Colmar Régionalisme

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  • Réforme des collectivités territoriales avant les régionales ?

    photo_urne_standard_100_BL.jpgEn lisant cet article mes amis vont encore m'accuser d'écrire un article à la gloire du Président et de l'UMP. Je leur réponds d'avance qu'analyser le jeu de l'adversaire est instructif, et peut contribuer à changer positivement notre action militante, c'est du moins ce que j'espère.

    De quoi s'agit-il ? De la proposition de Nicolas Sarkozy d'organiser aux Antilles un référendum sur l'autonomie dans le cadre de la République française. C'est bien joué car le Président répond ainsi à la demande des élus locaux et il coupe l'herbe sous le pied des extrémistes. C'est bien joué et très instructif, car dans le même temps qu'il propose un référendum aux Antillais, il évoque la future réforme des collectivités territoriales. Lancera-t-il sa réforme juste avant les élections régionales et le départ en campagne de la  la grosse cavalerie de l'UMP ? Peut-être, en tout cas il l'a dit et il le fera tôt ou tard. Mais alors qu'aux Antilles il a affaire à une vraie opposition populaire soutenue par les élus locaux, en France il n'a plus d'opposition. Il agira donc tout seul dans son palais élyséen en imposant une réforme technocratique et jacobine.

    Spéculation gratuite diront certains. J'aimerais qu'ils aient raison, car si une réforme technocratique des collectivités territoriales est mieux que rien, aucun démocrate digne de ce nom ne peut accepter une telle évolution, un tel pillage de nos idées et de nos efforts. A quoi bon militer pour l'Alsace si seul le pouvoir parisien donne corps à certaines de nos propositions en les déformant ? Et cela parce qu'il n'existe pas en Alsace un mouvement populaire local unifié, soutenu par des élus et regroupant des régionalistes, plus ou moins de droite ou de gauche, mais d'abord pro Alsace, des écologistes et des militants associatifs de terrain. Dommage, car si l'Alsace n'est pas la Guadeloupe, elle souffre de la crise elle aussi et se paupérise. Son salut ne peut venir que d'elle même et non des technocrates.

  • Européennes 2009, Régionales 2010: même topo: Sarko par défaut

    3406-1_m.jpgLes élections européennes sont derrière nous, les régionales devant nous, mais si rien ne change dans l'opposition le résultat sera le même, Sarko et l'UMP triompheront de nouveau ...par défaut.

    Analyse

    Les récentes élections européennes ont mis en lumière la grande lassitude des électeurs qui, à travers l'UMP, confortent Sarko par défaut parce que les oppositions au Président ne sont pas crédibles et n'offrent pas d'alternatives à sa politique. Certes le Président s'agite beaucoup pour rien, mais il donne l'impression de faire ce qu'il peut, si bien que toute critique à son égard se retourne contre ses adversaires. La majorité silencieuse de ce pays répond à la critique par :"'Que feriez-vous de mieux à sa place ?", puis cette même majorité silencieuse hausse les épaules et s'en va .....à la pêche. L'UMP et Nicolas Sarkozy n'ont donc pas de quoi pavoiser mais ils sont au pouvoir par défaut pour longtemps tant que les forces d'opposition ne seront pas crédibles. Tant mieux pour ce qui est des vieilles lunes de gauche, mais l' opposition de droite,régionaliste ou pas, est également incapable de se renouveler afin de bénéficier de nouveau du soutien des couches populaires désespérées qui se réfugient dans l'abstention ou soutiennent l'UMP par défaut.

    Or ce pays aspire au changement, vaguement certes, mais il attend des réponses face à la crise et il pense, vaguement toujours, mais avec un instinct sûr, que les valeurs de l'écologie sont celles de l'avenir. Ne nous y trompons pas cependant,le succès des Verts aux européennes fut avant tout un vote défouloir s'adressant aux partis traditionnels. Mais justement, additionné à celui des abstentionnistes, ce vote défouloir peut trouver d'autres formes d'expression pour qui saura surfer sur les valeurs qu'il incarne : volonté de faire de la politique autrement, remise en cause globale de la société dans tous les domaines sous couvert d'écologie, terme fourre tout mais qui résume bien le malaise sociétal et politique. 

    La réponse régionaliste 

    Celle-ci n'a jamais été proposée de manière positive. Plutôt qu'Alsace d'Abord, c'est Alsace Demain qui intéresse les électeurs. Aux élections régionales il faudra parler moins de la Turquie et plus de l'Alsace,parler de la Région comme Europe Ecologie a su parler d'Europe alors que les autres partis réglaient entre eux des comptes nationaux. IL faudra donner la priorité à la défense des libertés locales, aux finances locales, à la relocalisation de l'emploi, à la défense de la Sécu d'Alsace Moselle, montrer que l'on ne peut être écologiste si l'on n'est pas d'abord un type du  coin enraciné dans son environnement et proche des gens du coin, c'est à dire des Alsaciens.

