Colmar Régionalisme

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  • Pissons sur le politiquement correct !

    200px-2005_manneke_pis05.jpgAu nom de la liberté d'expression le Conseil Constitutionnel a retoqué la loi anti négationniste du génocide arménien par les Turcs en 1915. Mais allez donc nier la Shoah au nom de la liberté d'expression ! Vous serez lourdement et justement condamné. Mais  apparemment cela ne vaut pas pour le  génocide turc puisque la Turquie pratique en toute légalité le négationnisme et le révisionnisme d'Etat !

    L'attitude du Conseil Constitutionnel relève-t-elle du politiquement correct le plus absurde ou tout simplement de gâtisme pur et simple ?

  • La décroissance, les Verts et l'écologie politique.

    vert-terre-globe_~k3368573.jpgLa décroissance est une notion mal comprise par l'opinion. Celle-ci assimile volontiers les décroissants à des partisans du retour à la bougie, voire à l'âge de pierre. La réalité est autre. Comme le déclare Hughes Stoeckel, militant vert interviewé par les DNA ( 26 02 12),on n'est pas décroissant par choix mais par lucidité. Je cite Hughes Stoeckel : " Je ne prône pas la décroissance, mais je prône la préparation à la décroissance qui va inévitablement s'imposer à nous faute d'énergie" ( Voir info en bas de cette note)

     

    Tout est dit, et ce n'est pas l'investissement à fonds perdus dans l'énergie nucléaire qui peut nous sauver,sinon prolonger la crise. Il faut au contraire se préparer à vivre avec moins d'énergie et , plus généralement, moins de ressources en tous genres. L'analyse des Verts est juste,malheureusement leurs solutions et leurs attitudes politiques sont fausses.

    Les Verts nous proposent la vieille idéologie des " partageux", en oubliant que pour partager, il ne faut pas cesser de produire de la richesse, et que seul le libéralisme permet cette création de richesses.. L'écologie politique ne peut être que libérale, c'est à dire fondée sur l'investissement rentable. Cet investissement rentable se trouve précisément dans les énergies renouvelables et la production de biens durables.

    En France nous sommes loin de cette prise de conscience. La cause en est la culture étatiste et centralisatrice de l'hexagone. Cette culture a conduit au choix du " Tout nucléaire",sans oublier les nationalisations avec celle de Renault par exemple, ou encore l'oubli du soutien aux PME au profit des groupes de hautes technologies à la poursuite du gigantisme invendable comme dans le cas de Concorde. Mais au-delà de ces malheureuses spécificités françaises, il y a une "croissance" visant trop souvent à produire des biens relativement superflus qu'il faut toujours renouveler pour soutenir une économie financiarisée au seul profit des actionnaires.

    Dans cette situation il faut remettre les pendules à zéro et penser à la fois global et local.. Par exemple cesser de penser production de voitures et de camions pour concevoir un système de transports global ( incluant d'ailleurs la voiture propre en location un peu partout), axé sur le collectif. Ce n'est qu'un exemple de la remise en cause des modes de pensée des années 60. Mais surtout il faut cesser de croire que nous retrouverons la "croissance" des trente glorieuses. Mais alors quoi  ? Le partage répondent les Verts. Mais de quoi parle-t-on alors ?

     

    "Le partage écrit encore Hughes Stoeckel, c'est " la prescription de la liberté de s'enrichir au préjudice d'autrui" D'accord sur ce point, surtout lorsque l'enrichissement devient obscène comme c'est le cas dans le secteur financier, mais aussi dans les cercles footballistiques, artistiques et médiatiques. Un peu de morale est nécessaire, mais pas au point de détester l'entreprise et la société de liberté à l'occidentale comme le font les Ayatollah verts parfois. Au nom de leur idéologie tiers mondiste, ils veulent ouvrir tout grand les vannes de l'immigration et ne pas contrôler les flux migratoires, seulement les flux de capitaux alors que les deux vont de pair. Pire, par sectarisme ultra gauchiste, plutôt que de faire confiance à l'entrepreneur qui n'a rien à voir avec le spéculateur, ils cultivent leur vieux rêve auto gestionnaire.

    Dommage, car il faut absolument associer l'écologie et l'entreprise au service du développement durable. Le libéralisme ce n'est pas le refus de l'Etat. Celui-ci au contraire est le régulateur indispensable au bon fonctionnement d'une économie authentiquement libérale, c'est à dire non soumise à la dictature de la finance. L'Etat doit lutter contre la spéculation et la finance folle afin de favoriser l'entrepreneur qui investit utilement dans le cadre d'une politique industrielle d'utilité publique, et cela y compris en érigeant des barrièrs douanières dans certains secteurs, si nécessaire.

