Colmar Régionalisme

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Actualité électorale

  • Vers une UE illibérale préservant l'identité européenne ?

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  • Catalogne : un problème européen.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgL'arrestation de Carles Puigdemont par la justice allemande est à la fois rassurante et inquiétante selon la suite qui sera donnée. La justice fonctionne au niveau européen et c'est tant mieux mais selon la réponse qui sera donnée par les juges allemands nous verrons si le fonctionnement de cette justice conforte ou non le fonctionnement de la démocratie au sein de l'UE.

    Si les juges allemands refusent d'adopter le point de vue de  Madrid ils rendront hommage à l'action des défenseurs des libertés locales et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes dans le cadre du droit. Le référendum catalan a été saboté par l'action de Madrid et il appartient à l'UE d'exiger qu'un nouveau référendum se tienne sous son  contrôle. Ce n'est qu'ainsi que l'UE se fera de nouveau aimer par les citoyens européens. Une décision allemande opposée à l'attitude de Madrid y aiderait grandement.

    La décision de la justice allemande sera lourde de conséquence face à une situation qui se dégrade rapidement sur le terrain. Faudra-t-il attendre l'été et le blocage des vacanciers sur les autoroutes ibériques pour que l'UE comprenne enfin que la Catalogne est un problème européen  ?

  • Marine Le Pen repeint la façade du FN.

    diapo-1.jpgLes militants du FN devront décider par référendum s'ils adoptent, ou non, le nouveau nom de leur parti, rebaptisé  dimanche  11 mars "Rassemblement National" par Marine Le Pen. Beaucoup de bruit pour pas grand chose mais l'analyse politique qu'elle a présentée aux militants rassemblés à Lille mérite considération.

    Marine Le Pen a fort justement souligné que le vrai clivage politique ,partout dans le monde, n'est plus entre la droite et la gauche, mais entre nationaux et mondialistes, ou encore entre sédentaires et nomades. 

    Elle a complété cette analyse par une anticipation inquiétante, mais juste, de l'évolution de notre société concernant nos enfants. Elle a vu que seuls les migrants arrivant chez nous ont la certitude que leurs enfants vivront mieux qu'eux. Nos enfant, au train où vont les choses, sont condamnés à devenir nomades eux aussi.

    Elle a également fort bien vu qu'un monde sans limites n'existe pas, et elle a plaidé pour le retour des limites et des frontières. L'opposition nomades/ sédentaires  fonde en effet une opposition politique ancrée dans des considérations très concrètes, comme par exemple le maintien de notre agriculture et le refus de désertification des zones rurales. Bonne analyse donc, mais réponse insuffisante. Il ne suffit pas d'élever des murs et créer des limites, il faut aussi lancer des ponts et être mobile.

    Le retour  à  la nation n'est qu'un début de réponse  pour protéger les sédentaires des nomades. En outre,  La nation jacobine à la Le Pen  défend moins bien les territoires et les sédentaires que les états fédéraux et décentralisateurs à l'allemande ou à la suisse. L'union des nations européennes qu'elle propose n'a de sens que si cette union respecte le principe de subsidiarité mieux que l'actuelle UE qui ne le respecte pas, en particulier sur la question des migrants.

    Marine Le Pen a raison  de remettre en cause l'Union Européenne telle qu'elle fonctionne, mais il est dommage qu'elle ne présente pas un vrai projet européen alternatif à la place de son nationalisme archaïque.  A noter toutefois qu'elle entend utiliser les élections européennes pour proposer une idée plus protectrice de l'Europe. C'est donc déjà  un pas dans la bonne direction que de reconnaître que l'Europe est une réalité incontournable. Tout n'est pas négatif dans les idées de Madame Le Pen, mais il est douteux qu'elle soit destinée à les mettre en oeuvre en accédant au pouvoir.

    Comme Emmanuel Macron elle appartient au monde ancien elle aussi. Elle et lui sont prisonniers de leurs héritages respectifs, et du temps qui passe. Le premier met en oeuvre les réformes qui auraient dû être faites il y a trente ans, et pour le reste il continue de croire aux vielles lunes du PS au sujet de l'UE, du nucléaire ou encore de l'école.

    Quant à Marine Le Pen, elle en est encore à la nation de grand papa, son Rassemblement National n'est qu'un ravalement cosmétique du vieux FN de Jean-Marie. L'avenir de ce côté-ci de l'échiquier politique appartient à Marion Maréchal Le Pen qui, pour l'instant, se garde bien de mettre les mains dans le cambouis.

