Colmar Régionalisme

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  • Noch mehr Flüchtlinge ? Encore plus de réfugiés ?

    obj05975.jpgDie EU-Kommission will eine Strategie für die Aufnahme besonders schutzbedürftiger Flüchtlinge vorschlagen. La commission européenne veut proposer une stratégie pour l'accueil de réfugiés ayant besoin d'une protection toute particulière.

     2010 : 200 000  Flüchtlinge erwartet   On attend 200 000  réfugiés en 2010

    Nach Einschätzung des Flüchtlingshochkommissariats UNHCR, werden allein im kommenden Jahr weltweit rund 200 000 Menschen, die nicht in ihre Heimat zurückkehren können, einen Zufluchtsort in einem sicheren Land benötigen. D'après les estimations du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés ( UNHCR), c'est environ 200 000 personnes dans l'impossibilité de rentrer chez elles,qui auront besoin d'un pays d'accueil l'an prochain.

    Nicht Einverstanden ! Pas d'accord !

    Innenministerin Maria Feker ist gegen eine Mitwirkung an den EU-programmen zur Ansiedlung neuer Flüchtlinge. Le ministre de l'intérieur autrichien Maria Feker est contre la participation de son pays au programme européen d'installation de nouveaux réfugiés.

    Europasprecher Ewald Stadler meint : Wenn Kommisar Barrot allen Ernstes das Ziel hat, die Zunahme der illegalen Asylbewerber dadurch zu bekämpfen, dass man diese legal ins Land holt, dann ist er endgültig rücktrittsreif " Le porte-parole aux affaires européennes Ewald Stadler estime, je cite :" Si le commissaire Barrot envisage sérieusement de combattre l'afflux des clandestins en les faisant venir légalement chez nous, il faut considérer qu'il est définitivement mûr pour la retraite.

     

  • Picsou n'a plus le sou, l'Etat français non plus et les finances locales sont exangues

    images.jpgL'oncle d'Amérique est endetté jusqu'au cou, l'Etat français n'a plus le sou tandis que les finances locales sont de plus en plus mal en point car l'état central se défausse de ses charges sur les régions et les départements. Pour y faire face les collectivités locales sont alors contraintes d'augmenter les impôts locaux (+17 % cette année à Nice par exemple). Cette situation a conduit le gouvernement à tenter de  réformer la fiscalité locale.Apparemment il s'y prend mal car il a contre lui les présidents des conseils généraux, tous partis confondus.

    Dans une résolution adoptée hier, l'Assemblée des départements de France (ADF) a menacé de ne plus participer au financement de projets nationaux décidés par le gouvernement et d'engager devant les juridictions compétentes le recouvrement des sommes dues par l'Etat au titre des charges qui leur ont été transférées.

    Selon le président de l'ADF "25 départements ne sont plus à même d'élaborer leurs budgets" (DNA du 25 septembre 09)

    Point de vue régionaliste

    Il n'y a pas de réforme des finances locales sans une réforme de toute la fiscalité française. La réforme en cours aboutit à alourdir la fiscalité locale  en éludant la question de la mauvaise gestion de l'Etat central. La mauvaise gestion de l'Etat central étant d'ailleurs elle même en partie conditionnée par les mécanismes financiers  européens et mondialisés incontrôlés aboutissant à alourdir sans cesse le poids de la dette que nous léguons aux  générations futures.

     

     

  • L'Alsace est morte, vive la crise !

    alsacienneB_113_150.jpgC'est le titre d'une pièce de théâtre présentée à la Choucrouterie. Dans cette comédie, Patrice Müller nous fait comprendre que la problématique identitaire de l'Alsace se dilue dans la misère du monde. N'étant pas critique littéraire, je ne dirai rien du spectacle lui-même, mais je récuse le parti pris qui consiste à nous faire croire que l'Alsace c'est le monde et vice versa. Non l'Alsace ce n'est pas le Tibet ou le Zambèse,et elle n'est pas non plus le reflet rhénan d'une certaine idée prétentieuse de la France qui veut se confondre avec l'humanité.

    La vérité est que l'Alsace franchouillarde de Hansi est morte, et c'est tant mieux ! La vérité est que l'Alsace nostalgique des derniers Alsaciens parlant alsacien est morte aussi,paix à leurs âmes ! Reste l'Alsace réelle et moderne, francophone et ouverte sur le monde, où elle exporte ses talents et ses productions. Cette Alsace réelle et moderne, n'en déplaise à certains, a su heureusement préserver une identité profonde incompatible avec le mondialisme. Ce dernier est en crise et c'est tant mieux, car la crise du mondialisme rend incontournable dans le débat politique les questions de l'enracinement local, de l'équilibre écologique, économique et humain des territoires et des populations, bref la question de l'identité.