     Il y a à une marge de discussion très large pour définir l'écologie politique et économique. Mais encore faudrait-il pour cela que les Verts ne prétendent pas avoir le monopole de l'écologie politique, et qu'ils ne lancent pas l'anathème à tort ou à travers, y compris et surtout d'ailleurs, contre leurs propres amis. Qui aurait envie de voter pour un parti qui ressemble à un panier de crabes ? En France l'écologie politique n'existe pas, faute d'esprits modérés et capables des compromis nécessaires. Ce pauvre Nicolas Hulot en a fait la triste expérience.

    Pour conclure je dirai que nous allons vers une crise énergétique grave mais salutaire, car elle obligera nos sociétés gavées à trouver les solutions dans un immense effort de frugalité, mais aussi d'organisation et d'innovation. Hitler n'avait pas de pétrole,et pourtant il a su faire rouler ses chars pour le malheur du monde. Combien mieux ne peut-on faire aujourd'hui pour le bonheur du monde,en toute simplicité, mais avec de l'organisation et de l'innovation !

     

    Note :  Hughes Stoeckel vient de publier " La faim du monde". Il participera au débat organisé par Attac-Vosges du Nord et la CGT Alsace, le jeudi 1er mars à l'espace Rohan de Saverne, à partir de 19 heures 30,sur le thème Crise économique, crise écologique,quelles solutions pour s'en sortir

  • Touche pas à mon assiette ! Mange local si tu ne veux pas manger hallal !

    imagesCAG2TUGP.jpgQu'y a-t-il exactement dans nos assiettes ? Mangeons-nous hallal sans le savoir ?

    En évoquant très justement la question Marine Le Pen a attiré l'attention du public sur un problème beaucoup plus général qui est celui de la traçabilité des produits alimentaires.

    Là encore la solution est dans le localisme et le rapprochement de terrain entre le producteur et le consommateur. Consommons local  plutôt que d'acheter des produits alimentaires qui nous viennent de loin à travers des circuits opaques contrôlés par des intérêts puissants ! Sachez qu'à travers le hallal vous payez une dîme musumane, et n'oubliez pas non plus le lobby qui essaie de commercialiser les OGM ! On peut se défendre et rester un consommateur libre en favorisant les productions locales. Permettez moi de vous citer mon exemple.

     Je suis grand amateur de viande de  mouton; ce qui m'a amené à devenir membre d'une AMAP ( Association pour le Maintien de l'Agriculutre Paysanne) vosgienne qui élève des moutons dans la montagne. Ceux-ci  sont abattus dans les meilleures conditions d'hygiène et sans souffrance pour les animaux ( contrairement à  l'égorgement hallal !)et leur viande est immédiatement distribuée aux consommateurs. Tout ça au prix du marché pour une viande de qualité qui ne vient pas du bout du monde et qui est parfaitement traçabilisée.

    Loin des polémiques politiciennes, sachons agir concrètement, c'est à dire d'abord localement !

    Sur l'abattage rituel lire L'abattage rituel juif et musulman sur http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

     

  • Présidentielles 2012 : la vérité si je ments !

    photo_urne_standard_100_BL.jpgJusqu'à hier soir et l'interview sur FR 2 de Nicolas Sarkozy par David Pujadas, il était difficile de choisir entre le président sortant et François Hollande, tous deux rivalisaient  dans l'insulte et le mensonge. Depuis hier cependant je m'interroge sur le deuxième tour au cas où il les opposerait. J'ai l'impression que face au grand guignol de François Hollande (écoutez le ton ridicule de ses discours !), Nicolas Sarkozy est plus sincère, donc plus convaincant. Faut-il le croire cependant lorsqu'il dit vouloir redonner la parole au peuple ?

     J'ai quand même un grand doute car il refuse le débat  sur les questions fondamentales qui conditionnent l' avenir de nos sociétés, à savoir la question de la transition énergétique (dont le nucléaire n'est qu'un aspect), et celle du développement durable et décentralisé.

