Colmar Régionalisme

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  • Elections régionales : quand le joker devient mistigri.

    photo_urne_standard_100_BL.jpgNicolas Sarkozy a voulu nationaliser le débat des élections régionales et en faire un choix plébiscitaire de sa politique. L'UMP ne l'entend plus de cette oreille depuis que le désamour s'aggrave entre le chef de l'Etat et les Français. Le joker Sarkozy est en train de devenir un mistigri que l'UMP aimerait bien refiler...mais au jeu politique cela n'est pas possible, aussi l'UMP, bien embêtée, fait semblant de découvrir que les élections régionales sont d'abord des élections ayant des enjeux...régionaux

    Philippe Richert a donc organisé un début de débat portant sur les questions régionales au sein de l'UMP; ce qui est une vraie nouveauté. Mieux, avec quelques élus alsaciens, il a même osé dire non à l'Elysée, qui, à travers Jean-Claude Gaudin, voulait imposer un de ses protégés  sur la liste UMP d'Alsace. On tremble devant une telle audace qui reflète en fait l'inquiétude de l'UMP quant aux résultats des prochaines élections  !

     

  • Türckheim :la colonne de la honte et la mémoire sélective

    200px-Drap_alsace.jpgLorsque le maire de Türckheim dénonce le caractère politique des manifestations organisées contre l'obélisque dédié au Maréchal Turenne, il a évidemment raison, mais ce constat ne peut occulter le problème moral fondamental posé par ce monument, à savoir que les crimes de guerre sont des crimes de guerre, même lorsqu'ils sont perpétrés par des compatriotes.

    La mémoire nationale ne peut être sélective et la repentance exigée seulement des nazis, khmers rouges, turcs massacreurs d'arméniens, serbes bourreaux de Sbrenica, etc etc..j'en passe et des meilleurs.La morale des droits de l'homme est universelle et le devoir de mémoire une exigence qui s'applique aussi à la conscience nationale.

    Or, à ce jour, nos livres d'histoire occultent aussi bien le génocide vendéen commis au nom des idéeaux républicains, que le massacre des populations alsaciennes perpétré par Turenne pour la plus grande gloire du roi de France.

    Voilà pourquoi en conclusion je suggère au maire de Türckheim de prendre une iniative conciliatrice au sujet du monument qui est la honte de sa commune. Faute de quoi je crains que  chaque année il ne devienne le lieu d'un rendez-vous mémoriel que la France a avec sa mauvaise conscience.

  • Réforme territoriale : une bonne réforme est encore possible

    200px-Drap_alsace.jpgLa place de l'Alsace dans la structure territoriale française va se jouer dans les prochains mois à travers la réforme territoriale. Le Sénat est désormais saisi du projet de réforme, et l'on constate que les esprits se calment à son sujet; ce qui est de bonne augure, les défenseurs de la décentralisation ne hurlent plus à la recentralisation, tandis que les "parisiens" et les technocrates commencent à comprendre que la France existe ailleurs qu'en Ile-de-France. Quant à Nicolas Sarkozy il semble avoir compris que son réformisme bonapartiste et provocateur est en fait très contreproductif.

    Le résultat de ce timide retour au bon sens est la mise en veilleuse des aspects les plus polémiques de la réforme, à savoir le mode d'élection des conseillers territoriaux et la répartition des compétences entre les différentes collectivités.

    Il faudra bien pourtant faire des choix en la matière en espérant qu'ils se feront dans le souci de plus de démocratie et de moins de technocratie. Plus de démocratie cela signifie un mode de scrutin qui permette aux petites formations alsaciennes et régionalistes de faire entendre leurs propositions au même titre que les grandes formations nationales, en d'autres termes cela implique que le mode d'élection des futurs conseillers régionaux comporte une dose de scrutin proportionnel. Mais plus de démocratie entraîne aussi que les élus territoriaux soient plus que des répartiteurs d'enveloppes budgétaires décidées à Paris. Ce n'est que lorsque ces deux points seront décidés que nous saurons si, oui ou non, la réforme en cours n'est pas une forme déguisée de recentralisation. Dossier à suivre. 

