Colmar Régionalisme

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualité électorale

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Emmanuel Macron, Johny et la France réelle.

    téléchargement (1).jpgEmmanuel Macron est le fils spirituel de Johny  car notre président incarne cette France américanisée dont rêvait le rocker. Mais de fait le président de la France moderne et américanisée  préside aux destins d'une France introuvable. La France  black, blanc, beur que l'on nous vend depuis 1998 n'existe pas, ce n'est que la France du foot et elle est de plus en plus noire.

    A l'inverse c'est la France blanche qui a enterré le vieux gaulois, pas  celle de la pub et des médias bien pensants. Il y a aussi la France des mosquées et celle qui ne croit en rien mais veut passer à l'église avant d'être enterrée, la France de Johny. Comment s'y retrouver ?  A la place du président je serais prudent et il l'est d'ailleurs. Il a bien voulu entrer dans l'église de la Madeleine en faisant hurler les laïcards  mais il s'est bien gardé de saisir le goupillon de la bénédiction...fin politique qu'il est notre président !

  • Corse : la vérité sur l'état de la France.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas tant la vague nationaliste aux élections territoriales qui pose question, mais bien plutôt le taux d'abstention et l'effondrement des partis traditionnels. Les Républicains sont inexistants, comme le FN, et surtout le parti du président En Marche est bon dernier.

    Certes le Macronisme est une illusion parisienne, un "anamachronisme" ancré dans l'establishment politique énarcho médiatique qui assure la survie de nos élites. Il permet au moins au Président d'exister et même de faire une assez bonne politique.

    Mais il est aussi un cache misère de la situation politique en France caractérisée par un  rejet massif de la classe politique et la fuite dans des comportements politiques extrêmes. En Corse ce comportement ne profite ni au FN ni aux insoumis, mais bien aux nationalistes qui d'ailleurs ne le sont que de nom. Contrairement aux Catalans ils ne réclament pas l'indépendance mais l'autonomie, c'est à dire le droit de s'occuper de leurs propres affaires sans rupture avec la France. Une attitude intelligente qui " paie " de plus en plus politiquement.

    Conclusion.

    Il y en a deux. La première est que progressent partout  en Europe les partisans de pouvoirs locaux puissants. La seconde est que ce phénomène nous conduit à l'heure de vérité pour Emmanuel Macron car la Corse est une chose, la Nouvelle Calédonie en est une autre. Le référendum sur l'indépendance approche et quel qu'en soit le résultat il mettra à l'épreuve le sens politique et la capacité décisionnelle du président..

     

     

  • Macron : satisfaction ( prononciation à l'anglaise please !)

    image.jpgJe l'ai élu et je reste satisfait de mon choix qui fut celui de la raison et de l'indifférence affective.

    J'ai choisi un pro sans états d'âme, exactement le genre de dirigeant nécessaire dans la cacophonie médiatique et affective qui caractérise le débat politique de ce pays et du monde en général. Macron va de l'avant et se moque des commentaires. Comme il a raison  coincé à la barre de cette nef des fous s'agitant vainement !!

    Internet et les réseaux sociaux ont débondé les égouts et lâché la folle du logis  qui habite chacun d'entre nous. On ne pense plus, on débloque (déblogue pardon ) sur tout et n'importe quoi. Les égouts  sont à ciel ouvert, le président a raison de se boucher le nez et d'avancer. Comment pourrait il être démocrate en effet s'il est vrai que le débat démocratique devient impossible dans cette société livrée à l'émotionnel  et au pipi caca des réseaux sociaux !

    Rien ne va plus, les jeux sont faits et le président fait avec sachant qu'il ne peut pas grand chose au fond,sinon prendre la pose; c'est à dire faire de la politique.

    J'approuve sa politique sur le fond, j'en déteste la forme jacobine et bonapartiste, mais personne n'est parfait et je fais avec moi aussi,et surtout cela m'indiffère car le sens de la vie est dans la beauté et la spiritualité et non dans les jeux de  c..de la politique.

     

  • Emmanuel Macron : la raison politique contre les passions déraisonnables.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgFace aux journalistes hier soir à la télévision, le président est apparu comme un homme raisonnable qui fait son travail de président et qui s'efforce d'en convaincre la partie raisonnable de la population, en fait ceux qui l'ont élu, et dont je suis.

