Colmar Régionalisme

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  • Christian Chaton : le coeur et la raison en politique

    alsacienneB_113_150.jpg    Comme la plupart des cadres d'Alsace d'Abord, Christian Chaton a rejoint le giron de l'UMP et sera candidat pour ce parti à Sainte Marie aux Mines à l'occasion des prochaines élections cantonales. Il laisse ainsi Jacques Cordonnier bien seul, avec pour tout soutien, des Marie Louise radicalisées et proches des milieux identitaires, et quelques grognards, dont je suis, qui restent fidèles à la cause d'un régionalisme authentique. Pour ma part je ne condamne pas la défection de Christian Chaton car c'est le choix de la raison et du réalisme, le choix que j'aurais fait si j'avais été plus jeune, mais cette même raison veut qu'il vaut mieux être un retraité actif et efficace à son niveau plutôt qu'un élu d'âge canonique endormi dans ses fonctions comme il s'en trouve trop dans les hémycicles. La raison doit primer en politique, mais le coeur, en tout cas le mien, ne peut se reconnaître dans l'UMP, ce parti strictement contrôlé de très haut à Paris et qui, de ce fait, ne peut être porteur d'un engagement régional authentique.

    Mais là encore, la raison oblige à reconnaître que des hommes comme Philippe Richert font ce qu'ils peuvent pour donner un peu d'air à notre région dans le cadre du système jacobin. Le réalisme est donc dans le soutien à son action, comme l'a compris Christian Chaton qui fera un excellent candidat pour Sainte Marie aux Mines. Quant à Jacques Cordonnier que je salue pour son action,il a fait le choix du coeur, mais comme chacun sait, le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ....

  • République et démocratie : merci les sénateurs

    Voici revenu le temps des affaires, une fois de plus se révèle la triste réalité du pouvoir dénoncé par le philosophe Alain, à savoir que le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument. Ainsi est la nature de la politique  car elle n'est que le reflet des passions humainesMarianne_%28Symbol_of_french_republic%29.jpg.  Parfois cependant trop c'est trop. Nicolas Sarkozy a beau exhorter les Français à se passionner pour les vrais sujets de la politique, qui peut encore le croire ? Ceux qui se passionnent pour la politique, au sens noble du terme, ont plutôt tendance à prendre leurs distances au point de se demander pour qui ils peuvent encore voter, voire s'ils doivent encore voter !

    Comment en effet choisir entre l'Etat PS des affaires et l'Etat UMP des mêmes affaires ? Et comment prendre encore au sérieux ce système qui n'a qu'une finalité : se perpétuer à l'identique en mettant à sa tête des avocats d'affaires ( excusez le jeu de mot ) qu'il s'appelle Nicolas Sarkozy à droite ou Dominique Strauss-Kahn à gauche . Et tant pis pour les naïfs qui rêvent de rupture au PS ou à l'UMP !

    Dans ce climat Marine Le Pen à droite et Eva Joly à gauche pourraient bien faire exploser le système, mais nous ne sommes pas encore en 2012 et il ne faut pas désespérer car il nous reste des institutions solides et qui fonctionnent pour le plus grand bien de la République et de la démocratie. J'en veux pour preuve la récente révolte du Sénat contre la fausse réforme territoriale de Nicolas Sarkozy. L'évènement n'a pas fait la une des médias mais c'est une vraie révolte qu'il exprime. Le Sénat a en effet adopté contre le gouvernement, et par 335 voix contre 5, un amendement du groupe centriste stipulant que la répartition des compétences des communes,départements et régions, sera définie dans un deuxième texte de loi dans un délai d'un an. Cet amendement a pour conséquence d'annuler le contenu de l'article 35 qui supprimait notamment la clause de compétence générale pour les départements et les régions.

    Merci messieurs les sénateurs car l'opposition c'est vous et votre aéropage d'esprits posés et souvent sages. Merci  de vous être élevés contre cette réforme piège des territoires qui n'est une forme déguisée de recentralisation au profit de la technocratie et de l'Elysée. Non pas que nos sénateurs se soient tous convertis au régionalisme, loin de là, et nombre de réflexes archaïques et conservateurs ont motivé le vote de beaucoup d'entre eux. Reste le geste :  Face à l'arrogance du pouvoir technocratique et technomédiatique contrôlé ( les grandes manoeuvres de l'Elysée dans l'audio visuel en sont la preuve) nos braves sénateurs ont voulu défendre  à la fois les territoires, dont ils sont l'émanation, mais aussi et surtout, l'honneur  d'une certaine République fondée sur des citoyens et non sur de simples éléments statistiques du ministère des finances. Ils ont compris qu'une certaine forme de technocratie centralisée conduit droit au dépérissement de la démocratie. Merci encore messieurs les sénateurs !

     

     

  • Wittenheim : la nappe phréatique est-elle menacée ?

    150px-Hazard_T_svg.png44 000 tonnes de déchets très toxiques se dégradent au fond de la mine. Il s'agit de déchets industriels ou provenant d'hôpitaux : arsenic, mercure, cyanure, amiante.

    Faut-il péréniser leur dépôt dans la mine ou les remonter à la surface ? Coût : 80 à 100 millions d'euros.

    La solution la plus rapide et la moins chère consisterait à bétonner la galerie de 250 mètre de long où se trouvent les déchets. Selon Jean-Pierre Hecht, représentant syndical des 17 employés du site :" La récupération en surface poserait un énorme problème car pour la moitié des déchets il n'existe pas en France de site de dépôt approprié"

    Le problème est que l'état de la mine se dégrade depuis l'incendie des 300 tonnes de déchets spéciaux entreposés à 600 mètres de profondeur. Selon les spécialistes le coût de la décontamination est devenu astronomique du fait de l'inertie du gouvernement qui a retardé toute décision à ce jour. Rien n'a bougé depuis l'incendie sur le site de Stocamine. Pire,  aussi bien les responsables de la firme que les spécialistes des question environnementales sont incapables d'évaluer l'état de la mine et des substances qui y sont entreposées.

    Commentaire : Il est ahurissant qu'en la matière l'état central soit le décideur lointain d'une situation exigeant une réponse de terrain très rapide, cela pose quelques questions:

     Qui est le pilote de l'avion, s'il y en a un ?  Et surtout la nappe phréatique est-elle menacée ?

    Dossier urgent exigeant une décision rapide.

     

    Questions : Y-a-t-il un pilote  dans l'avion ?  La nappe phréatique est-elle menacée ?  Les habitants de Wittelsheim aimeraient des réponses rapides, il y a urgence