  • Algérie : les chrétiens s'inquiètent

    1-picture1.gifAlors que de prétendus intellectuels veulent interdire ( rien que ça !) le débat sur l'identité nationale, la revue indépendante Marianne (soutenue par ce blog) a le courage et le mérite de poser clairement le rapport entre islam et identité dans son dernier numéro. Elle titre "Les musulmans s'inquiètent !" et elle dénonce à juste titre les dérapages dont les musulmans sont victimes.

    Le problème est que pas plus Marianne que les autres médias français, ne font la moindre allusion à la situation des chrétiens, non pas en Egypte ou en Arabie Saoudite, mais dans un pays tout proche, j'ai nommé l'Algérie. Les  musulmans s'inquiètent en France..... mais les chrétiens encore plus en Algérie !

    Dans ce pays les colons chrétiens catholiques ont disparu avec la colonisation, mais depuis quelques années le christianisme protestant est en pleine expansion parmi les musulmans, les kabyles surtout. Il n'en faut pas plus pour que les autorités algériennes y voient une menace contre l'identité nationale algérienne, définie arbitrairement comme arabo-musulmane, au mépris des berbères parfois tentés par le christianisme.

    Et c'est ainsi que le 26 décembre dernier les chrétiens d'une église de Tizi-Ouzou en Kabylie se sont vus interdire l'accès à leur église par des extrémistes musulmans qui ensuite la pillèrent. L'information n'a pas été diffusée en France. No comment !

  • Référendums outre-mer : victoire de tonton Braguette

    macire-1.jpgMartiniquais, guadeloupéens et guyanais ont voté massivement contre tout changement au statut de département d'outre mer qui est le leur. Les élus locaux, conscients de l'archaïsme de ce statut, avaient pourtant fait campagne en faveur du oui, mais les électeurs ont craint de changer les avantages acquis d'un statut semi colonial contre les profits incertains d'une plus grand autonomie.

    En fait c'est tonton Braguette qui a gagné. Explication : Tonton Braguette est le surnom d'un homme politique français qui devint très populaire à la Réunion en se montrant très généreux sur les allocations en tous genres,et d'abord celles que l'on gagne en ouvrant simplement sa braguette pour peupler la République !

    Dommage pour les Alsaciens car la départementalisation est contre leur intérêt. Certains départements comme les deux de notre région sont de gros contributeurs nets au pot commun, mais il y a les départements dépensiers qui ne font pas d'efforts de bonne gestion, assurés qu'ils sont de voir la République combler leurs déficits.

    Pour limiter l'assistanat d'une part, et les rentes de situation facteurs de vie chère d'autre part ( les monopoles commerciaux par exemple), le gouvernement avait donc tenté une timide réforme visant à responsabiliser les territoires. Peine perdue la crainte de perdre les subsides et les "allocs" de la métropole a été la plus forte. Tonton Braguette a encore de beaux jours devant lui sous les cocotiers.

  • Elections régionales : Bon vent à Bernard Stoessel....

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    Deux listes dites "centristes" s'esquissent : celle du Modem et celle de Bernard Stoessel.

    La liste du Modem n'est que la succursale alsacienne de la liste égocentriste de François Bayroux, aussi n'y a-t-il rien à dire à son sujet, sinon qu'elle pose une fois de plus l'éternelle question : le centre c'est où ? C'est quoi ?

    Beaucoup plus intéressante est la liste de Bernard Stoessel qui devrait être connue début mars. On voudrait croire qu'elle constituera une liste authentiquement alsacienne et au service de l'Alsace d'abord. Bernard Stoessel se veut en effet le digne continuateur de ce régionaliste modéré que fut Adrien Zeller, avant qu'il ne renonce et ne finisse phagocyté lui aussi par la machine électorale parisienne RPR, puis UMP. Souhaitons donc bon vent à Bernard Stoessel car la réalité politique régionale n'est pas enthousiasmante.

    La tentative de Bernard Stoessel se heurte aux querelles d'égos et provoque des remous ( voir DNA du 10 janvier ).Pierre Marmillot, co-fondateur avec lui de Force Centriste Alsace, lui donne même le coup de pied de l'âne, ou plutôt de la vache, en annonçant "qu'il n'emmènerait personne à l'abattoir".

    Plus sérieusement la question est de savoir à quoi servent ces listes qui ne se veulent ni de droite ni de gauche ? Leurs inspirateurs  finiront-ils par comprendre que la vraie ligne de clivage n'est plus entre les lectures politiques archaïques, de droite ou de gauche, issues du siècle dernier, mais entre les démocrates décentralisateurs, identitaires et défenseurs des libertés locales d'une part, et les tenants de la technocratie centralisatrice parisienne et européenne d'autre part ?

