Colmar Régionalisme

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  • Histoire de langues

    611886c6b761bf6dd13cc0bfa5e93aca.jpgQui veut encore du français outre-rhin ? Plus grand monde semble-t-il. Suite à la requête d'une mère d'un élève, le Tribunal Adminsitratif de Mannheim a décidé que le français ne serait plus enseigné en première langue dans les lycées de Bade-Wurtemberg. Rude coup pour la francophonie, et à ce sujet l'on aimerait bien connaître l'opinion de Jean-Marie Bockel, notre grand francophone alsacien chargé de la francophonie...et de la liquidation de la culture germanophone en Alsace ?

    En écartant le français, les parents d'élève allemands ont voulu donner la préférence à l'anglais afin, croient-ils, de ne pas handicaper leurs enfants sur le marché du travail. Et il est vrai que, s'agissant des échanges transfrontaliers, les faits semblent leur donner raison.500 allemands seulement viennent travailler de ce côté-ci du Rhin, contre 20000 alsaciens employés en Allemagne.

    Pourtant, ce cas particulier ne doit pas faire oublier l'essentiel, à savoir que le tout anglais est un mauvais choix économiqueme. Nos cadres de haut niveau savent bien que pour emporter un marché en Allemagne, en Tchéquie ou sur les marchés de l'est, la connaissance de l'allemand est un plus par rapport au concurrent qui ne connaît que le basic English. Le meilleure preuve en est que nombre de cadres allemands apprennent le chinois pour mieux s'implanter en Chine.

    S'agissant toujours d'emploi, il faut savoir aussi que de plus en plus d'Alsaciens non germanophones sont remplacés outre-rhin par des Polonais ou des Tchèques germanopnones.

    La décision du Tribunal Admnistratif de Mannheim va donc renforcer l'évolution vers une Europe dominée par la sous culture anglophone à la Macdo. Cette décision va aussi encourager ceux qui en Alsace veulent remplacer l'allemand par l'anglais pour les mêmes raisons de fausse rationalité économique, et aussi, il faut oser le dire, par sentiment anti germanique et franchouillard.

    Face à la mauvaise décision allemande, nous devons nous Alsaciens, nous battre pour la survie de la pluralité linguistique en défendant le dialecte et l'allemand. Il y va des jobs de nos enfants , mais surtout peut-être de l'identité d'une Europe dont  nous ne voulons pas qu'elle soit une Europe à la Macdo, simple arrière cour des Etats-Unis.

  • Der Dalai Lama in Freiburg

    1a2517e13badf9cfd8d3057f0d613695.jpgIm Freiburger "Tibeth Kailash Haus" hat der Dalai Lama einen "Stupa"-also einen Schrein-eingeweiht. Ein "Stupa" gilt als symbol für Buddha.

    Naja warum nicht, da beim Buddhismus, wie beim Roulettespiel "Alles geht". Daran kann man den Dalai Lama glauben. Er hat selbst gesagt dass er nicht genau wusste, " was das für ein "Stupa" war!

    Nach der Einweihungszeremonie richtete er sich an die Menschen. Die Anwesenden feirten ihn wie ein Popstar, oder wie der Papst, wie man will.

    So ist die Religion heute. Aber nach den Eingeweihten ist der Buddhismus keine Religion, sondern eine Philosophie. Vielleicht erklärt dies für den Erfolg des Buddhismus bei unseren Nachbarn:als Buddhisten dürfen sie keine Kirchensteuer mehr zahlen !

  • Y a bon Banania en Alsace !

    1cfceb8178534ac0eceaf1553ea15c09.jpgDans son discours de Dakar du 26 juillet, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux "indigènes" avec les mots justes. Il a su tirer un trait sur le passé colonial et esquisser une relation d'avenir entre la France et ses anciennes colonies africaines.

    On aimerait qu'il tienne semblable discours pour s'adresser aux Régions de France, à Strasbourg par exemple. Car toutes proportions gardées, la relation de Paris aux Régions est aussi à l'origine une relation de type colonial. Paris a exploité la richesse des provinces pour construire la France. Et c'est très bien ainsi car la France, si diverse, ne pouvait se construire sans l'effort de centralisation parti d'île de France.

    Mais dans la France bien constituée de 2007, cette relation centralisatrice n'a plus de raison d'être, elle appartient au passé. Malheureusement elle existe toujours malgré les timides lois de décentralisation existantes.