     

  • La vieille Europe de Macron Merkel

    marilena_nardi_vecchia_europa.jpgAprès le Brexit, face au groupe des états eurosceptiques de  Visograd et après les résultats des élections italiennes, Emmanuel Macron et Angela Merkel apparaissent comme les ultimes défenseurs  de l'Europe d'hier, cette Europe de Bruxelles qui ressemble à une honorable vieille dame  forte de ses certitudes surannées et qui ne veut rien entendre.

    L'attachement d'Angela Merkel à cette Europe d'hier se  comprend, l'Europe de Bruxelles est en définitive l'Europe de la résurrection et de la réhabilitation allemande après la seconde guerre mondiale.

    Sur la question européenne Emmanuel Macron est  quant à lui au piégé par l'héritage du PS qu'il ne peut renier. Il suit donc la ligne bruxelloise et reste dans la roue d'Angela Merkel faute de mieux. Il  laisse à d'autres l'opportunité de chevaucher le tigre populiste.

     Pour la suite  le Brexit et la vague populiste et europhobe vont imposer une refondation post bruxelloise  de l'UE, une opportunité pour un jeune ambitieux, mais hélas Emmanuel Macron est arrivé trop tard, ou trop tôt, pour être l'homme de la situation.

  • Alsace : pour un référendum

    imagesD9GUX10O.jpgFace aux Corses Emmanuel Macron a un minimum de respect mais il ignore complètement l'Alsace pour la simple raison qu'il sait que les Alsaciens sont gens raisonnables. Il ne devrait pourtant pas ignorer la tendance vers le régionalisme qui s'affirme de plus en plus dans l'UE. Le Tirol du Sud italien en est un nouvel exemple. Cette région gérée de manière exemplaire, c'est à dire de façon germanique, se lasse de Rome et souhaite plus d'auto gestion dans le cadre européen.

    L'Alsace n'en est pas là mais elle se lasse elle aussi de l'Etat central moins bien géré que notre région. Un récent sondage confirme que 87 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace renaisse comme collectivité territoriale et en dehors du Grand Est pour 67 % d'entre eux. (DNA du 21 02 2018)

    Emmanuel Macron est en train de mettre en oeuvre les réformes du 20 è siècle avec 20 ans de retard. Le grand enjeu du 21  è siècle est le rééquilibrage de l'échelle de gestion  entre mondialisme, échelon national et identités locales. Tôt ou tard Emmanuel Macron devra s'attaquer à ces questions s'il ne veut pas apparaître comme ringard et faire face à des problèmes qui s'annoncent. Pas seulement en Corse.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Emmanuel Macron, Johny et la France réelle.

    téléchargement (1).jpgEmmanuel Macron est le fils spirituel de Johny  car notre président incarne cette France américanisée dont rêvait le rocker. Mais de fait le président de la France moderne et américanisée  préside aux destins d'une France introuvable. La France  black, blanc, beur que l'on nous vend depuis 1998 n'existe pas, ce n'est que la France du foot et elle est de plus en plus noire.

    A l'inverse c'est la France blanche qui a enterré le vieux gaulois, pas  celle de la pub et des médias bien pensants. Il y a aussi la France des mosquées et celle qui ne croit en rien mais veut passer à l'église avant d'être enterrée, la France de Johny. Comment s'y retrouver ?  A la place du président je serais prudent et il l'est d'ailleurs. Il a bien voulu entrer dans l'église de la Madeleine en faisant hurler les laïcards  mais il s'est bien gardé de saisir le goupillon de la bénédiction...fin politique qu'il est notre président !

  • Corse : la vérité sur l'état de la France.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas tant la vague nationaliste aux élections territoriales qui pose question, mais bien plutôt le taux d'abstention et l'effondrement des partis traditionnels. Les Républicains sont inexistants, comme le FN, et surtout le parti du président En Marche est bon dernier.

    Certes le Macronisme est une illusion parisienne, un "anamachronisme" ancré dans l'establishment politique énarcho médiatique qui assure la survie de nos élites. Il permet au moins au Président d'exister et même de faire une assez bonne politique.

    Mais il est aussi un cache misère de la situation politique en France caractérisée par un  rejet massif de la classe politique et la fuite dans des comportements politiques extrêmes. En Corse ce comportement ne profite ni au FN ni aux insoumis, mais bien aux nationalistes qui d'ailleurs ne le sont que de nom. Contrairement aux Catalans ils ne réclament pas l'indépendance mais l'autonomie, c'est à dire le droit de s'occuper de leurs propres affaires sans rupture avec la France. Une attitude intelligente qui " paie " de plus en plus politiquement.