    La partie raisonnable de moi-même est satisfaite de la politique du président, mais il y a en moi un être politique qui refuse passionnément ce que représente le président, à savoir un monde qui ne me satisfait pas et qui doit changer, non pas être adapté. Car ce que fait notre président c'est adapter la société française  à un monde qui change très vite et il a raison, mais ce que ne fait pas notre président c'est remettre en cause ce qui doit l'être, à commencer par le système de gestion jacobin dont il est le plus parfait représentant.

    Ce n'est pas raisonnable, mais sans les passions déraisonnables, le monde ne bouge pas. Pour cela il y faut une passion déraisonnable qui a la chance d'être en phase avec le mouvement de l'histoire. Comme c'est le cas des séparatismes et autres sécessionnistes en ce moment.

    Il est en effet déraisonnable d'être nationaliste et souverainiste à l'heure de la fin des Etats nations, tout comme il est déraisonnable de rêver encore de socialisme après l'échec du communisme. Le Pen et Mélenchon relèvent des poubelles de l'histoire, mais pas Puigdemont car son rêve sécessionniste est en phase avec la déconstruction des  Etats nation. Puigdemont est en avance sur l'histoire au contraire.

    Pour être tout à fait rationnel et prendre de l'avance notre raisonnable président devrait essayer  de  comprendre ce qui pousse les Catalans, comme les Kurdes et d'autres, à remettre en cause l'ordre des choses. Cette passion si déraisonnable, mais sans laquelle rien n'avance, cette passion en phase avec le mouvement de l'histoire, c'est la passion de la liberté contre l'asservissement des grands systèmes de gestion, cette passion c'est celle de l'identité contre la transformation des êtres humains en simples producteurs et  consommateurs, cette passion c'est celle de l'homme enraciné et libre  qui refuse de devenir un objet nomade asservi aux intérêts d'une élite mondialisée et manipulé par elles. Cette passion est le ressort tragique de l'histoire et des révolutions, elle échappe à la raison mais elle fait les héros. Mais là nous sommes aux antipodes de la gestion technocratique des affaires quotidiennes. Nous ne  sommes plus dans le monde d'Emmanuel Macron, notre bon gestionnaire de président, mais qui, de ce fait même, ne peut être le héros qu'il rêve d'incarner.

  • Démission de Philippe Richert : l'échec du Grand Est.

    alsacienneB_113_150.jpgGrand serviteur de la cause publique, Philippe Richert n'a pas démérité mais à l'impossible nul n'est tenu, il a parié sur le Grand Est et sur la technocratie parisienne... et il a perdu faute d'avoir joué alsacien. Dans une Europe en marche il n'y a pas de place pour les constructions technocratiques parisiennes. Le Grand Est est une usine à gaz et seule l'Alsace fait sens dans la refondation européenne qu'impose peu à peu le jeu des intérêts et des identités contradictoires.

    Philippe Richert en tire les conséquences mais pas le président Macron qui, à ce jour, maintient la réforme régionale de François Hollande. Dommage qu'il ne comprenne pas que la clé de la relation à l'Allemagne impose l'émergence d'une Alsace résolument rhénane  dans l'intérêt des deux pays.

    Puisse notre président le comprendre et se démarquer de l'héritage désastreux de François Hollande ! Puisse-t-il aussi comprendre que couper les vivres aux collectivités locales trop dispendieuses n'est juste que si elles sont responsables, et non sous tutelle, comme c'est le cas actuellement.

    La gestion des régions de France, ce n'est pas seulement l'affaire des Inspecteurs de Finances de Bercy mais cela devrait être  aussi, et surtout, la concertation démocratique d'élus et de responsables locaux qui ne seraient  pas que de simples mendiants de subventions.

  • La sélection, clé de la réussite en tous domaines.

    zimba.jpg

    C'est une sélection de joueurs de foot que je vous présente en illustration et nul ne conteste le principe de cette sélection pourtant si cruelle aux culs de jatte qui, au nom de l'égalité, ont parfaitement le droit de jouer au foot !

    Pour consoler les culs de jatte rappelons qu'on peut être taré et faire un excellent footballeur. Et que l'on peut être cul de jatte et faire un excellent étudiant. C'est cela l'inégalité  naturelle qui fait que les talents sont diversement répartis.

    Le problème est qu'au nom de l'égalité et dans le plus parfait mépris de la réalité, nous refusons cette sélection nécessaire à la réussite en tous domaines. Le bon artisan sélectionne ses outils et ses matériaux avant de commencer son travail. Seuls les pédagogues méprisent cette sagesse.  Au nom de l'égalité, et par refus de la sélection,  ils considèrent qu'il est juste qu' un élève qui n'a pas son bac puisse  être tiré au sort sur une liste d'admission  en université au détriment d'un excellent élève qui obtient son bac !