    En ce temps de crise les candidats  ont parait-il d'autres "chats à fouetter" que de s'interroger. Ils seraient dans l'action eux, laissant aux doux rêveurs le soin de s'interroger. Le problème est que plus ils agissent dans la mauvaise direction et plus ils foncent droit dans le mur et... nous avec. Le dernier plan de sauvetage de la Grèce en est un exemple de plus. Tout le monde sait qu'il n'évitera pas la faillite finale, mais on continue de faire comme s'il allait ramener l'équilibre et la croissance à un pays qui  oblige à penser dès maintenant ....la décroissance. En effet la situation grecque en préfigure d'autres. Mais cela personne ne veut le savoir, à part peut-être le ministre allemand, Herr Schauble, qui a une vision d'avance.

    En France aussi il y a des responsables qui réfléchissent, sans pour autant être entendus ni faire campagne.Pourquoi faire de la politique en général, et campagne en particulier, alors qu'il est bien connu que l'opinion n'écoute que ceux qui la flattent dans le sens du poil ?

     Seuls les faits obligent à changer, et tôt ou tard les faits ont raison, mais nous n'en sommes pas encore là en France.En attendant donnons la parole à ceux qui ont une vision d'avance comme par exemple le Maire de Neuilly sur Seine Jean-Christophe Fromantin, qui est également entrepreneur.

    Dans son ouvrate intitulé "Le temps des territoires" édité chez François Bourrin Jean-Christophe Fromantin constate que 75 % des Français ne font plus confiance aux "responsables" politiques de notre  système vertical et centralisé. Il conclut que lorsque la confiance en haut a disparu, il faut construire à partir des territoires et de l'initiative locale, essentiellement entrepreneuriale ( mais j'ajouterais aussi associative)

    En tant que chef d'entreprise, il constate qu'il dispose des moyens lui permettant d'agir  de manière cohérente. Au contraire en tant que maire il remarque que les collectivités territoriales sont condamnées à des décisions incohérentes faute de disposer des structures et des moyens de décision  appropriés. Les fameux doublons administratifs des collectivités locales sont en fait la conséquence de morcellements administratifs imposés par le pouvoir centralisé qui divise pour mieux régner avec un énorme surcoût pour le contribuable !

    Et pendant ce temps des millions sont dépensés dans une campagne de pacotille visant à élire un pouvoir condamné à perséverer dans l'erreur et l'impuissance. Le débat présidentiel n'est plus qu'un spectacle à l'américaine qui n'ouvre aucune perspective au pays.  Au premier tour on pourra donc voter pour un âne s'il s'en présente un, ou si une femme de vision comme Corinne Lepage n'a pas ses signatures. Mais  au second tour bien sûr il faudra voter pour le menteur le plus sincère, donc probablement pour Nicolas Sarkozy.

  • Benoît XVI , trop bien pour le Vatican ?

    090316.jpg Des rumeurs en provenance du Vatican, ainsi que des fuites vers la presse, indiquent que l'éternel "panier de crabes" qu'est le Vatican est entré dans une phase de grande agitation.D'aucuns mîtrés visant tout simplement à faire partir Benoît XVI avant l'heure.

    Diable ! Si le Vatican doit payer l'impôt foncier rien ne va plus ; et il faut conclure que le  patron n'est pas bon politique,  pas comme ce grand politicien /comédien de Jean-Paul aimé des médias qui savait faire le spectacle et rentrer l'argent dans les caisses. Car il est aussi question d'argent pour accabler ce pauvre Benoît si piètre gestionnaire, si concentré sur la théologie, bref c'est la crise pour l'église aussi.

     

    Sur le sujet lire: théocraties et formation des états  http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

     

  • Vatican : Mario Monti veut faire payer l'impôt foncier par l'église catholique !

    200px-Vatican_flag_large.pngFaute  de pouvoir faire payer les patrons du CAC 40 et l'établissement médiatique, politique et sportif italien (qui s'empifre encore plus que le nôtre), Mario Monti se tourne...... vers le ciel pour trouver de l'argent pour l'Italie.


     Il voudrait abolir l'exemption de taxe foncière pour les édifices religieux comme par exemple...les hôtels de luxe qui comporte une.... chapelle. Je n'ose écrie un prie dieu car avec ces roublards d'Italiens on ne sait jamais.

    Un beau pactole  considérant que 20% de la surface foncière, bâtie et non bâtie, appartient à l'église romaine et au Vatican.

    Voir sur ce thème la note : théocratie et formation des états sur http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

     

  • Caricature : Plantu épinglé.

    Couverture-Charia-hebdo.jpg Le parquet de Paris a requis le 8 février 2012 le renvoi en correctionnelle du dessinateur Plantu pour avoir fait publier dans le Monde Magazine ( 30 mars 2010) une caricature montrant le pape en train de sodomiser un enfant.

