Colmar Régionalisme

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  • No global ! pro local ! Mangez d'abord le mouton vosgien

    12d028ca9591d20d1dccb0c7bbad1e1f.jpgNo local ! Pro local ! Mangez d'abord le mouton vosgien !

    Drôle d'affirmation penserez-vous, et vous aurez raison cela mérite explication. Je vous la donne tout de suite, suivez-moi.

    La première idée à intégrer est que les grandes conférences sur l'environnement ne servent à rien pour sauver la planète si les producteurs et les consommateurs n'adoptent pas des comportements adaptés à la crise écologique mondiale.

    La deuxième idée est que pour éviter le désastre écologique mais aussi économique qui s'annonce, il faut commencer par raisonner localement en posant concrètement les rapports des producteurs et des consommateurs de base en matière agro alimentaire ( et aussi s'agissant de l'exploitation des ressources halieutiques )

    Il nous faut par exemple renoncer à vouloir manger à tout prix, c'est à dire à n'importe quel prix, des fruits qui ne sont pas de saison, car cela entraîne d'énormes coûts de transport associés à un coût écologique encore plus important : celui du gaspillage énergétique et des pollutions causées par le kérosène des avions et le gazole des camions de fret internationaux.

    Vous objecterez que peu de consommateurs insistent pour manger à Noël des cerises venant du Chili. C'est heureusement le cas mais c'est oublier que vous et moi nous n'hésitons pas à consommer de la viande de mouton néo zélandais toute l'année. Cette viande nous parvient congelée à des prix parfois plus bas que ceux de la viande de moutons élevés en France. C'est la loi de la concurrence et de la mondialisation qui le veut, et il n'y a aucune parade à cette loi sinon une forme ou une autre de dictature. Ce sera donc dans le respect de la concurrence et d'échanges commerciaux libres que nous devons trouver une alter solution. En d'autres termes il nous faut concurrencer les échanges mondialisés par des échanges localisés de meilleur coût et meilleure qualité. No global ! pro local ! telle est notre devise.

    Concrètement cela veut dire opposer le produit local de meilleure qualité à prix de vente égale au produit venu du bout du monde, toujours plus cher lorsque l'on introduit les paramètres écologiques dans son prix de revient. Pour ce faire il faut associer les producteurs locaux aux consommateurs locaux afin de créer des réseaux de distribution locaux.

    Utopique me direz-vous. Certainement si vous prétendez nier la mondialisation et les réseaux d'échange mondialisés, mais cela ne veut pas dire qu'il est impossible de concurrencer ces échanges dans certains domaines fondamentaux comme le secteur agro alimentaire et les pêches. Dans ces domaines les productions agricoles de base et la ressource halieutique ne pourront d'ailleurs être assurés à long terme que par la création de réseaux locaux adaptant la consommation à la ressource, dans le respect de la préservation des sols et des réserves naturelles.

    Aujourd'hui nous ne sommes qu' au tout début de la mise en place de ces réseaux, mais ceux-ci constituent une réponse de terrain, concrète, tout aussi utile que les résolutions souvent mal respectées des conférences sur l'environnement.

    Pour revenir à nos....moutons, je concluerai en vous donnant un exemple concret et colmarien. Il existe à  Colmar un circuit direct permettant l'achat de viande de moutons rustiques, élevés dans les Vosges en pleine nature et de manière traditionnelle, bref des moutons bio.

    Ce circuit associe des consommateurs colmariens et un éleveur qui définissent ensemble les objectifs de production pour l'année. Les consommateurs sont approvisionnés régulièrement de la quantité de viande de mouton qu'ils ont préalablement définie avec l'éleveur, et ils bénéficient d'une viande biologique de qualité supérieure à un prix équivalent ou à peine supérieur, à celui de la viande venue congelée du bout du monde (quand la traçabilité de la provenance peut être assurée  d'ailleurs !) De son côté l'éleveur bénéficie de la solidarité de consommateurs qui régularisent ses débouchés. C'est donc un contrat gagnant gagnant pour tous et un moyen efficace pour lutter contre le gaspillage énergétique et la pollution  occasionnés par des transports planétaires. Ce type de circuit direct s'organise à travers la création de réseaux associatifs de type AMAP ou Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne.