    C'est aussi au nom de l'égalité qu'il est interdit de distinguer entre migrants. Au nom de l'égalité en Dieu, ils doivent tous être admis sans distinctions, nous dit le pape. Là encore le principe d'égalité morale aboutit à l'injustice. Un Africain qui demande un visa pour venir en Europe sera défavorisé par rapport au migrant qui force les contrôles et nous contraint à le prendre en charge dans nos réseaux d'aide sociale !

    Pour conclure en ce temps de rentrée scolaire où ressortent les éternelles tartes à la crème des pédagogues il est un mot que l'on aimerait entendre dans la bouche du ministre de l'Education Nationale, c'est le mot "sélection". Il n'en est rien; ce qui m'amène  à douter du sérieux de cette " révolution" éducative dont parle le Président Macron.

  • Région Alsace : propos de foire aux vins !

    imagesD9GUX10O.jpgSource DNA du 28 juillet 2017.

     

    Dans la chaude ambiance de la foire aux vins de Colmar, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. L'occasion de propos qui ne mangent pas de pain  et qui accompagnent bien le Gewürtztraminer. Philipe Richert a donc déclaré qu'il souhaitait que l' Alsace retrouve sa place, et qu'il fallait répondre aux interrogations légitimes des Alsaciens.

    Dont acte, mais il serait temps que les positions se clarifient face à un pouvoir parisien de plus en plus centralisé. Et cela d'autant plus que pour les Républicains la question de la décentralisation est le seul espace d'opposition qui leur reste face au pouvoir sans partage d'Emmanuel Macron. Celui-ci réussit à ce jour un sans fautes qui ne laisse aucune place à une opposition républicaine très proche de ses idées et de sa politique. La question de la décentralisation et de la réforme régionale est le seul espace où les Républicains pourraient s'opposer avec crédibilité. Qu'attendent-ils pour le faire au-delà des propos de foire aux vins ?

  • Législatives 2017:la vraie opposition commence à apparaître.

    photo_urne_standard_100_BL.jpgLe macronisme triomphant c'est  la toute puissance de la technocratie de gauche et de droite, le reste, l'opposition parlementaire de droite ou de gauche n'est plus que littérature pour commentateurs destinés  à amuser la galerie. Et pourtant la vraie opposition vient d'entrer à l'Assemblée Nationale dans le silence général.

    En effet, soit qu'ils soient victimes d'auto intoxication contractée dans les antichambres parlementaires, soit même qu'ils aient reçu la consigne de ne pas en parler, ces mêmes commentateurs ont complètement zappé le fait marquant de ce scrutin, à savoir le succès des nationalistes corses qui envoient trois députés à l'Assemblée Nationale après avoir pris le pouvoir dans l'Assemblé Régionale corse. De plus, et là encore silence des commentateurs, là où la droite parlementaires sauve les meubles comme en Alsace, elle le doit à la consigne de vote des régionalistes qui ont soutenu le bloc informel des candidats alsaciens partisans de  la création d'une collectivité territoriale alsacienne.

    Le cas est particulièrement frappant à Colmar où le triomphe  d'Eric Straumann est dû à son enracinement local, son sérieux dans le travail parlementaire mais aussi au petit coup de pouce de celles et ceux qui ont voulu le remercier de son engagement sans failles pour la création d'une collectivité territoriale alsacienne.

    Quand on ajoute qu'au Royaume Unie ou En Espagne ou en Irlande, les vraies oppositions sont désormais celles des défenseurs des régions,on voit qu'en France aussi la seule et authentique opposition au macronisme technocratique ne peut venir que des rang des défenseurs  des territoires.

  • EM pour Et Maintenant ?

    photo_urne_standard_100_BL.jpgEt maintenant que va faire le président de la majorité confortable que le pays lui a donnée ? Une majorité mais le pays reste méfiant et grondeur. Le poids de l'abstention est un avertissement et l'on peut compter sur Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen pour rappeler au président les vérités qui dérangent, à savoir que la casse sociale n'est pas acceptable, non plus que l'invasion migratoire pseudo humanitaire.

    Quant à nous régionalistes nous ne cesserons de rappeler que la réforme c'est aussi la remise en cause de la pseudo réforme territoriale. L'Alsace a maintenant suffisamment de députés acquis à la collectivité unique pour le rappeler au président. Et maintenant en marche pour de bon, en précisant rapidement où l'on va. Simple bulle médiatique artificielle au départ le mouvement En Marche est porteur d'espoir. Puisse cet espoir ne pas être déçu !