29.12.2008
Nach uns die Sintflut ? Après nous le déluge ?
Aus der "Badischen Zeitung" (27 12 08)
Es ist leicht zu erwarten, was sich die meisten Politiker zum Jahreswechsel von den Bürgern wünschen : dass sie kaufen, kaufen und noch mal kaufen. Noch vor Jahren hörte man zur Weihnachszeit Mahungen, die Generationen von heute sollten nich die Zukunft künftiger Generationen verprassen. Sie scheinen längst vergessen. Längst verdrängt scheint auch die Umweltkrise, die vor der Finanzkrise die Politik beherrschte. Jetzt droht die Wirtschaftkrise und da gilt offenbar nur noch Wachstum, Wachstum, Wachstum.
Extraits du "Badische Zeitung" ( 27 12 08)
Il est facile de deviner ce que la plupart des politiciens attendent de nous en cette fin d'année : de la consommation, de la consommation, toujours et encore ! Il y a encore quelques années, à l'époque de Noël, on entendait encore des voix pour rappeler qu'il fallait penser aux futures générations et cesser de gaspiller. Ces mises en garde sont oubliées depuis longtemps. Oubliée la crise écologique depuis que la crise financière domine la politique. Et maintenant que se précise la crise économique on ne parle plus que de croissance, encore et toujours plus de croissance!
Darauf zielt ein ganzer Strauss von Vorschlägen. CSU und FDP wollen die Steuern senken, viele Christdemokraten die Sozialabgaben; einige Sozialdemokraten und Linke wollen am liebsten Konsumgutscheine von 150 bis 500 € verteilen-andere wollen den Solidaritätszuschlag abschaffen. Wieder andere fordern milliardenschwere Konjunkturprogramme des Staates.
Pour relancer la croissance les propositions ne manquent pas. La CSU et le FDP veulent baisser les impôts, beaucoup de chrétiens démocrates veulent réduire les cotisations sociales. A gauche, certains sociaux démocrates proposent même de distribuer des bons d'achat de 150 à 500 €, d'autres encore veulent supprimer la CSG ( cotisation sociale de solidarité). Et puis il y a ceux qui veulent que l'Etat dépense des milliards en plans de relance.
Zugegeben : Nicht alle Vorschläge sind ganz falsch. Aber wer möglischst viel Wachstum anstrebt, sorgt für immer schnelleren Verbrauch endlicher Ressourcen, der sich in den kommenden Jahrzehnten bitter rächen wird..Zwar auch kann der Staat durchaus Schulden machen, wenn er damit auch für künftige Generationen bleibende Werte schafft. Nimmt er allerdings Kredite auf, um den Konsum zu steigern, dann müssen die künftigen Generationen dafür bezahlen. Aber diese Bedenken scheinen vor der Krise nicth zu zählen. (Also) ..nach uns die Sintflut ?
D'accord, toutes ces propositions ne sont pas totalement fausses. Le problème est que vouloir beaucoup de croissance accélère la consommation de ressources non renouvelables avec l'inévitable retour de bâton à venir. Quant à l'Etat il peut bien sûr s'endetter, mais à condition de créer des valeurs durables pour les générations à venir. S'il s'endette pour augmenter la consommation, ce seront les futures générations qui paieront. Mais face à la crise ces considérations ne comptent pas. (Alors)... après nous le déluge ?
10:33 Publié dans Bilinguisme/Zweisprachigkeit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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