    La tutelle préfectorale est toujours aussi tatillonne et infantilisante, et toute remise en question de la structure jacobine de la république est taboue. On le vit bien par exemple lorsque les élus basques, toutes tendances confondues, ont défilé pour demander la création d'un département basque. Pour un peu ils auraient été assimilés aux terroristes de l'ETA !

    Et que dire de la situation en Alsace où la fusion des deux départements s'impose, avec transfert de compétences et de produit de l'impôt au profit de la Région. Rien ne bouge et l'on offre des hochets ministériels aux élus pour mieux les neutraliser. Les "alsagènes" votent bien, ils produisent de la richesse et sont de bons cochons de payants.

    Le colonialisme appartient au passé dit-on, mais en Alsace Y a toujours bon Banania !

  • Elections législatives turques: les islamistes ont le vent en poupe

    a04d484630c48e2d64cc7f86e5384f97.jpgLe parti de M.Erdogan ,l'AKP, vient de remporter un triomphe lors des élections législatives de dimanche. Mais qu'est-ce que ce parti exactement, et qui est M.Erdogan ?

    L'AKP est le nouveau nom du Refah, parti islamiste interdit en 1995 parce que non compatible avec la constitution laïque turque. C'était l'époque où M.Erdogan déclarait que :" l'Union Européenne est un club chrétien", et il appelait alors à une grande union des musulmans. Cela ne l'empêche pas maintenant de considérer que :"l'Union Européenne représente la première des priorités pour la Turquie ". Il aime tellement l'Europe qu'il en mangerait volontiers une tranche semble-t-il.

    Chez lui pourant il se bat pour le port du voile et suscite l'opposition des forces laïques restées fidèles à la pensée d'Ataturk,le fondateur de la Turquie moderne. On peut raisonnablement se demander si M.Erdogan se battrait aussi pour le port du voile au sein de l'UE s'il siégeait à Bruxelles ?

    Face à ces ambiguïtés, la seule attitue politique raisonnable consiste à refuser l'adhésion de la Turquie dans l'UE, tout en cultivant de nécessaires relations particulières avec ce pays.La Turquie n'est pas européenne comme Nicolas Sarkozy a eu le courage de le dire. Courage ? Ou simple promesse électorale et pour combien de temps ? Affaire à suivre de très près.

    Pour connaître mieux les implications géostratégiques de la question je renvoie à mon blog personnel http://blog.le-vieux-templier.eu/

     

  • Les préfets passent, l'Alsace trépasse

    fe4a849712db947a3e85508508cbc6e2.jpgLe préfet du Haut Rhin quitte notre bonne ville de Colmar et sera bientôt remplacé par un autre fonctionnaire . La presse locale ne tarit pas sur les mérites du partant et elle a raison, car l'ENA forme des personnels de qualité. Mais justement le problème est là : la République fonctionnerait mieux sans cette mainmise infantilisante qu'elle exerce sur les Régions à travers ses hauts fonctionnaires, un Préfet de région suffit.

     Pour illustrer mon propos, mentionnons quelques dossiers que les élus colmariens et ceux des villages environnants auraient parfaitement pu régler eux-mêmes, et de manière responsables autour d'une table.

    Le dossier de l'aéroport de Colmar tout d'abord. S'agissant pour l'essentiel d'un conflit de personnes, des élus responsables auraient dû trouver normalement le compromis nécessaire. Malheureusement la tutelle préfectorale s'est exercée très vite pour devenir un élément du jeu que chacun des protagonistes a cru pouvoir manipuler à son profit. Ce qui, soit dit en passant, est très exactement ce que veut l'Etat jacobin qui divise pour mieux régner.

    Passons sur la mise en place du pôle d'immigration performant qui relève effectivement de l'Etat central, ainsi que la relance des constructions des commissariats du département,mais que dire des interventions préfectorales dans le dossier du plan de prévention ds risques d'inondation de l'Ill ! Le dossier type qui ne concerne que les riverains.

    A ce sujet je rappelle que la devise des régionalistes est précisément Anliegerfrei/Réservé aux riverains. Slogan de mieux en mieux compris par les Alsaciens excédés de ne pouvoir s'occuper de leurs propres affaires.