    Plantu aurait-il eu le même "courage" en publiant une caricature de Mahomet dans la même "position" ?

    Contrairement à l'islam l'église catholique n'inspire plus le respect et encore moins la peur,une aubaine pour les caricaturistes.

     

     On lira aussi "théocratie et formation des états" sur http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

     

  • L'Europe sauvée ou "mangée" par la Chine ?

    2009112655654.jpgEn visite à Berlin, le premier ministre chinois Wen Jia Bao a mentionné l'intérêt de son pays pour l'achat d'obligations européennes. Les Chinois  ont intérêt en effet à sauver les finances européennes. Déjà il existe une synergie sino germanique qui fonctionne et que la Chine souhaite préserver, voire étendre à l'ensemble de l'Europe. L'Allemagne exporte beaucoup en Chine et inversement le marché européen est très important pour la Chine, à condition bien sûr qu'il continue de fonctionner..... gràce à l'endettement des européens.

    En outre des considérations géostratégiques politiquement incorrectes expliquent aussi l'intérêt de la Chine pour l'Europe. Elle n'aime pas les printemps arabes. Elle  ne s'en laisse pas conter à propos du monde musulman. Elle réprime sans complexe ses turbulents sujets musulmans du Xin Kiang et autres Ouighours, et elle soutient les dictatures, arabes ou perses, qui maintiennent l'ordre au Moyen Orient.

    On peut donc compter sur la Chine comme facteur stabilisateur de notre continent face au chaos du monde méditerranéen et musulman. Pour l'heure le facteur déstabilisateur du business c'est la Grèce qui brûle, et pourrait mettre le feu à l'UE.  La Chine se prépare donc à mettre la main à la poche pour maintenir l'ordre économique et financier en Europe.

    Problème : à quel prix ? Déjà la Chine s'est payé le port du Pirée et ses infrastructures comme base logisitique de la conquête commerciale du continent. Avec l'aide de la CGT et de tous nos bras cassés, demain elle pourrait bien étendre ses conquêtes dans l'hexagone.

  • Conseil d'Alsace : réflexion d'un vieux militant régionaliste.

    drapeau-ica.pngLe projet pour la création d'un Conseil d'Alsace a été présenté le 01 12 2011 aux conseillers régionaux et généraux réunis en congrès. On lira sur le sujet le dossier présenté dans le n°38 du " Haut Rhin magazine".

    Tout militant régionaliste de droite ou de gauche devrait pouvoir soutenir ce projet équilibré qui fait honneur à la réflexion et au travail de nos élus locaux. C'est un projet exemplaire pour d'autres régions périphériques françaises, à commencer par la Corse dont les liens avec la Sardaigne et l'Italie ont été atrophiés par les vicissitudes de l'histoire. Sur ce point des relations transfrontalières européennes de nos régions périphériques,le projet alsacien est particulièrment intéressant car il met en lumière l'ancrage trinational de l'Alsace, en particulier s'agissant du rapport haut rhinois avec Bâle et la Suisse.

    A 74 ans j'ai donc enfin la satisfaction de penser que je ne me suis pas engagé en vain pour une certaine idée de la France ancrée dans ses régions et ouverte sur l'Europe. Fallait-il pour cela passer par Alsace d'Abord comme j'ai cru devoir le faire un temps avec d'autres gaullistes de ma génération se rappelant De Gaulle et le référendum perdu de 1969 sur la question ?  Je n'aurai jamais la réponse mais je sais qu'en Bretagne je me serais engagé à l'Union Démocratique Bretonne classée à gauche, le combat régionaliste n'est en effet ni de gauche ni de droite. Aujourd'hui la crise du mondialisme lui redonne une actualité  nouvelle à l'heure des délocalisations et des protections nécessaires de l'emploi local . Les solutions ne peuvent plus dépendre de financiers ayant leur siège aux iles Caimans parfois, mais de décideurs locaux proches du terrain. Voilà pourquoi,sans cesser d'être au service de l'identité , de la langue et du droit local, le combat régionaliste devient aussi et peut-être d'abord, un combat économique mené par des décideurs de terrain qui ne soient plus paralysés par les bureaux parisiens. La création du Conseil d'Alsace va dans ce sens. Laissant à Strasbourg son statut de capital économique et culturelle de l'Alsace, son implantation à Colmar manifesterait un bel équilibre d'intercommunalité dans le vieil esprit des villes de la Décapole...Mais là laissez moi rêver un peu  car le chemin sera encore long avant que le projet ne soit approuvé par référendum par les Alsaciens. En tout cas moi j'y crois, et vous ?