    En Alsace cela se traduit par le soutien au régionalisme affirmé qui est celui d'Alsace d'Abord, tous les autres choix prétendument "centristes" ne sont que littérature politicienne et grosses ficelles pour carriéristes locaux.

     

  • Marine Le Pen : nouvelle Dalida de la chanson française ?

    diapo-1.jpgMarine  Le Pen ne veut pas de la loi contre la burqa, mais elle veut inscrire le refus du communautarisme dans la constitution française ! Rien que ça ! Et elle démontre par là même qu'elle appartient elle aussi au club de la chanson politique française dont l'air favori est celui d'Emporte le vent ...

    De deux choses l'une en effet : ou bien on refuse l'islamisation de la société française en interdisant par une loi très détaillée le port de la burqa dans la vie publique, ou bien on se paye de mots comme le fait Marine Le Pen. Pourquoi ne demande-t-elle pas aussi que l'on inscrive dans la constitution l'interdiction de pleuvoir le dimanche ?

    Le communautarisme musulman est déjà un fait, se voiler la face ( si j'ose me le permettre) sur cette réalité n'y change rien. Il faut au contraire apprendre à vivre avec la différence musulmane comme nous vivons avec la différence juive depuis si longtemps sans problème.Mais pour cela il faut que s'impose la loi démocratique commune qui rappelle aux musulmans que leur liberté finit où commence celle des autres, le reste est affaire de bon sens et de civisme.

    Conduire en burqa est dangereux, aller chercher en burqa un enfant à l'école sert les pédophiles, se déplacer en burqa permet de dissimuler au mieux une arme de braqueur, au pire une bombe de terroriste, bref, tous les actes de la vie publique dans une société ouverte et tolérante se font à visage découvert. Ce qui ne se fait pas à visage découvert relève de pratiques mafieuses et criminelles. Voilà ce que Marine Le Pen aurait pu dire si elle n'avait déjà rejoint le club des amuseurs publics, telle la nouvelle Dalida dans son interprétation perso du grand air de Sarkozy...parolé....parolé....parolé..

     

  • Strasbourg ? Annexe administrative de Paris et de Bruxelles , ou plus ?

    images.jpgIl existe une  association " Pour la démocratie européenne", ce n'est pas une plaisanterie, il existe même des démocrates européens. Saluons-les car ils sont rares ! Pour l'essentiel en effet, les Eurocrates constituent une mafia fort peu démocratique qui vit en circuit fermé dans la tour dorée de ses prébendes et de ses certitudes. Cela ne va pas sans conflits d'intérêts internes dont la rivalité entre Bruxelles et Strasbourg n'est qu'un épisode parmi d'autres

    Mais il se trouve que l'association "Pour la démocratie européenne" soutient Strasbourg contre Bruxelles, au nom d'un fédéralisme polycentrique opposé au fédéralisme centralisé pratiqué depuis 1947 et qui n'est qu'une forme de jacobinisme, sinon de "centralisme démocratique" peu différent de celui à la mode autrefois dans les démocraties populaires de l'Europe de l'est.

    Sans être dupe des conflits d'intérêts qui sous-tendent l'action de Troy Davis, le secrétaire de l'association, celui-ci mérite d'être soutenu par ceux qui, comme les régionalistes, aiment Strasbourg et voient dans cette ville plus que l'annexe administrative de Paris ou de Bruxelles.

    Troy Davis et ses amis disent s'inspirer de la théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu. Ceci est flatteur pour le coq gaulois mais à mon sens la motivation profonde des "démocrates européens" est un refus très anglo-saxon, et germanique, de la centralisation à la romaine pratiquée par Paris et Bruxelles; ce qui conforte les points de vue des régionalistes alsaciens.Pour le reste de son programme l'association patauge dans le mondialisme ambiant, personne n'est parfait, mais sa vision d'une Europe polycentriste, donc plus démocratique, justifie le soutien des régionalistes alsaciens. L'action de l'association est relayée par de nombreux élus locaux alsaciens, de droite comme de gauche; ce qui est une manière efficace de faire bouger les lignes au service de Strasbourg, capitale de l'Alsace et plus si affinités... 