    Sur Colmar il existe actuellement deux AMAP. L'une consacrée à la production de viande ovine et l'autre à la viande de boeuf.Une troisième AMAP  vouée aux cultures maraîchères devrait voir le jour dans les prochains mois.

    Pour en savoir plus allez sur Internet et tapez AMAP

    A bientôt autour du méchoui ! 

     

     

  • Municipales 2008 : Roland Wagner,les associations et la position des régionalistes à Colamr

    0d1f1b4c25981f1e66448ad0deb8a780.gifLe 11 décembre 07, Roland Wagner avait invité les associations à le rencontrer dans les salons de l'hôtel Bristol. Je me suis donc rendu à cette invitation en tant que militant associatif et Président de la Société des Amis des Aveugles et Malvoyants du Haut Rhin. La présente note est donc un compte rendu de cette réunion auquel j'ai joint une analyse de la situation politique colmarienne vue par les régionalistes.

    En écoutant Roland Wagner et son équipe, j'ai entendu bien sûr les éternels lieux communs associés aux réunions électorales, mais j'ai noté aussi une réelle volonté d'écoute qui me paraît de bonne augure pour la suite, dans l'hypothèse où Roland Wagner serait élu maire de Colmar. Il est en effet très important d'associer les élus locaux au travail des associations, car celles-ci agissent au coeur des problèmes concrets de la cité.

    J'ai noté également avec intérêt l'attention portée par Roland Wagner et son équipe, à la nécessité de combler la fracture intergénérationnelle. Ceci conduisit à évoquer le vieillissement des bénévoles associatifs et la nécessité de recruter de jeunes renforts, peut-être en organisant une journée des associations et du bénévolat sous l'égide la mairie. Sur le même sujet furent évoquées les possibilités qu'offrirait aux associations la mise en place d'un service civil.

    En conclusion ce fut une réunion utile, sous réserve que Roland Wagner poursuive sur les pistes tracées au cours de la soirée au cas où il serait élu. Ceci nous amène à évoquer la situation politique colmarienne en exposant la position des régionalistes.

    Les données électorales à Colmar montrent que l'électorat FN/Alsace d'Abord a soutenu massivement Nicolas Sarkozy et les candidats de l'UMP. Le FN est ainsi devenu un facteur politique résiduel en Alsace, tandis qu'Alsace d'Abord cherche sa voie entre des jeunes régionalistes qui se radicalisent à la flamande, et des réformistes qui prennent acte avec espoir de l'évolution "régionaliste" de nombre d'élus UMP alsaciens, écoeurés par l'attitude de Paris envers eux et envers notre région.

    A Colmar ce n'est un secret pour personne que Robert Spieler et ses copains locaux du FN soutiennent Gilbert Meyer. J'ai moi-même été invité à le faire, mais je n'aime guère le casting à la Fogiel que Gilbert Meyer met en place pour constituer son équipe municipale.

    Ma position se résume en trois points :

    1) Il est trop tôt pour choisir entre Gilbert Meyer et Roland Wagner.

    2) Il faut donner aux deux candidats le temps de préciser leurs points de vue concernant la régionalisation et l'évolution des institutions locales.

    3) Il nous faut respecter le maire honorable et très professionnel qu'est Gilbert Meyer, ainsi que le bilan irréprochable de l'équipe sortante. Mais nous devons saluer avec intérêt les efforts de Roland Wagner pour rajeunir et redynamiser la vie politique colmarienne.

    Dossier à suivre de très près dans les mois prochains.

    Roland Vernizeau. Délégué d'Alsace d'Abord pour Colmar et le Centre Alsace.

  • coup de coeur pour le marché de Noël de Neuf-Brisach

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    Lorsque ma femme proposa d'aller au marché de Noël de Neuf-Brisach avec belle maman, je n'étais pas très chaud, ou mêmes petites merveilles ou les mêmes pacotilles que l'on voit partout désormais. Non vraiment cela ne me plaisait pas de me mêler aux touristes et de payer le vin chaud au prix du caviar.

