17.11.2009

Régionales : il faut sauver le soldat Cordonnier !

Jacques_Cordonnier.jpgPolitiquement la France est un champ de ruines. Au milieu des ruines les partis essaient d'exister tandis que les lobbies font du bruit, occupent les rues et cassent le matériel urbain. Face à la chienlit le pouvoir devient de plus en plus centralisé, technocratique et isolé entre les mains d'un président qui s'agite beaucoup mais réalise peu.

La France est entrée dans une ère de déclin démocratique, même si les apparences sont sauves puisque l'on fait croire aux Français que leurs votes comptent, alors qu'en fait le système est bloqué. Les prochaines élections régionales de mars 2010 vont le confirmer. Dans notre région en particulier tout est déjà joué, ou à peu près, car en Alsace il n'y a pas d'alternative à l'UMP. Le parti institutionnel attend début mars 2010 pour faire donner la grosse artillerie de sa " com" subventionnée. En face l'opposition institutionnelle de la pseudo gauche écolo attrape tout, se prépare à prendre quelques voix, mais sans prétendre pouvoir débloquer le système, ni se présenter en rupture avec lui, et pour cause ! Tout comme Nicolas Sarkozy l'opposition de gauche est porteuse des mêmes valeurs énarchiques et d'un même attachement au jacobinisme centralisateur. Les électeurs n'auront donc que le choix de voter pour l'UMP et le sarkozisme, c'est à dire pour les soixante-huitards friqués, ou les bobos socialistes acoquinés aux anarcho libertaires de Cohn-Bendit. Quant au peuple, de droite ou de gauche, il pourra toujours se défouler en cassant quelques abris bus ou en répandant du lait sur la chaussée.

Malgré la crise et le mécontentement des Français, les élections régionales ne vont donc pas changer grand chose à la donne politique de ce pays, et l'on peut déjà annoncer que le grand vainqueur sera le parti des abstentionnistes.

Que faire  ? En appeler au peuple et le rassembler sur un projet de rupture visant la structure même des pouvoirs dans la République. Et tant pis pour les derniers militants, de droite ou de gauche, attachés à leurs vieilles lunes idéologiques !  En Alsace aussi tant pis pour les régionalistes qui ne savent pas s'organiser pour constituer une opposition de fond à la dérive anti-démocratique de notre système politique.C'est très dommage,car en Alsace, face à l'UMP et à la nébuleuse PS pseudo écolo attrape tout, il y aurait de quoi créer un mouvement régionaliste populaire et crédible.S'il n'avait été dirigé de manière autocratique depuis Paris, le Modem aurait pu se placer au coeur d'un dipositif oppositionnel alsacien réconciliant la vieille sensibilité alsacienne de défense des libertés locales aux militants d'une région Alsace forte. En effet tous  voient dans le renforcement des régions la seule parade à la concentration du pouvoir entre les mains d'un président auquel ne s'oppose plus aucun contre pouvoir.

IL n'en sera pas ainsi hélas, et l'on peut donc prévoir à l'avance le résultat des régionales : Progrès de la gauche pseudo écolo, retour du FN mais aucune modification en profondeur de l'équilibre des forces au soir d'une élection qui verra l'Alsace plus que jamais entre les mains du parti institutionnel élyséen.

En mars 2010, faute d'une offre politique régionaliste renouvelée et renforcée,  Alsace d'Abord restera donc le seul mouvement politique à proposer des solutions neuves ancrées dans les réalités locales, et cela en dépit du déficit d'image lié à ses péchés de jeunesse. Dommage car ce mouvement est dirigé par un homme raisonnable et sincère en la personne de Jacques Cordonnier . Ce dernier mérite d'être soutenu car il est le seul défenseur sérieux des libertés locales, le seul aussi à se soucier d'abord des problèmes concrets des Alsaciens. Mais il est le seul direz-vous. Qu'importe ! Rappelons-nous De Gaulle au début, il était seul lui aussi, car il était entré en résistance le premier. Sans prétendre pousser trop loin une comparaison qui écraserait l'ami Jacques, j'appelle à sauver le soldat Cordonnier en attendant des renforts résistants qui viendront tôt ou tard. Il en sera nécessairement ainsi car les maires et les élus locaux, avec tous les  défenseurs  des libertés locales, constituent l'une des rares forces résistantes qui se mobilisent actuellement contre la dictature techno-médiatique de l'Elysée allié au Ministère des Finances. Si rien ne change les élus locaux devront bientôt quémander leurs subventions à l'Elysée comme des courtisans ! Voilà pourquoi aussi, et pour conclure, j'affirme que  le combat en faveur des libertés locales est la condition d'un renouveau démocratique de la République. Soutenir Jacques Cordonnier c'est donc vouloir une Alsace debout afin que revive la République !

Commentaires

Pour "sauver le soldat Cordonnier" comme vous dites, il faut mobiliser tout le monde aux urnes et sur le terrain pour la liste régionaliste Alsace d'abord!

Amitiés

Ecrit par : Elsässer | 20.11.2009

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