Colmar Régionalisme

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18 juin 2010 : Vive la Flandre...libre !

images.jpgLe 18 juin 2009, avec Debout la République, j'ai commémoré à Colombey les deux églises la résistance au nazisme et le combat de Jacques Mazereau,mon beau-père, membre du réseau "alliance" dont il fut le radio sous le nom de code de 'lamantin' (voir ma note de 2009)

Aujourd'hui je me tourne vers l'avenir pour célébrer la résistance identitaire des peuples confrontés au mondialisme et aux bureaucraties parasites, nationales ou supranationales; ce qui m'amène à évoquer le cas belge.

Les dernières élections ont vu la victoire des nationalistes flamands en Flandre et celle des socialistes en Wallonie. Ces résultats illustrent bien le choix fondamental du moment : celui du pouvoir local et du minimum d'état parasite, choix de l'avenir, ou le choix passéiste des Wallons accrochés aux vieilles lunes de l'état providence et unitaire.

Les Flamands ont toujours préféré le moins d'état et la responsabilisation des citoyens, car ils savent d'expérience que l'état unitaire centralisé, au nom de l'égalité, pompe les plus actifs et les plus responsables au profit des moins efficaces et des moins responsables, en l'occurence les Wallons qui votent à gauche.( Le conflit linguistique dont on nous rabat les oreilles n'est en réalité que le prétexte de l'opposition de deux cultures économiques et politiques.)

Loin de déplorer l'hypothèse de plus en plus vraisemblable de la partition des deux communautés, il faut au contraire s'en réjouir, car le cas belge en préfigure d'autres en Europe, à commencer par celui de la Catalogne ou de l'Ecosse.

La partition belge serait exemplaire aussi pour la France où elle ne pourrait pas ne pas avoir de répercussions, compte tenu du poids de la Wallonie dans l'espace francophone. On verrait alors qu'une grande région peut organiser sa vie politique et économique dans l'Union Européenne sans passer par Paris. C'est précisément ce genre de démonstration dont notre pays a besoin pour comprendre que ses territoires peuvent être réorganisés plus efficacement dans le cadre d'une réforme territoriale d'une autre ampleur que celle actuellement en cours.

Vive le Québec libre ! disait De Gaulle et il avait vu juste, car aujourd'hui le Québec s'affirme sans complexes dans un Canada qui ne s'en porte que mieux. Aujourd'hui De Gaulle appelerait sans doute au sursaut et à l'audace, et je l'imagine bien crier" Debout la Wallonie ! Debout la Bretagne ! Debout la Corse ! Debout l'Alsace !" Et avec le génie qu'on lui connait il nous proposerait de nouveau un référendum portant sur la régionalisation et la réforme du Sénat pour doter enfin la France d'un état moderne et décentralisé fondé sur le principe de subsidiarité. On pourrait alors mieux relocaliser les décisions et contrôler les finances publiques mises d'abord au service des besoins locaux essentiels,en particulier dans le domaine de l'emploi; ce qui serait la meilleure réponse aux dérives du mondialisme.

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