  • Les élections régionales et la question identitaire en Alsace

    alsacienneB_113_150.jpg A toutes et à tous d'abord meilleurs voeux pour 2010! L'année ne pourra qu'être meilleure que 2009 puisque nos chers politiciens le disent. Ils n'ont d'ailleurs pas tout à fait tort car avec votre argent la bourse se porte bien. Quant à vous, pour oublier des lendemains incertains, vous avez fait la fortune des marchés de Noël. Vous avez eu raison, il faut vivre d'abord et aimer la vie, c'est la meilleure réponse à une certaine morosité ambiante produite par le manque de sens collectif. Le bonheur dans la vie privée c'est l'essentiel, mais il ne faut pas laisser la politique aux spécialistes. Il ne faut pas oublier que  les politiciens ne sont que le reflet de ce que nous sommes, aussi, si nous sommes irresponsables ils le seront aussi. Ne soyons donc pas irresponsables et commençons par voter quand l'occasion nous en est donnée, comme par exemple en mars prochain pour renouveler nos élus régionaux, ou ce qu'il en restera, après la réforme territoriale à la sauce Sarkozy.

    Les listes ne sont pas encore toutes connues, mais dès à présent je peux vous annoncer que seule la liste conduite par Jacques Cordonnier sera une liste authentiquement régionaliste, constituée de locaux engagés, mais engagés d'abord au service de la région, et non une liste de parachutés concoctée dans les officines parisiennes.

    Le programme régionaliste ? Servir l'Alsace d'abord ! Et non quelque entité artificielle regroupant des territoires charcutés et regroupés par des technocrates ! Vous souriez ? L'Alsace  c'est l'Alsace pensez-vous, eh bien détrompez-vous et dépêchez-vous de voter aux prochaines élections régionales, car ce sont peut-être les dernières du genre compte tenu de l'hypercentralisation sarkozyste en cours d'une part, et de la mondialisation d'autre part.

    Que restera-t-il de l'Alsace dans quelques années ?

    Plus personne n'ose le dire. Une Alsace où des minarets s'élèveront plus haut que la cathédrale de Strasbourg ? Une Alsace aux emplois délocalisés au bout du monde, selon les décisions de quelque direction de multinationale anonyme située on ne sait où ? Une Alsace dont les enfants ne parleront ni dialecte ni français, mais le pauvre verlan des banlieues ? Une Alsace championne de France des voitures brûlées ?

    Est-il trop tard pour sauver l'Alsace dans une France qui n'a plus ni identité ni projet, simple département d'une Europe coca cola kebab, dont le président est un amuseur américain au service  de Wall Street d'abord ?

    Que reste-t-il du discours politique classique face à ces interrogations ? Pas grand chose, et il suffit de constater l'explosion des communautés en tous genres sur internet pour comprendre que le monde de demain ne connaitra plus ni la nation, ni la citoyenneté, mais sera communautaire et identitaire... et plus selon affinités. C'est à partir de ces données qu'il faut tenter de construire un discours politique nouveau, mais nos hommes politiques appartiennent au passé malheureusement et en sont incapables. En votant contre les minarets, les Suisses ont montré justement combien ils étaient en avance sur leur classe politique en plaçant le fait identitaire au coeur du débat public. L'identité, précisons-le, ce n'est pas le racisme mais son contraire, c'est reconnaitre que les êtres humains sont différents et qu'il n'existe pas de  citoyenneté abstraite, seulement des réalités culturelles, ethniques et religieuses incontournables. Ce sont ces réalités que les politiques doivent d'abord reconnaitre s'ils veulent proposer un discours cohérent et être de nouveau entendus.

    Nicolas Sarkozy l'a bien compris en lançant le débat sur l'identité, mais il n'est pas honnête et veut simplement récupérer les voix du FN, parti archaïque qui réduit la question de l'identité à un discours franchouillard complètement dépassé.

    Ce n'est pas le cas des régionalistes d'Alsace d'Abord. Loin de vouloir revenir à l'Alsace de grand papa, ils veulent au contraire construire l'avenir de notre région à partir des réalités locales et de proximité de 2010. En partant de ces réalités locales ils posent des questions identitaires fondamentales, devenues incontournables, et auxquelles il faudra bien donner des réponses tôt ou tard :"L'Alsace c'est quoi ? La France c'est où ? La capitale de l'Europe est-elle ...Washington  ?"