  • Fessenheim et le nucléaire ou la chronique d'une débâcle prévisible.

    34474020-p-590_450.jpgLa gestion du dossier nucléaire en général, et celui de Fessenheim en particulier, illustre de manière caricaturale, les maux dont souffre la France : centralisation inefficace, arrogance des élites, et surtout absence de débat démocratique dans une société politique congelée dans ses préjugés et certitudes d'un autre âge; ceci explique aussi la campagne présidentielle de caniveau à laquelle nous assistons, campagne faite de petites phrases, de faux problèmes, d'amalgames, voire d'insultes.

    Le président n'est pas en reste, à Fessenheim il a été lamentable, il a diabolisé ceux qui ne pensent pas comme lui sur le nucléaire, à commencer par la  majorité des élus alsaciens s'agissant de Fessenheim. Tous fous les Alsaciens à propos de Fessenheim ?

    Mais plus lamentable encore l'attitude de François Hollande, le "capitaine de pédalo" selon Mélanchon. Maquignon plus que responsable politique, François Hollande a échangé la fermeture de Fessenheim contre une poignée de circonscriptions pour ses amis verts.... Que de médiocrité politicienne alors que se joue l'avenir énergétique de la France ! La question n'est plus de savoir si l'on est pour ou contre le nucléaire,mais bien de penser l'avenir énergétique du pays, bien au-delà de la production d'électricité nucléaire qui n'est qu'un élément de la réponse. Le débat n'a pas lieu et, les mêmes causes produisant les mêmes effets,la France pourrait bien se préparer, comme en 1940, une nouvelle débâcle, énergétique celle-là, et non plus militaire. Cela vaut explication.

    En 1940 nos blindés et nos soldats valaient bien ceux des Allemands,mais d'une part nos généraux étaient paralysés dans une châine de commandement centralisatrice bien de chez nous, c'est à dire aux réactions lentes et loin du terrain, et d'autre part et surtout, les Allemands avaient inventé un système de réapprovisionnement autonome de chaque " panzer",les fameux jerrycans ( ou bidons allemands en anglais, jerry étant l'abréviation de german).Les "panzers" étaient presque auto suffisants en énergie, ils pouvaient avancer de manière autonome avec leur réserve de carburant qu'ils transportaient dans leurs bidons. Même lorsqu'un "panzer" était" allumé" et flambait,les autres pouvaient continuer. Au contraire les blindés français étaient ravitaillés en carburant par de longues colonnes de camion citernes du service des essences aux armées qui suivaient les chars. Il suffisait donc à un Stuka ou à un artilleur allemand avisé "d'allumer" le premier camiion citerne de la colonne pour la stopper, et avec elle  nos  blindés en panne sèche. Toutes proportions gardées,la France centralisatrice de 2012 se prépare à engager la bataille de l'énergie de demain avec les mêmes handicaps,à savoir l'incapacité de produire de l'énergie de manièire aussi autonome et décentralisée que possible pour ne plus être fragilisée par le système actuel. Un exemple : la semaine dernière un quartier entier de la ville de Toulouse, le quartier du Mirail s'est trouvé sans chauffage suite à la rupture de l'approvisionnement électrique, et tous les soirs en cette période de grand froid, nos électriciens craignent la grande coupure. IL n'en serait pas ainsi si un grand  nombre de foyers français disposaient de systèmes alternatifs,( ou simplement complémentaires) de chauffage les libérant de leur dépendance au tout électrique, et au-delà, au tout nucléaire.

    Nos voisins là encore montrent l'exemple. IL suffit de passer le Rhin et de regarder les toits des maisons pour constater l'avance qu'ils ont en matière d'installations solaires photo voltaïques. Leur but est de construire de plus en plus d'immeubles et maisons auto suffisants, voire exportateurs d'énergie, les "Passivhäuser". Dans un tel système les pannes du réseau ne seront bientôt plus qu'un souvenir de la préhistoire énergétique, celle dans laquelle la France semble vouloir s'attarder.

    Pour conclure je ne voterai pas Fessenheim,je voterai pour le seul candidat, ou plutôt candidate, qui tient un discours rationnel et crédible sur l'avenir énergétique du pays, j'ai nommé Corinne Lepage, sous réserve bien sûr qu'elle obtienne ses signatures. Si elle ne devait pas les obtenir je voterai blanc pour ne pas cautionner l'irresponsabilité des " grands"' candidats sur la question fondamentale de l'énergie.