Colmar Régionalisme

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  • Abkhazie, Ossétie,Catalogne..Alsace ou les limites naturelles du mondialisme.

    20080812PHOWWW00180.jpgLa terrible image de dévastation qui illustre cette note provient d'Ossétie. L'Ossétie est, avec l'Abkhazie,  l'un des nouveaux micro états du Caucase issus de la fragmentation de la Géorgie. Soutenues par la Russie, ces deux nouvelles entités sont appelées à durer, de plus elles sont tout à fait dans l'air du temps à l'heure de la crise du mondialisme. Crise économique d'abord, illustrée par l'échec des négociations de l'OMC ( Organisation mondiale du commerce), mais surtout crise politique née de l'incapacité de la communauté internationale et des USA à maintenir la paix dans un monde éclaté  qui se délitte au plus grand profit des séparatismes et des micro souverainetés.

    Analyse   Dans le Caucase la Russie triomphe et disloque la Géorgie,mais dans les Balkans ce sont les USA qui ont démembré l'ex Yougoslovie et imposé le micro état kosovar au grand dam de la Serbie. Un peu partout donc, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, on voit le jeu des puissances faire éclater l'ordre ancien, basé sur l'intangibilité des souverainetés nationales et des frontières, au profit des séparatismes et des micro états.

    Le phénomène des micro souverainetés varie selon les zones géographiques et les aires culturelles et historiques. En Europe occidentale, on constate également, à des degrés divers, la montée en puissance des revendications régionalistes, voire indépendantistes. La Catalogne et le Pays Basque renforcent leurs larges autonomies de manière parfaitement compatible avec la coopération avec l'état central ibérique et leur participation à l'UE. Cela vaut également pour l'évolution de l'Ecosse au sein du Royaume Uni. Quant à la fameuse crise belge, elle n'est qu'une crise de croissance. Depuis des mois la Belgique vit fort bien sans gouvernement, tandis que le pays s'achemine tout doucement vers un divorce par consentement mutuel entre Flamands et Wallons.

    Reste le cas français. En France le jacobinisme interdit de penser la nation hors l'état nation centralisé; ce qui explique les crispations du pouvoir au seul fait de mentionner les langues régionales dans la constitution. Pourtant la tradition girondine décentralisatrice est à l'origine de la Révolution,les cahiers de doléance exprimaient les revendications locales des provinces et le 14 juillet 1790 ( qui n'est pas fêté ) fut la vraie fête révolutionnaire de la Fédération française. Le Général de Gaulle l'avait compris, lui qui voulait revenir aux sources contre les partis jacobins en lançant la régionalisation par son référendum perdu de 1969.

    En 2008 Nicolas Sarkozy tente de réformer le pays par le haut par la méthode jacobine et technocratique. L'inexistence de l'opposition attachée aux vieilles lunes du socialisme bureaucratique  lui facilite la tâche momentanément, mais l'échec de la réforme est assuré si le chef de l'état ne remet pas en cause la centralisation du pays. C'est ce constat qui justifie l'action de notre mouvement au service de l'Alsace, mais aussi de la France, car nous n'oublions pas que même si l'hymne national est la Marseillaise, c'est à Strasbourg, dans l'esprit de la Révolution qu'il a été écrit. Voilà pourquoi, au delà des régionalistes,  les électeurs doivent  comprendre que notre courant est le seul qui pense l'avenir du pays dans le vrai esprit révolutionnaire fondé sur le respect  des libertés locales et du droit d'entreprendre. 

  • Droit local : une spécificité reconnue ?

    200px-Drap_alsace.jpgSelon les DNA ( 2 août 08)  que je cite " A l'occasion du débat sur la révision  constitutionnelle, le Droit loca a fait l'objet d'une véritables reconnaissance " fin de citation. Vraiment ?

    Le sénateur du Haut Rhin Hubert Haenel, et le président de l'Institut du Droit local, Jean-Marie Woehrling, dans une prise de position commune, se sont félicités des termes entendus lors des débats, tandis que Rachida Dati, Ministre de la Justice a assuré que " celui-ci ( le droit local) est toujours sorti renforcé et légitimé de sa confrontation avec notre bloc de constitutionnalité" fin de citation.

    Rappelons qu'en politique les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. S'agissant du Droit local, c'est dans le cadre de son application que l'on pourra juger réellement de sa reconnaissance, en particulier dans le domaine des cultes et du droit des associations.Rappelons aussi que pour nous régionalistes,la récente révision constitutionnelle est insignifiante. La seule réforme constitutionelle sérieuse selon nous, serait celle qui ferait des sénateurs des représentants des régions, ainsi que le voulait le Général De Gaulle.

    Nous en sommes loin et il est évident qu'Hubert Haenel a la mémoire courte sur le sujet. Il se contente de peu, même si peu est mieux que rien.

  • Thon rouge. Bruxelles voit rouge enfin !

    L'Europe n'est pas aimée par les peuples qu'elle trahit trop souvent mais l'Europe est notre avenir, et à ce titre il faut se réjouir lorsqu'elle agit au nom de l'intérêt des Européens. C'est le cas en ce momenteu-flag.gif à propos du thon rouge de Méditerranée. La Commission européenne s'active pour arrêter le massacre du thon rouge.

    Equipés de caméras à longue portée et aidés d'hélicoptéres, 49 navires européens, 16 avions et 78 inspecteurs sont mobilisés cet été pour s'opposer aux pêcheurs clandestins de thon rouge menacé par la surpêche et l'avidité des Japonais.

    Ces derniers consomment 70% du thon rouge de Méditerranée en souchis, provoquant ainsi la flambée des prix et la surcapacité de la flotte. Bruxelles envisage d'établir un carnet électronique des captures rempli en temps réel par les thoniers et retransmis immédiatement  par satellite aux inspecteurs.

    A l'heure où certains navires partis en mer depuis 10 jours  reviennent en ne déclarant aucune prise,il était temps d'agir pour arrêter le massace. Bruxelles l'a fait, bravo ! C'est cette Europe-là, celle qui défend l'intérêt des Européens que nous soutenons. Dommage que Bruxelles ne nous donne que trop rarement l'occasion de brandir le drapeau bleu aux étoiles d'or en criant...cocorico !