    En attendant,les Préfets passent mais l'Alsace ne va pas bien, elle n'est plus cette région riche qui accepait volontiers de payer les gabegies de l'Etat central. Pour qu'elle ne trépasse pas définitivement , il va falloir gérer avec prudence ce qui reste de l'Alsace heureuse, et pour cela les Alsaciens doivent d'abord se prendre en charge.

    Bon départ quand même Monsieur le Préfet. Comme vous l'avez dit en partant Was d'r Bur net kennt, fresst er net ( ce que le paysan ne connaît pas, il ne le mange pas) .Vous avez bien raison, les paysans du coin ne sont pas méchants et ils ne bouffent pas du Préfet à toutes les sauces, pas comme en Corse par exemple. Mais sait-on jamais, à force d'être cocus ils finiront par s'en rendre compte et se mettre en colère.

  • Réforme de l'Etat :De Gaulle avec les régionalistes !

    ce83c5dd042b6f643bbc3b555770db8b.jpgDans son discours d'Epinal du 12 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a clairement affiché son ambition de restaurer l'Etat et de revenir aux sources de la Vè république. Son discours renvoie à celui qu'avait tenu De Gaulle en 1946, dans la même ville, sur le thème des institutions. On ne peut que se féliciter de la volonté réformatrice du nouveau Président, mais à condition qu'il aille jusqu'au bout sur les traces du Général. Celui-ci voulait en effet achever la réforme des institutions par la suppression du Sénat et son remplacement par une Chambre des Régions. De Gaulle voulait régionaliser la république. C'est même le référendum manqué de 1969 sur la régionalisation qui provoqua son départ du pouvoir. La volonté de Nicolas Sarkozy d'accomoder la Vè république à la sauce présidentialiste américaine ne semble pas aller dans cette voie.

    Tout pouvoir appelle en effet des contre-pouvoirs et une opposition. Ce sont là les conditions de base du fonctionnement de la démocratie.

    S'agissant des contre-pouvoirs, les meilleurs que l'on puisse avoir sont précisément ceux que Nicolas Sarkozy semble ignorer dans son très jacobin discours d'Epinal: j'ai nommé les Régions. Rien dans ses annonces n'y fait allusion. Or si les Régions françaises jouissaient d'une plus grande liberté d'action assortie de moyens fiscaux adaptés, elles constitueraient les contre-pouvoirs naturels d'un pouvoir central concentré entre les mains d'un Président à l'américaine.

    Sans contre-pouvoirs régionaux, le Présidentialisme de Nicolas Sarkozy pourrait vite n'être qu'une variante du bonapartisme. Si tel devait être le cas,la meilleure garantie contre les possibles dérives, est la constitution d'une vigoureuse opposition, pas celle qui croit encore aux vieilles lunes marxistes, mais une opposition fondée sur la conviction que la démocratie commence au coin de la rue, localement, lorsque les citoyens décident de s'occuper de ce qui les regarde. 

    C'est ce type d'opposition ancrée dans l'action locale que nous essayons de créer en Alsace autour d'Alsace d'Abord.

    Refus du jacobinisme,défense des libertés locales et régionales,voilà notre combat. Courage il va dans le sens de l'avenir car sur le champ de ruines politiques créés par Nicolas Sarkozy il est un choix qui s'impose.

  • "Raveurs". A Colmar aussi.

    a2fca35ddec52d23c6830cc879abf544.jpgTrois heures du matin dans la nuit du vendredi 13 juillet à Colmar sud......badaboum boum boum, badaboum boum boum...Ce rythme lancinant et hypnotique parvient à me réveiller, moi qui dors comme un loir d'habitude. Ma femme à côté de moi est excédée, elle est réveillée depuis longtemps et ne peut dormir. Une seule solution : fermer la fenêtre et supporter la chaleur estivale.

    Au petit matin ça continue et ça vient de la plaine du côté de Sainte Croix en Plaine. Je saute sur mon vélo  et me perds dans les maïs tandis que le bruit cesse soudain. Finalement j'apprends à l'étang de pêche de "la truite colmarienne" qu'un groupe de "raveurs" a ses quartiers dans une maison de la plaine, peut-être dans un bâtiment en dur de la zone militaire du Fronholtz. Je n'en saurai pas plus, sinon que la police fait son travail. Ce qui est surprenant en la matière et il semble que Colmar retarde quelque peu sur l'évolution de notre société.

