04.02.2009
Budget 2009 : Gilbert Meyer garde la tête froide et serrés les cordons de la bourse
Le débat sur l'orientation du budget 2009 de la ville de Colmar a de quoi conforter ceux qui comme moi ont réélu Gilbert Meyer pour ses qualités de gestionnaire.
Gilbert Meyer tient bon dans son souci de maîtriser l'endettement de notre ville, face à une opposition qui apparaît comme bien légère et sans réelle cohérence dans ses choix.
Pour le PS avec Pierre Leconte, " il faut relancer massivement et rapidement les investissements", tandis que Roland Wagner estime " qu'il faut y aller franchement par l'emprunt "
Mais y aller où exactement ? L'opposition municipale ne le sait apparemment pas elle même, et elle ressemble en cela aux partisans de la relance qui s'agitent au plan mondial mais sans savoir eux non plus où ils vont.
D'un côté les Obama, Sarkozy ou Gordon Brown qui font exploser les déficits en imaginant qu'appuyer sur l'accélérateur fera repartir le moteur noyé de la croissance ( laquelle d'ailleurs ? là encore ils ne savent pas où ils vont ). D'un autre côté Angela Merkel, accusée de frilosité alors qu'en fait elle entend bien utiliser les finances équilibrées de l'Allemagne pour aviser en fonction des urgences qui ne vont pas manquer d'apparaître à mesure que la crise développera ses effets boule de neige. Cette prudence est la sagesse même.
Au plan municipal il faut féliciter Gilbert Meyer d'adopter la même attitude prudente en préservant les réserves de la ville et en refusant un endettement supplémentaire. Et l'on ne peut qu'applaudir Yves Hemedinger qui " refuse de faire payer les générations futures en augmentant la dette"
Car aussi bien au plan municipal que national ou international, faire exploser les déficits et les endettements c'est faire exactement ce qui a déjà provoqué la crise financière, c'est continuer dans la mauvaise direction. Faire exploser les déficits n'est qu'une fuite en avant et il faut d'abord nettoyer le moteur de l'économie mondiale avant que de remettre les gaz.
Petite anecdote pour conclure sur le débat budgétaire municipal. Il paraît que Frédéric Hilbert regrette l'investissement réalisé dans la vidéo surveillance. Mais a-t-il chiffré le coût du vandalisme et des agressions au fil des années, comparé à celui de l'investissement dans la vidéo surveillance ? Mais il est vrai qu'à gauche on n'a jamais su compter n'est-il pas ?
11:58 Publié dans A Colmar | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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