    Alsace demain

    Ce pourrait être le slogan d'une liste composée en Alsace,et non à Paris, regroupant des militants et des notables locaux issus de toutes les forces régionalistes et d'opposition allant du Modem aux écologistes locaux en passant par Alsace d'Abord et les éléments ouverts de droites indépendantes non téléguidées depuis le parc Montretout ou quelque bureau parisien. Et cela implique que des contacts soient pris dès maintenant sans attendre notre congrès.

    Les chances de constituer une telle liste sont quasi nulles car la réalité politique locale est elle aussi faite d'égos et de nombrilisme partisan peu favorables au travail d'équipe et au dialogue nécessaire à la constitution d'une plate forme commune d'action. Si rien ne change on peut s'attendre de nouveau à une multiplicité de listes se parasitant mutuellement, et assurant au final un nouveau triomphe de l'UMP et de Sarko par défaut. La conséquence en sera le renforcement du bonapartisme centralisateur du régime et son évolution vers un totalitarisme mou, de type politico médiatique. Un tel régime digne d'une république bananière est ce qui attend une France vieillie souffrant d'anémie démocratique et citoyenne. Est-ce bien cela que nous voulons ? Sommes-nous devenus encore plus "veaux" que ne le pensait De Gaulle ?

    Seule une résistance éco régionaliste et décentralisatrice peut stopper la dérive du régime en cours.  Il est encore temps de le comprendre et de penser notre action politique de manière conséquente bien au-delà de notre mouvement.

  • Un moment rare à la Bibliothèque de Colmar

    Bible de Guytenberg.JPGLe mardi 9 juin dans le cadre d'un cercle de lecture exceptionnel, les amateurs de patrimoine ont vécu un moment émouvant à la Bibliothèque municipale de Colmar. Ce jour-là Dominique Grentzinger, conservateur, et Francis Guth, président des Amis de la Bibliothèque, ont présenté les fragments de la Bible de Gutenberg découverts dans le fonds de l'établissement.

    Les deux fragments ont été découverts par Fabienne Chagrot qui travaille à la réalisation d'une liste des fragments hébreux pour alimenter les recherches de Judith Kogel. Chercheuse au CNRS celle-ci présenta tout d'abord son travail puis ce fut au tour de Dominique Grentzinger d'expliquer que la Bible de Gutenberg dite "Bible 42" ( à 42 lignes)fut imprimée à Mayence entre 1455 et 1456 dont 180 copies furent exécutées.Les fragments découverts par Fabienne Chagrot proviennent de la reliure d'un bréviaire ( petit livre sur la Bible dans la photo) de l'abbaye de Murbach,les fragments étant généralement découverts sur les contre-plats d'ouvrages reliés en bois. Les fragments découverts proviennent vraisemblablement d'un exemplaire d'une bible dite à 42 lignes qui fut endommagée et délaissée par son propriétaire avant d'être réutilisée comme matériaux par un relieur. Rappelons aussi que les parchemins étaient grattés pour être réutilisés pour de nouveaux textes.

    Le public du Cercle de lecture fut ravi de découvrir ces perles rares du patrimoine colmarien à travers l'évocation des origines de l'imprimerie.

     

  • En Alsace aussi l'antiracisme pue le fric !

    argent-especes-monnaie_~u10212760.jpgLe jour même où l'on apprend que les bons apôtres de SOS racisme doivent rendre des comptes à la justice dans l'affaire des mouvements de fonds suspects des finances du grand prêtre de l'anti-racisme, le député PS Julien Dray, un autre frère prêcheur de l'anti-racisme se fait remarquer par son goût de l'argent. J'ai nommé Lilian Thuram qui aime tellemment notre Alsace qu'il était prêt à venir y prêcher la bonne parole à la demande d'Adrien Zeller, président de notre Conseil Régional. Mais là les choses ont mal tourné car si Adrien Zeller aime bien les frères prêcheurs, il n'aime pas donner à la quête. Or le frère prêcheur Thuram exigeait 20 000 € pour parler une heure et demie devant des lycéens. La région ne pouvant proposer que 1 500 € ( ce qui est déjà scandaleux pour une heure et demie de préchi précha) le dit Thuram a refusé l'offre. C'est beau, c'est grand, c'est généreux l'anti racisme et ça peut rapporter gros !

  • Elections européennes : nous avons gagné !

    !cid_RWxlY3Rpb25zRXVyb3BlZW5uZXMuanBn$2597729$973217@alsacedabord.jpgNe nous y trompons pas ! Malgré la manipulation médiatique au service du statu quo, ce sont bien les partis de la remise en cause de la fausse europe de Bruxelles qui ont triomphé.En effet le succès des partisans UMP et CDU en France et en Allemagne est l'arbre qui cache la forêt européenne et fait oublier que partout ailleurs en Europe ce sont nos idées qui triomphent.