    Conclusion.

    Il y en a deux. La première est que progressent partout  en Europe les partisans de pouvoirs locaux puissants. La seconde est que ce phénomène nous conduit à l'heure de vérité pour Emmanuel Macron car la Corse est une chose, la Nouvelle Calédonie en est une autre. Le référendum sur l'indépendance approche et quel qu'en soit le résultat il mettra à l'épreuve le sens politique et la capacité décisionnelle du président..

     

     

  • Macron : satisfaction ( prononciation à l'anglaise please !)

    image.jpgJe l'ai élu et je reste satisfait de mon choix qui fut celui de la raison et de l'indifférence affective.

    J'ai choisi un pro sans états d'âme, exactement le genre de dirigeant nécessaire dans la cacophonie médiatique et affective qui caractérise le débat politique de ce pays et du monde en général. Macron va de l'avant et se moque des commentaires. Comme il a raison  coincé à la barre de cette nef des fous s'agitant vainement !!

    Internet et les réseaux sociaux ont débondé les égouts et lâché la folle du logis  qui habite chacun d'entre nous. On ne pense plus, on débloque (déblogue pardon ) sur tout et n'importe quoi. Les égouts  sont à ciel ouvert, le président a raison de se boucher le nez et d'avancer. Comment pourrait il être démocrate en effet s'il est vrai que le débat démocratique devient impossible dans cette société livrée à l'émotionnel  et au pipi caca des réseaux sociaux !

    Rien ne va plus, les jeux sont faits et le président fait avec sachant qu'il ne peut pas grand chose au fond,sinon prendre la pose; c'est à dire faire de la politique.

    J'approuve sa politique sur le fond, j'en déteste la forme jacobine et bonapartiste, mais personne n'est parfait et je fais avec moi aussi,et surtout cela m'indiffère car le sens de la vie est dans la beauté et la spiritualité et non dans les jeux de  c..de la politique.

     

  • Emmanuel Macron : la raison politique contre les passions déraisonnables.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgFace aux journalistes hier soir à la télévision, le président est apparu comme un homme raisonnable qui fait son travail de président et qui s'efforce d'en convaincre la partie raisonnable de la population, en fait ceux qui l'ont élu, et dont je suis.

    La partie raisonnable de moi-même est satisfaite de la politique du président, mais il y a en moi un être politique qui refuse passionnément ce que représente le président, à savoir un monde qui ne me satisfait pas et qui doit changer, non pas être adapté. Car ce que fait notre président c'est adapter la société française  à un monde qui change très vite et il a raison, mais ce que ne fait pas notre président c'est remettre en cause ce qui doit l'être, à commencer par le système de gestion jacobin dont il est le plus parfait représentant.

    Ce n'est pas raisonnable, mais sans les passions déraisonnables, le monde ne bouge pas. Pour cela il y faut une passion déraisonnable qui a la chance d'être en phase avec le mouvement de l'histoire. Comme c'est le cas des séparatismes et autres sécessionnistes en ce moment.

    Il est en effet déraisonnable d'être nationaliste et souverainiste à l'heure de la fin des Etats nations, tout comme il est déraisonnable de rêver encore de socialisme après l'échec du communisme. Le Pen et Mélenchon relèvent des poubelles de l'histoire, mais pas Puigdemont car son rêve sécessionniste est en phase avec la déconstruction des  Etats nation. Puigdemont est en avance sur l'histoire au contraire.

    Pour être tout à fait rationnel et prendre de l'avance notre raisonnable président devrait essayer  de  comprendre ce qui pousse les Catalans, comme les Kurdes et d'autres, à remettre en cause l'ordre des choses. Cette passion si déraisonnable, mais sans laquelle rien n'avance, cette passion en phase avec le mouvement de l'histoire, c'est la passion de la liberté contre l'asservissement des grands systèmes de gestion, cette passion c'est celle de l'identité contre la transformation des êtres humains en simples producteurs et  consommateurs, cette passion c'est celle de l'homme enraciné et libre  qui refuse de devenir un objet nomade asservi aux intérêts d'une élite mondialisée et manipulé par elles. Cette passion est le ressort tragique de l'histoire et des révolutions, elle échappe à la raison mais elle fait les héros. Mais là nous sommes aux antipodes de la gestion technocratique des affaires quotidiennes. Nous ne  sommes plus dans le monde d'Emmanuel Macron, notre bon gestionnaire de président, mais qui, de ce fait même, ne peut être le héros qu'il rêve d'incarner.