté d'intégration dans les cadres nationaux et européens, ou au contraire par des forces centrifuges et anti systèmes.

         L'Alsace est dans le premier cas avec les dernières propositions de Brigitte Klinkert et de Frédéric Bierry en faveur d'une entité alsacienne inscrite dans le Grand Est mais résolument tournée vers la Suisse et l'Allemagne. On ne peut qu'applaudir mais n'est-il pas déjà trop tard avec tous ces "exit" annoncés ailleurs dans l'UE , et d'abord peut-être en cette Italie qui a longtemps rêvé d'une Europe dont elle se détourne aujourd'hui ?

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  • Leçon de démocratie à l'italienne ?

    140.jpgFaut-il prendre Beppe Grillo au sérieux comme donneur de leçon de démocratie ?

    Le fait que le projet d'accord de gouvernement entre le mouvement 5 étoiles et la Ligue ait été soumis à l'approbation des militants est un bon point pour les "populistes". Inversement s'il est vrai qu'ils souhaitent interdire les Francs maçons au gouvernement est tout simplement stupide et rappelle de tristes souvenirs. Pourquoi ne pas interdire aussi les ecclésiastiques parfois liés aux mafias et à l'Opus Dei ?

    Faut-il penser que la situation italienne est innovante ou au contraire dangereuse ?

    J'incline à penser qu'une fois de plus en Italie la situation est tragique, mais pas sérieuse.

  • Europe : prix Charlemagne pour ...l'Italie !

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  • Emmanuel Macron un après : satisfait mais...

    images (5).jpgUn an après les amis d'une France qui gagne en Europe et dans le monde peuvent être satisfaits, le Président fait le job pour lequel il a été élu. Cette satisfaction doit être nuancée toutefois si vous êtes partisan d'une gestion décentralisée de la chose publique et surtout si vous attendez de nos dirigeants qu'ils proposent des solutions crédibles aux problèmes de demain.

    Emmanuel Macron met en oeuvre les réformes qui auraient dû l'être à la fin du 20 è siècle, il rattrape un retard de trente ans sur l' Angleterre et l' Allemagne. Avec un peu d'optimisme la pause estivale devrait parachever la défaite de la CGT et des syndicats archaïques ou catégoriels.

    Et après ? Force est de constater qu'il mène les réformes de manière technocratique et jacobine car dans ce pays il n'a peut-être pas le choix. Mais ensuite il serait bon qu'il comprenne qu'un état moderne est un état léger et décentralisé. C'est une première réserve envers son action.

    La seconde réserve concerne sa capacité idéologique à faire face aux défis posés par l'immigration. Sans prôner le refus de toute immigration musulmane comme le font les pays de l'est, le fait est que  la migration musulmane pose un défi culturel qui donne du grain à moudre aux partis populistes. Le Président ne peut pas se cacher derrière les litanies laïques pour ne pas voir le problème. C'est un défi posé à toute l'Europe et c'est à ce niveau que doit s'élaborer une réponse. Il s'agit là d'une urgence européenne bien plus importante que ses projets technocratiques de budget européen par ailleurs pas très bien accueillis. Faire l'Europe aujourd'hui c'est d'abord protéger ses frontières et l'enraciner de nouveau dans le terreau judéo-chrétien et des Lumières.

    Vaste programme mais à la hauteur du défi. Bon vent pour la suite Monsieur le Président !

  • Vers une UE illibérale préservant l'identité européenne ?

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  • Catalogne : un problème européen.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgL'arrestation de Carles Puigdemont par la justice allemande est à la fois rassurante et inquiétante selon la suite qui sera donnée. La justice fonctionne au niveau européen et c'est tant mieux mais selon la réponse qui sera donnée par les juges allemands nous verrons si le fonctionnement de cette justice conforte ou non le fonctionnement de la démocratie au sein de l'UE.

    Si les juges allemands refusent d'adopter le point de vue de  Madrid ils rendront hommage à l'action des défenseurs des libertés locales et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes dans le cadre du droit. Le référendum catalan a été saboté par l'action de Madrid et il appartient à l'UE d'exiger qu'un nouveau référendum se tienne sous son  contrôle. Ce n'est qu'ainsi que l'UE se fera de nouveau aimer par les citoyens européens. Une décision allemande opposée à l'attitude de Madrid y aiderait grandement.

    La décision de la justice allemande sera lourde de conséquence face à une situation qui se dégrade rapidement sur le terrain. Faudra-t-il attendre l'été et le blocage des vacanciers sur les autoroutes ibériques pour que l'UE comprenne enfin que la Catalogne est un problème européen  ?

  • Marine Le Pen repeint la façade du FN.

    diapo-1.jpgLes militants du FN devront décider par référendum s'ils adoptent, ou non, le nouveau nom de leur parti, rebaptisé  dimanche  11 mars "Rassemblement National" par Marine Le Pen. Beaucoup de bruit pour pas grand chose mais l'analyse politique qu'elle a présentée aux militants rassemblés à Lille mérite considération.

    Marine Le Pen a fort justement souligné que le vrai clivage politique ,partout dans le monde, n'est plus entre la droite et la gauche, mais entre nationaux et mondialistes, ou encore entre sédentaires et nomades. 