    Elles triomphent en Autriche avec le succès du FPÖ et du BZÖ qui ont fait campagne pour que soient reconnues les racines chrétiennes de l'Europe, elles triomphent en Belgique où nos amis flamands se sont encore renforcés, elles triomphent surtout dans les pays nordiques et en Grande Bretagne avec le succès des partis qui osent dénoncer la gabegie bruxelloise, elles triomphent aussi, mais hélas négativement, par le score impressionnant des absentionnistes. Ces élections marquent bien le coup d'arrêt nécessaire d'un processus d'intégration devenu fou, et le début de la refondation de l'Europe sur les bases du développement durable et des libertés locales.

    Qu'ils le veuillent ou non, les irresponsables de Bruxelles sont désormais confrontés aux questions qu'ils ont toujours voulu évacuer mais qui sont celles qui préoccupent les électeurs : Question turque, protection de l'espace économique européen face au mondialisme, frontières, arrêt de l'immigration clandestine, réduction de la dette pour nos enfants, défense de l'environnement et investissement dans le développement durable.

    Et s'ils ne le font pas ? Eh bien ce sera le chaos et l'obligation de refonder l'Europe sur d'autres bases : celles que proposent les régionalistes et les écologistes indépendants partisans de la décroissance.

    Comment ? En refondant le mouvement régionaliste alsacien pour en faire un mouvement écorégionaliste clairement profilé, avec ou sans Waechter, mais de préférence avec lui, car cela donnerait un mouvement politique alsacien, écologique et européen authentique. Le débat est lancé et il pourrait être le thème principal de notre prochain congrès.

  • Jacques Cordonnier analyse le mal européen

    Jacques_Cordonnier.jpgDevant un public jeune et intéressé et en présence du Conseiller Général Christian Chaton, Jacques Cordonnier a réussi l'exploit de remplir une salle de l'hôtel Ibis de Mulhouse pour parler de l'Europe. Un exploit en effet car sans accès aux médias, j'ai pu constater qu'il avait attiré autant de monde que des  "ténors"  officiels dans d'autres hôtels de notre région. Il a fait aussi bien ou.... aussi mal comme on veut.

    Bravo pour cet exploit en ce temps de déprime qui pousse chacun à rester chez soi en haussant les épaules à l'écoute des nouvelles. On peut donc s'attendre à une abstention record dimanche prochain, et c'est bien dommage car la construction européenne est la condition de l'avenir de nos enfants. Les jeunes qui avaient fait l'effort d'aller écouter Jacques Cordonnier en étaient justement convaincus. Leur présence était un premier pas pour vaincre le mal européen. Mais bien d'autres seront nécessaires car, comme l'a fort bien fait remarquer Jacques Cordonnier, le mal est dans les têtes plus que dans la réalité. Chiffres en mains Il a montré que l'Union Européenne est la première puissance économique et militaire du monde, mais un vide politique et diplomatique, pire ses citoyens n'ont aucune conscience de son existence. Pourquoi en est-il ainsi ?

    Selon Jacques Cordonnier la raison est à chercher dans la nature des institutions et dans le jeu des politiciens

    Les institutions sont irresponsables car personne ne connaît les élus  européens qui, de ce fait ne rendent de comptes à personne et font ce qu'ils veulent de leur mandat, promettant par exemple aux électeurs de s'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'UE, tout en faisant partie du lobby pro Turc à Bruxelles. Pire les politiciens nationaux amusent les électeurs en les excitant contre Bruxelles, et Jacques Cordonnier a cité à ce sujet le cas de la "bataille" de la TVA à 5,5%. Celle-ci  a mobilisé Chirac et Sarkozy contre Bruxelles pour des effets insignifiants . Les mêmes Sarko/Chirac par contre n'ont jamais bataillé pour que les frontières de l'Europe soient enfin définies, et qu'une zone de protection économique de l'UE soit constituée pour contrer la mondialisation. Bref les citoyens ne voient que les défauts de l'Europe, excités en cela par les politiciens nationaux qui ne se soucient de l'Europe que pour faire d'elle le bouc émissaire de leurs incompétences. Dans ces conditions on comprend que les citoyens les plus pro européens n'ont pas envie de se déplacer pour élire des fantoches irresponsables.

    Pour ce qui est de la commission, même critique que pour les députés, en pire, car l'irresponsabilité des commissaires est institutionnelle.Les commissaires n'ont de compte à rendre à personne et l'on sait qu'ils font ce qu'ils veulent loin des peuples et de tout contrôle démocratique. Quant au gaspillage des moyens Jacques Cordonnier n'en a pas parlé, sans doute par refus de tomber dans ce qui pourrait apparaître comme du populisme, mais qui n'est en fait qu'un souci de bonne gestion. Que dire du scandale financier des déménagements permanents entre Strasbourg et Bruxelles ?

    Quelles solutions ? Selon Jacques Cordonnier il faut commencer en donnant  à l'Europe une identité à travers l'élection d'un Président de l'UE au suffrage universel. Ce serait là sans doute un bon début, mais en attendant, il faut voter dimanche prochain et le choix ne sera ni claire ni facile. Merci à Jacques Cordonnier d'avoir un peu éclairé notre lanterne.