09.03.2009
la régionalisation et le syndicat des élus

Le rapport de la commission Balladur sur la régionalisation propose des pistes intéressantes à condition toutefois que le syndicat des élus ne cherche pas à torpiller la régionalisation une fois de plus comme lors du référendum de 1969 organisé par De Gaulle sur le sujet. En 1969 De Gaulle voulait non seulement une réforme administrative des territoires mais également transformer le Sénat en Chambre des Régions. C'en était trop pour le syndicat des élus jaloux de leurs mandats accumulés. Touche pas à mes prébendes, tel fut le mot d'ordre de la classe politique d'alors qui torpilla le référendum et contraignit De Gaulle à quitter le pouvoir.
Aujourd'hui cette réforme des territoires est d'une urgence brûlante et ne doit pas être déconnectée des états généraux de l'outre mer pour avoir un sens, car cette réforme c'est aussi une affaire d'une juste répartition du produit et des charges des Régions sur l'ensemble des territoires.
Avant d'examiner les réactions des élus alsaciens après la publication du rapport, je précise que la position du mouvement régionaliste alsacien Alsace d'Abord sur le sujet sera fixée au prochain congrès du mouvement. Les idées exprimées sur ce blog ne sont que celles de Roland Vernizeau, jeune militant gaulliste des années 60 et militant régionaliste de toujours.
Une première remarque : Adrien Zeller a bien réagi en écrivant au Président Sarkozy pour protester contre une éventuelle suppression de la clause générale de compétence des Régions. Une telle suppression équivaudrait à une simple déconcentration administrative, rien de plus.
Deuxième remarque : l'idée de la fusion des deux départements alsaciens au profit d'un Conseil d'Alsace unique fait son chemin. Il reste cependant à ne pas perdre de vue la nécessité de définir les modalités administratives permettant de maintenir une administration locale proche des populations au niveau des ex départements et des cantons.
Troisième remarque : elle concerne la méthode de la réforme. Philippe Richert souhaite un référendum régional sur la question. C'est très exactement le souhait que je partage avec de nombreux jeunes militants du mouvement régionaliste qui aspirent à plus de démocratie directe sur le modèle suisse.
La suite va maintenant dépendre de l'évolution de la crise. Celle-ci peut tétaniser les décideurs et aboutir à un enterrement de toute réforme mais elle peut aussi en précipiter la nécessité comme les évènements d'outre mer semblent l'indiquer.
Les premières réactions des élus alsaciens ne sont heureusement pas celles du syndicat des élus qui se manifestent dans les régions tenues pas la gauche et mises en coupe réglée par elle. Dans ces régions les élus, communistes surtout, démontrent à l'envi qu'ils n'ont pas l'intention de céder le terrain qu'ils exploitent à leur seul profit. Sait-on par exemple que le produit de l'octroi de port aux Antilles va directement dans les caisses du parti communiste local et contribue à la vie chère ? Et que les dockers CGT gagnent des salaires incroyables grâce à ce système !
Un autre problème me direz-vous. Pas du tout c'est le coeur du problème, celui d'une comptabilité nationale qui ne soit pas celle d'une république bananière. Pour retrouver la République française, la vraie, celle de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, il faut maintenant régionaliser pour de bon.
occupent à
11:43 Publié dans Le régionalisme, pour quoi faire ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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