    Elle a complété cette analyse par une anticipation inquiétante, mais juste, de l'évolution de notre société concernant nos enfants. Elle a vu que seuls les migrants arrivant chez nous ont la certitude que leurs enfants vivront mieux qu'eux. Nos enfant, au train où vont les choses, sont condamnés à devenir nomades eux aussi.

    Elle a également fort bien vu qu'un monde sans limites n'existe pas, et elle a plaidé pour le retour des limites et des frontières. L'opposition nomades/ sédentaires  fonde en effet une opposition politique ancrée dans des considérations très concrètes, comme par exemple le maintien de notre agriculture et le refus de désertification des zones rurales. Bonne analyse donc, mais réponse insuffisante. Il ne suffit pas d'élever des murs et créer des limites, il faut aussi lancer des ponts et être mobile.

    Le retour  à  la nation n'est qu'un début de réponse  pour protéger les sédentaires des nomades. En outre,  La nation jacobine à la Le Pen  défend moins bien les territoires et les sédentaires que les états fédéraux et décentralisateurs à l'allemande ou à la suisse. L'union des nations européennes qu'elle propose n'a de sens que si cette union respecte le principe de subsidiarité mieux que l'actuelle UE qui ne le respecte pas, en particulier sur la question des migrants.

    Marine Le Pen a raison  de remettre en cause l'Union Européenne telle qu'elle fonctionne, mais il est dommage qu'elle ne présente pas un vrai projet européen alternatif à la place de son nationalisme archaïque.  A noter toutefois qu'elle entend utiliser les élections européennes pour proposer une idée plus protectrice de l'Europe. C'est donc déjà  un pas dans la bonne direction que de reconnaître que l'Europe est une réalité incontournable. Tout n'est pas négatif dans les idées de Madame Le Pen, mais il est douteux qu'elle soit destinée à les mettre en oeuvre en accédant au pouvoir.

    Comme Emmanuel Macron elle appartient au monde ancien elle aussi. Elle et lui sont prisonniers de leurs héritages respectifs, et du temps qui passe. Le premier met en oeuvre les réformes qui auraient dû être faites il y a trente ans, et pour le reste il continue de croire aux vielles lunes du PS au sujet de l'UE, du nucléaire ou encore de l'école.

    Quant à Marine Le Pen, elle en est encore à la nation de grand papa, son Rassemblement National n'est qu'un ravalement cosmétique du vieux FN de Jean-Marie. L'avenir de ce côté-ci de l'échiquier politique appartient à Marion Maréchal Le Pen qui, pour l'instant, se garde bien de mettre les mains dans le cambouis.

     

  • La vieille Europe de Macron Merkel

    marilena_nardi_vecchia_europa.jpgAprès le Brexit, face au groupe des états eurosceptiques de  Visograd et après les résultats des élections italiennes, Emmanuel Macron et Angela Merkel apparaissent comme les ultimes défenseurs  de l'Europe d'hier, cette Europe de Bruxelles qui ressemble à une honorable vieille dame  forte de ses certitudes surannées et qui ne veut rien entendre.

    L'attachement d'Angela Merkel à cette Europe d'hier se  comprend, l'Europe de Bruxelles est en définitive l'Europe de la résurrection et de la réhabilitation allemande après la seconde guerre mondiale.

    Sur la question européenne Emmanuel Macron est  quant à lui au piégé par l'héritage du PS qu'il ne peut renier. Il suit donc la ligne bruxelloise et reste dans la roue d'Angela Merkel faute de mieux. Il  laisse à d'autres l'opportunité de chevaucher le tigre populiste.

     Pour la suite  le Brexit et la vague populiste et europhobe vont imposer une refondation post bruxelloise  de l'UE, une opportunité pour un jeune ambitieux, mais hélas Emmanuel Macron est arrivé trop tard, ou trop tôt, pour être l'homme de la situation.

  • Alsace : pour un référendum

    imagesD9GUX10O.jpgFace aux Corses Emmanuel Macron a un minimum de respect mais il ignore complètement l'Alsace pour la simple raison qu'il sait que les Alsaciens sont gens raisonnables. Il ne devrait pourtant pas ignorer la tendance vers le régionalisme qui s'affirme de plus en plus dans l'UE. Le Tirol du Sud italien en est un nouvel exemple. Cette région gérée de manière exemplaire, c'est à dire de façon germanique, se lasse de Rome et souhaite plus d'auto gestion dans le cadre européen.

    L'Alsace n'en est pas là mais elle se lasse elle aussi de l'Etat central moins bien géré que notre région. Un récent sondage confirme que 87 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace renaisse comme collectivité territoriale et en dehors du Grand Est pour 67 % d'entre eux. (DNA du 21 02 2018)

    Emmanuel Macron est en train de mettre en oeuvre les réformes du 20 è siècle avec 20 ans de retard. Le grand enjeu du 21  è siècle est le rééquilibrage de l'échelle de gestion  entre mondialisme, échelon national et identités locales. Tôt ou tard Emmanuel Macron devra s'attaquer à ces questions s'il ne veut pas apparaître comme ringard et faire face à des problèmes qui s'annoncent. Pas seulement en Corse.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?