19.09.2009
L'Alsace est morte, vive la crise !
C'est le titre d'une pièce de théâtre présentée à la Choucrouterie. Dans cette comédie, Patrice Müller nous fait comprendre que la problématique identitaire de l'Alsace se dilue dans la misère du monde. N'étant pas critique littéraire, je ne dirai rien du spectacle lui-même, mais je récuse le parti pris qui consiste à nous faire croire que l'Alsace c'est le monde et vice versa. Non l'Alsace ce n'est pas le Tibet ou le Zambèse,et elle n'est pas non plus le reflet rhénan d'une certaine idée prétentieuse de la France qui veut se confondre avec l'humanité.
La vérité est que l'Alsace franchouillarde de Hansi est morte, et c'est tant mieux ! La vérité est que l'Alsace nostalgique des derniers Alsaciens parlant alsacien est morte aussi,paix à leurs âmes ! Reste l'Alsace réelle et moderne, francophone et ouverte sur le monde, où elle exporte ses talents et ses productions. Cette Alsace réelle et moderne, n'en déplaise à certains, a su heureusement préserver une identité profonde incompatible avec le mondialisme. Ce dernier est en crise et c'est tant mieux, car la crise du mondialisme rend incontournable dans le débat politique les questions de l'enracinement local, de l'équilibre écologique, économique et humain des territoires et des populations, bref la question de l'identité.
De quoi s'agit-il ? De maintenir et de transmettre les valeurs culturelles et humaines de notre région et pour cela il faut redonner la parole à l'Alsace car elle a quelquechose à dire à la France et au monde. Voilà pourquoi aussi, de même que les royalistes marquaient la continuité monarchique par la célèbre formule : "Le roi est mort, vive le roi !", nous régionalistes alsaciens nous disons :" l'Alsace est morte, vive l'Alsace !"
09:17 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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