11.10.2009
Debout la République organise la résistance en Alsace !
Lorsque le vice trône au sommet de l'Etat, lorsque les voyoux font la loi dans nos rues, lorsque les enfants se font payer pour aller à l'école, il y a quelquechose de pourri dans le République et cela appelle à la résistance. Celle-ci est peut-être en train de s'organiser en Alsace sous l'égide de Debout la République, et de toutes celles et ceux qui, comme moi, ne supportent plus la décadence de l'Etat et de la France.
C'est en tout cas l'impression que j'ai eue à Rombach à la réunion organisée le dimanche 11 octobre par les amis de Nicolas Dupont-Aignan. Ayant pris mes distances envers toute organisation politique, c'est en tant que "résistant" non encarté que j'ai pris part aux débats pour expliquer que le régionalisme est une condition de la réforme de l'Etat et du redressement de la France. Et je l'ai fait en tant qu'ancien militant gaulliste et en évoquant la pensée de De Gaulle sur la question.
Ci-après le texte de mon intervention.
Je m'appelle Roland Vernizeau. Ma présence ici est motivée par le fait que je suis un ancien militant et cadre gaulliste. Actuellement parceque je suis un régionaliste convaincu je soutiens l'action personnelle de Jacques Cordonnier, mais je suis venu surtout pour exprimer une idée toute simple, à savoir que sans un rassemblement des oppositions qui refusent aussi bien la gauche et les verts que l'UMP,la démocratie française est vouée à une dérive bonapartiste politico médiatique qui est à l'opposé de l'esprit de la Vè République. Le Sarkozysme, c'est au mieux la république consulaire, mais c'est surtout un empire affairiste à la Napoléon III, c'est une dérive anti-démocratique qui appelle un rassemblement des oppositions indépendantes de la gauche.
Si ce rassemblement n'a pas lieu, et pour ce qui est de l'Alsace,notre région sera condamnée pour l'éternité à subir l'hégémonie de l'UMP. Mais une vraie opposition en Alsace doit jouer sur le régistre régionaliste. Et, à ce sujet, permettez à l'ancien militant et cadre gaulliste que je suis, de vous rappeler l'oeuvre constitutionnelle de De Gaulle, et son projet de régionalisation. De Gaulle ne l'oublions pas,voulait couronner son oeuvre constitutionnelle par la régionalisation, qui, outre la rationalisation de la gestion des territoires, prévoyait aussi de transformer le Sénat en Chambre des Régions Françaises.
De l'histoire ancienne me direz-vous, et il y a la crise et d'autres urgences. C'est vrai, mais à l'heure où l'état central siphonne les finances locales au point que 25 départements sont aujourd'hui incapables de faire un budget,la régionalisation devient une urgence pour des raisons financières autant que politiques. La régionalisation est au coeur de la réforme de la République et de l'Etat, et elle est un retour aux fondamentaux du gaullisme qui est une idée neuve.
Il est une idée neuve parce que ses valeurs et sa vision sont celles dont l'action politique a besoin aujourd'hui. Etre gaulliste, c'est être un résistant, c'est avoir le sens de l'Etat, et cela au service d'une France debout qui s'affirme au sein d'une Europe allant de l'Atlantique à l'Oural.La résistance à organiser est d'abord de nature morale, elle consiste à s'opposer à l'esprit de décadence et de confusion morale qui s'étale partout, et d'abord au sommet de l'Etat. Elle est politique ensuite, et commence par le refus de ce nouveau régime des partis qui verrouille l'expression démocratique, qu'il s'agisse du PS et de ses magouilles, ou de l'UMP dont les militants n'ont que le droit de payer leur cotisation et de se taire. Il s'agit d'organiser la résistance sur tous les fronts : résistance à la décadence démocratique de ce pays dont le système, verrouillé en haut lieu, ne vaut pas mieux que celui de M. Berlusconi en Italie. Résister aujourd'hui c'est d'abord dire non à l'inacceptable : non aux délocalisations, non à la toute puissance de la finance internationale, non au syndicalisme démagogique à la Besancenot ou à la José Bové, non aux larmes de crocodiles des bons esprits qui soutiennent les illégaux et se font complice des marchands d'esclave, non à la loi des gangs dans nos quartiers, non à la soumission à l'Amérique via l'Union Européenne, non à l'abrutissement médiatique, non à la décadence de la langue française, non enfin à ce centralisme jacobin qui étouffe la France réelle pour le plus grand profit du petit président. Non, non et non à tout ce qui détruit la France.
Vaste programme aurait dit De Gaulle. C'est vrai, et c'est pourquoi il nous aurait invité à nous rassembler, d'où que nous venions, mais avec la volonté commune d'avancer ensemble. C'est tout ce que je nous souhaite, et c'est la raison de ma présence ici dans l'espoir que sera créé un jour un rasemblement démocratique alsacien au service d'une République debout !
17:17 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Désolé de faire ce hors-sujet.
N'étant qu'un lointain sympathisant d'Alsace d'Abord, j'ai eu vent d'un bruit sur un éventuel départ de Christian Chaton à l'UMP; Rumeur malveillante, mauvaise communication ou volonté de sauver son siège de conseiller général ?
Si ma question dérange, effacez-la mais j'aimerais tout de même savoir ce qu'il en est ...
Ecrit par : Lothar | 28.10.2009
Je soutiens Christian Chaton pour son action de terrain mais je ne suis pas son confident. Il a un blog en lien sur se site, posez-lui directement vos questions.
Ecrit par : Vernizeau | 30.10.2009
C'est fait mais malheureusement, il n'a pas pris le temps de me répondre ou de s'expliquer sur un blog où il était mis en cause. Il a peut-être cru à une provocation de ma part. Telle n'était pas mon intention.
Merci tout de même de votre réponse.
Ecrit par : Lothar | 04.11.2009
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