    Nous vivons en effet dans une France qui accepte que sa jeunesse s'abrutisse et se détruise au nom de la liberté. Au point même d'organiser ce genre de manifestations sous la protection des autorités !

    Je précise que je ne suis pas grincheux. Mon dernier fils est batteur dans un groupe de jeunes musiciens colmariens qui pratiquent leur musique, soit dans mon garage, soit dans un espace loué à cet effet au Grillenbreit. Rien que de très normal et je dois même dire que l'exercice de la batterie ma paraît un excellent défouloir des frustrations, voire de l'aggressivité de mon petit dernier.

    Mais là où le problème commence, c'est lorsque les vieux de ma génération font profession de "jeunisme" au point de laisser croire que lorsqu'un jeune pète, c'est de la création artistique. Ainsi voit-on tout et n'importe quoi aujourd'hui, y compris la scandaleuse organisation officielle de la consommation de drogue au prétexte qu'il faudrait tolérer le phénomène "rave".

    Je m'inquiète donc, craignant que les "raves" de la plaine ne soient tôt ou tard organisées par le Préfet. Affaire à suivre donc et en attendant j'ai conseillé à ma femme de dormir avec des boules Quiès.

  • Le futur maire de Colmar bientôt "nominé"à Paris ?

    7aeca32bead9c71d1661a19537ae8af4.jpgPour s'en convaincre il suffit de lire les DNA de ce 12 juillet 2007. Je cite :

    "L'UMP nationale se penche sur la ville" ou encore "Colmar inquiète l'UMP nationale" A croire qu'il n'existe pas d'instances locales ou régionales de ce parti. Mais il y a pire, il y a le comportement des élus UMP. Ceux-ci sont responsables de la relation infantilisante qui existe entre le niveau local de leur  parti et les instances dirigeantes à Paris.

    On croyait en effet qu'Eric Straumann et Roland Wagner étaient de grands garçons capables de prendre leurs responsabilités. Je soupçonne même les Colmariens des les avoir élus pour cela, de préférence à un maire qui ne cessait de se réclamer de Paris. Eh bien pas du tout. A peine élu les voilà qui se précipitent à Paris eux aussi, je cite encore les DNA :" Le nouveau député de la circonscription de Colmar, Eric Straumann, et son suppléant Roland Wagner, ont été reçus ce mardi matin à l'UMP à Paris pour.....parler des municipales l'an prochain à Colmar."

    En d'autres termes, plutôt que de se mettre autour d'une table et d'examiner ensemble la situation, les responsables colmariens de l'UMP vont jouer les petits rapporteurs à Paris dans l'espoir d'être "nominés" et d'évacuer le vilain petit canard du coin.

    Pas très glorieux tout ça et ça justifierait bien un front des oppositions colmariennnes, unies autour d'un programme minimum et commun d'action locale et régionale décidé ensemble à Colmar.

  • Musique médiévale à Murbach

    d1d44c926793628d98326614a9c4adab.jpgA l'occasion de la tournée en Alsace de "La Schola Martialensis" de Limoges, nous étions plusieurs colmariens à s'être donnés rendez-vous à l'abbaye de Murbach pour une soirée de musique médiévale particulièrement réussie.

    En ces tristes temps où tant d'ordures musicales envahissent les médias, qu'il soit rendu hommage à ces amateurs anonymes capables d'une perfection et d'une maîtrise à vous couper le souffle.

    "La Schola Martialensis", expression que l'on peut traduire par "ensemble de chanteurs de l'abbaye de Saint Martial", a été fondée en 2001 par Dominique Habellion en référence à l'abbaye de Saint Martial de Limoges. Celle-ci  fut au Xè siècle un des centres musicaux liturgiques les plus importants d'Europe, aussi bien pour la diffusion des manuscrits que pour la composition des répertoires.

    L'ensemble se propose de faire connaître au public ce répertoire médiéval méconnu, tant sacré que profane,qui fonde l'identité musicale de la culture européenne.

    Face aux marchands de soupe musicale mondialiste, c'est un devoir militant de connaître et faire connaître la musique de nos racines et les merveilleux instruments anciens qui l'expriment.

    Contact 05 55 30 67 65   ou 05 55 30 1849