28.02.2009

Halte à la Halde à Guebwiller !

manifanpe.jpgRetenu à Phalsbourg pour raisons familiales, en tant que représentant d'Alsace d'Abord pour Colmar et le Centre Alsace, je n'ai pu diriger moi-même la délégation d'Alsace d'Abord auprès de l'ANPE de Guebwiller. C'est donc Fabrice Lauffenberger qui a représenté Alsace d'Abord auprès de l'ANPE. Il l'a fait superbement avec les militants jeunes et moins jeunes du mouvement. Qu'il en soit félicité !

Ayant réussi a rejoindre Guebwiller dans l'après-midi j'ai pu distribuer des tracts avec nos jeunes dont j'ai pu apprécier les qualités: pas d'agressivité contre productive mais de la  discipline et de l'efficacité. Bravo encore  ! S'agissant de  l' action elle-même je reproduis ici le texte que vous trouverez sur le site de Jeune Alsace auquel je renvoie le visiteur. Quant à moi je me promets de rattraper sur Colmar mon retard à Guebwiller.

" Il est 13 heures 30 losque les premiers militants d'Alsace d'Abord commencent à se regrouper devant l'agence de l'ANPE de Guebwiller. Rapidement ils constituent un groupe de 25 personnes, composé de jeunes et de moins jeunes. Ce qui les a tous réunis en cette chaude journée du mois de mars est l'indignation et la colère. Une colère qu'ils sont venus, sur place, exprimer contre le refus de l'ANPE de Guebwiller de publier l'offre d'emploi d'un employeur du Haut Rhin au motif que l'annonce mentionnait le simple souhait de la maîtrise du dialecte alsacien. Ce critère d'embauche aurait selon l'ANPE, obéissant aux injonctions de la HALDE, un caractère "discriminatoire".

A 14 h 20, une fois au complet, la trentaine de militants déroulent une grande banderole obstruant l'entrée de l'agence. Le message qui s'y affiche est des plus clairs " Halte à la discrimination anti-alsacienne !". Dans l'agence,la rumeur monte. Des militants y pénètrent enfin et commencent à distribuer leurs tracts devant le hall d'accueil. Ensuite, une délégation menée par Fabrice Lauffenberger, porte parole d'Alsace d'Abord pour cette action, demande à rencontrer la directrice de l'agence. Après moult tractations, une assistante invoque comme excuse le fait ( le hasard faisant bien les choses) que la directrice n'est exceptionnellement pas présente dans les locaux ce vendredi après midi. Une lettre signée de Jacques Cordonnier, président d'Alsace d'Abord, lui est alors remise à l'attention de la directrice absente. Dans sa missive, Jacques Cordonnier demande que l'ANPE cesse de se plier aux oukases de la HALDE, organisme public anti-démocratique dont les prérogatives juridiques et administratives ne sont mentionnées nulle part dans la constitution. Dans sa lettre Jacques Cordonnier fait également remarquer que si la pratique du turc reste tolérée comme critère d'embauche en Alsace, comment expliquer que l'alsacien ne le soit plus, si ce n'est par la volonté politique de Paris de discriminer les Alsaciens chez eux ? Et de conclure ses propos par le souhait de voir l'ANPE participer " dorénavant à la promotion de la langue régionale alsacienne reconnue depuis mai 2008 par la Constitution comme faisant partie du patrimoine national" Notons également que de nombreux journalistes étaient présents pour couvrir l'évènement ainsi qu'une patrouille  de police pour le moins peu sympathique.

Sur ces entrefaites, les militants du mouvement régionaliste et identitaire ont pacifiquement quitté les lieux et s'en sont allés dans le centre ville pour y distribuer leurs tracts aux badauds et commerçants dont la plupart n'ont pas caché leur sympathie pour l'initiative d'Alsace d'Abord" fin de citation.

Concernant cette action j'ajoute en ma qualité de linguiste polyglotte (j'inclus le breton dans ma collection) que la pratique d'une langue locale est un plus pour la conquête d'un marché aussi bien que pour l'obtention d'un emploi. L'alsacien est un plus sur les marchés d'outre rhin car s'il est vrai que l'anglais est la langue des multinationales, c'est au contraire avec l'alsacien et l'allemand que les PME alsaciennes font leur trou de l'autre côté du Rhin. Il ne s'agit là que d'une évidence, mais l'esprit jacobin est-il accessible au bon sens ? L'attitude de l'ANPE  de Guebwiller laisse pantois et permet d'en douter !

 

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