    De quoi s'agit-il ? De maintenir et de transmettre les valeurs culturelles et humaines de notre région et pour cela il faut redonner la parole à l'Alsace car elle a quelquechose à dire à la France et au monde. Voilà pourquoi aussi, de même que les royalistes marquaient la continuité monarchique par la célèbre formule : "Le roi est mort, vive le roi !", nous régionalistes alsaciens nous disons :" l'Alsace est morte, vive l'Alsace !"

  • Emploi mondialisé ou emploi local ? Illustration bretonne

    225px-Gwenn_ha_du_svg.pngVivre et travailler au pays est-ce encore possible ? Nos enfants devront-ils aller chercher du travail au bout du monde ? Le cas de la pêche en Bretagne illustre dramatiquement la question à l'heure où, sur le port du Croisic, on peut lire la banderole suivante :" Non à la fermeture de la criée". Et de fait dans le port du Croisic les yachts de plaisance remplacent les derniers chalutiers. Sur le port on ne trouve plus de poissonniers mais dans le grand Supermarché on achète du poisson venu du monde entier. Plus loin sur la côte les algues vertes tueuses envahissent peu à peu le littoral, car l'eau de la nappe phréatique bretonne est polluée par l'agriculture intensive qui nourrit les algues vertes. Mais sans agriculture intensive les fermiers bretons ne pourraient soutenir la concurrence mondiale...bref c'est l'impasse.

    Pas tout à fait cependant, mais pour cela il faut remettre en cause le mondialisme pour sauver l'emploi local et préserver l'équilibre écologique des territoires, et aussi celui des êtres humains et des sociétés : précarité, suicide, obligation de suivre l'emploi au bout du monde mais aussi chômage par surqualification. Fini le temps où l'on s'arrachait les diplômés de l'enseignement supérieur. En 2009, 62% des diplômés d'enseignement supérieur de 2008 ne trouvent pas d'emploi. il faut s'adapter au mondialisme leur répond-on. Partez au bout du monde exportez vos compétences......et acceptez d'être payés avec des salaires chinois !

    Mais il y a pire. En ce temple du mondialisme qu'est la Grande Bretagne, il est légalement interdit à un diplômé d'enseignement supérieur de postuler à un emploi non qualifié. Les emplois non qualifiés sont en effet réservés aux personnes non qualifiés, c'est à dire à quelques anglais de souche quand il en reste,  et le plus souvent aux immigrés plus ou moins récents et plus ou moins légaux. Chez nous c'est aussi très tendance mais ce n'est pas encore légal. Moralité faut-il encore s'instruire ? Faites une expérience, demandez à vos amis et connaissances où travaillent leurs enfants et avec quel niveau de qualification. Vous constaterez alors que plus le niveau de qualification est élevé et moins l'emploi est un emploi localisé et territorialisé. Au contraire les rares parents qui ont encore la joie d'avoir leurs enfants près d'eux voient ceux-ci occuper des emplois de proximité peu qualifiés.

    La mondialisation a donc des effets désastreux sur la cellule familiale et la cohésion sociale. Pour faire court la mondialisation entraîne la fuite des compétences et la substitution de la main-d'oeuvre locale par une main-d'oeuvre immigrée peu qualifiéé, qui, en outre, comble les déficits démographiques et cotise aux caisses de retraite.

    Si l'être humain n'était qu'un producteur consommateur ce système serait souhaitable ( il est d'ailleurs hélas celui de la commission de Bruxelles qui veut faire entrer des millions d'immigrés dans l'UE), le problème est que l'être humain est aussi porteurs de valeurs culturelles diverses qui ne se réduisent pas à produire et consommer et qui définissent son identité.La libre circulation des biens, des capitaux et êtres humains atteint ses limites lorsqu'elle devient un tsunami incontrôlable dont la crise financière récente n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend. La politique ne peut donc plus se réduire aux taux de croissance et aux valeurs boursières, mais elle doit d'urgence prendre en compte les valeurs culturelles et identitaires, et reconnaître qu'il existe des territoires, des régions, des cultures et des identités irréductibles à la mondialisation.

    Les territoires, nationaux, régionaux, locaux doivent donc pouvoir se protéger non seulement contre les pollutions d'algues vertes ou de CO2, mais aussi contre les pollutions économiques et financières qui détruisent l'emploi local et les valeurs identitaires et culturelles associées.