    Mais je suis bon mari et bon gendre et je finis par me laisser embarquer vers Neuf-Brisach ce samedi soir 8 décembre, jour d'ouverture du marché de Noël( ainsi que le dimanche 9).

    Et finalement je me suis retrouvé à Neuf-Brisach en l'an de grâce 1700, dans un parfum de soupes à l'ancienne, au milieu des artisans d'époque et des aubergistes de plein vent sous leurs tentes. Car c'est là toute la différence de ce ce marché de Noël de Neuf-Brisach. La vieille citadelle de Vauban a su en faire autre chose qu'un attrape touristes.

    Plus qu'une simple animation commerciale, le marché de Noël de Neuf-Brisach est un voyage dans le temps qui vous ramène à l'époque des foires d'antan au milieu des saltimbanques et des animaux domestiques.

    Au retour belle maman était contente après avoir acheté.....une chouette en je ne sais quelle matière, mais du plus joli effet. Quant à moi, je n'avais pu résister à une bière de Noël à 2 €, ce qui me parut raisonnable comparé au scandaleux verre de vin chaud à 3 € de Colmar ou Strasbourg !

    Qu'on se le dise donc le marché de Noël de Neuf-Brisach vaut la visite et je lui accorde volontiers la médaille d'or en chocolat de la catégorie.

  • Régimes très spéciaux de nos élus

    Pour chaque député non réélu,les Français doivent payer 417 120 € = 60 mois x 6952 €.

    Il s'agit de la nouvelle indemnité chômage des députés votée à l'unanimité par l'Assemblée Nationale dans le silence médiatique le plus complet. Cette information a  cependant été reprise le 28 novembre 2007 sur RMC par JJ Bourdin. Elle avait été révélée par le "Le Canard Enchaîné le 7 février 2007 et redonnée dans  "Le Midi Libre" le premier mars 2007. Depuis Nicolas Sarkozy occupe le devant de la scène avec un programme de réformes parfaitement justifié.

     Le problème est que pour bien réformer ce pays encore faudrait-il que les réformateurs donnent l'exemple de la réduction du train de l'Etat et celle de leurs propres indemnités. Or c'est l'inverse qui s'est produit avec l'augmentation de 140% du salaire du Président de la République après l'augmentation des indemnités parlementaires.

    Voyons le détail.

    Avant de quitter son perchoir pour le Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré a fait voter une loi prévoyant que tout député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour-selon info sur site Assemblée Nationale- de 5178 €, soit 6952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur cinq ans ! Sans parler de ce qu'il leur coûtera à vie!

    Ces indemnités ont été définies par l'ordonnance n°58-1210 du 13 décembre 1958 .L'indemnité de base est calculée 'par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'Etat classés dans la catégorie dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'Etat ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

    Depuis le 1e février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

    -Indemnité de base : 5400,32 €

    -Indemnité de résidence ( 3%) : 162,01 €

    -Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390,58 €

    Soit un brut mensuel de 6592, 91 €

    Retenues obligatoires :

    -Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153,08 €

    -Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €

    -CSG et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €

    -Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 € ,soit net mensuel 5 177,66 €

    Bien entendu cette généreuse 'indemnité de chômage' est totalement inconditionnelle et n'engage pas son bénéficiaire à justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller de l'ANPE, bref,tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

    Les beaux esprits m'accuseront sans doute de populisme; ce à quoi je réponds que je ne fais que traduire ici le sentiment populaire face à ses élites. Dénoncer le populisme n'est qu'une mauvaise excuse qui évite à nos élites de se regarder dans une glace pour se voir telles qu'elles sont : égoïstes et rapaces.

    Inutile de prétendre réformer la France si nos élites ne donnent pas d'abord l'exemple des sacrifices nécessaires et si elles ne cessent pas de se goinfrer dans leurs fromages !

    Si vous refusez d'être pris pour un con, diffusez ce message, sinon préparez-vous à payer !

    Vive la République bananière ! Vive la France...ou ce qu'il en reste !9abfcddcd09175160a6faa10be208b8a.jpg