    Cela vaut bien sûr pour les " natifs" tribaux de Nouvelle Zélande ou de Nouvelle Calédonie, ou encore les Inuits du cercle polaire, mais aussi pour tous les "natifs" bretons, corses, alsaciens, voire "petits blancs" où qu'ils se trouvent comme par exemple en Afrique du Sud ou au Zimbabwé  ( A ce propos notons que la Constitution d'Afrique du Sud reconnait expressément ce droit à sa minorité blanche, bel exemple que devrait méditer tous les racistes )

    Le terme politique qui définit ce droit du politique à contrôler l'économie et la finance au nom des valeurs autres que marchandes, ce terme s'appelle souveraineté et il s'applique à tous les niveaux de territorialité. Bien entendu tout retour au monde ancien est impossible car la mondialisation est un fait incontournable qui entraîne l'imbrication des ethnies, des cultures, des religions, des identités diverses. On ne peut revenir à l'hexagone fermé sur le monde. On peut par contre faire l'inventaire de ce qui est mondialement supportable et souhaitable, et au contaire distinguer ce qui relève des espaces territoriaux et identitaires,la préservation de l'emploi local au profit des locaux étant la première expression de l'identité d'un territoire.

    Pour revenir au cas breton développé plus haut, on peut concevoir une agriculture bretonne découplée des contraintes productivistes du marché mondial et orientée souverainement, sans l'avis de Bruxelles, par des aides régionales et nationales vers les productions biodynamiques subventionnées. Ainsi serait préservé un emploi local agricole durable en même temps que la nappe phréatique bretonne. La boucle serait bouclée mais cette fois dans le bon sens, c'est à dire vers le retour à l'équilibre territoriale. Concernant la pêche une réglementation mondiale est indispensable mais en application du principe de subsidiarité on peut aussi concevoir des mesures locales  concernant certains stocks de poissons côtiers.

    Avec la volonté politique tout est possible, mais il ne peut s'agir que d'une volonté politique ancrée dans les territoires, régionaux d'abord,car les bureaucraties, bruxelloises mais aussi parisiennes, ne connaissent que les rapports de force. Aux régionalistes de s'organiser au-delà de leurs querelles de chapelle avec toutes celles et ceux qui croient encore que la République en vaut la peine. Les élections régionales seront le test de cette volonté. Dossier à suivre.

     

  • Alsace d'abord séduit la jeunesse mais quid des régionales ?

    200px-Drap_alsace.jpgLa fête d'Alsace d'Abord à Rombach le 30 août a illustré le dynamisme militant d'un mouvement régionaliste alsacien qui séduit de plus en plus les jeunes et se prépare à se faire entendre aux prochaines élections régionales.

    Ancré dans sa ligne identitaire et protestataire, Alsace d'Abord peut créer la surprise en ce temps de crise. Ses thèmes sont en effet ceux de l'avenir : identité, solidarité et développement durable. Le problème est que cela ne suffit pas pour gagner des élections car les jeunes sont peu politisés et les jeunes électeurs encore moins nombreux. C'est triste mais c'est ainsi, la France est un pays de vieux et la politique est faite par les vieux. Cela vaut tout particulièrement de l'Alsace. Alsace d'Abord doit donc aussi se tourner vers la masse des mécontents plus âgés en "ratissant" large comme Europe Ecologie sut si bien le faire aux élections européennes. En clair il faut séduire les électeurs flottants, de plus en plus nombreux, qui refusent l'hégémonie UMP en votant parfois Modem, parfois  Verts, parfois socialiste (s'il en reste en Alsace).

    Récupérer les électeurs flottants est donc une gageure pour toutes les formations alsaciennes qui refusent que l'Alsace soit mise en coupe réglée par le parti institutionnel parisien UMP. Ce monopole est illustré par l'éclatement de la composante centriste de la majorité zellerienne du Conseil Régional.

    Aux ordres de Paris et de Xavier Bertrand, l'UMP et le prétendu Nouveau Centre, soutiennent Philippe Richert. Circulez braves gens il n'y a rien à voir, tout est décidé. La seule réponse serait donc une union des défenseurs des libertés locales et d'une gestion décentralisée de notre région. En attendant la réalisation de ce beau rêve d'un vaste mouvement régionaliste alsacien créé en bougeant toutes les lignes, les militants et les amoureux de l' Alsace n'ont que le choix de soutenir les jeunes militants d'Alsace d'Abord dans leur inlassable travail de terrain.