Colmar Régionalisme

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  • Le Pape combien de divisions ?

    200px-Vatican_flag_large.pngLa célèbre question de Staline " Le Pape combien de divisions ?" est plus que jamais d'actualité. Le Pape en effet est un  chef d'Etat, il a un drapeau il émet monnaie, et il passe son temps à faire des discours politiques. Il est donc partie prenante dans la guerre contre l'islamisme. Et sur le sujet est-il de quelque utilité que ce soit ?

    En ce moment il est  en Centrafrique où il prend des risques. Cela en vaut il la peine ?

    S'il ne s'agit que de déplorer la misère du monde en grand spectacle la réponse est non  car tout le monde est d'accord sur ce point. S'il ne s'agit que de demander aux chrétiens d'accepter de vivre avec les musulmans la réponse est encore non car un chrétien est naturellement tolérant et ouvert aux autres. Si toutefois le pape comprend pourquoi les  chrétiens de Centrafrique s'arment contre les Sélékas parce qu'ils en ont  ras le bol des musulmans locaux, son voyage peut avoir quelque utilité. Sa visite  peut aider à calmer les esprits. Mais elle ne servirait de rien si elle n'était pas l'occasion:

    1) d'affirmer l'identité des chrétiens de toutes confessions ( il y a de nombreux protestants en Afrique et ils se développent rapidement )

    2) de détourner la violence en projets interreligieux concrets, associant toutes les confessions dans le développement, mais aussi et d'abord, dans la protection des populations locales. Dans de nombreuses zones celles-ci sont livrées à la violence parce que la protection de l Etat local est inexistante, tandis que celle de la communauté internationale est encore embryonnaire. Là encore la réponse ne peut être que locale.

    En Centrafrique les anti balakas chrétiens sont la réponse  locale naturelle. Il est juste qu'ils se défendent contre les islamistes dans un pays où l'Etat est trop faible pour assurer la protection de ses citoyens de toutes confessions. Aller à la mosquée de Bangui c'est bien, à condition de ne pas oublier les villages chrétiens perdus en brousse.

    Le Pape est en guerre lui aussi qu'il le veuille ou non ! Et il faut espérer qu'il le comprendra plus vite que François Hollande et les aveugles qui depuis trente ans n'ont pas vu grandir la menace.

     

    Voir aussi sur Vieux Templier Poutine ce chrétien  cliquer sur http://le-vieux-templier.hautetfort.com/

     

  • Gilbert Meyer au Salon du Livre de Colmar

    sans-titre.pngDans la série de notes consacrées au Salon du Livre de Colmar 2015, il me faut mentionner le livre du maire de Colmar Gilbert Meyer, intitulé "20 ans au service des Colmariens" qu'il dédicaça sur le stand de la librairie Hartmann.

    Ce livre a attiré mon attention en tant que citoyen et contribuable colmarien, mais également en tant qu'animateur de RDL 103.5, la radio colmarienne du Centre Alsace.

    Nous en reparlerons dans une prochaine note . A suivre...

  • Les aventures galantes de la veuve de Colmar.

    sans-titre.pngDans la série de notes à suivre consacrées au Salon du Livre de Colmar, il me faut mentionner les aventures galantes de la veuve de Colmar. Celles-ci ont été portées à la connaissance du public colmarien dans le cadre de la remarquable exposition patrimoniale organisée au Salon par l'AABVC (Association des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Colmar).

    Sous une vitrine les visiteurs ont pu admirer le document original d'une feuilleton paru en 1842 et publié en français par " Le courrier du Haut Rhin" imitant en cela la dernière mode journalistique parisienne du feuilleton.

    L'histoire de la veuve de Colmar et de ses 4 "galans" ( orthographe originale d'époque ) fut écrite par A Richard, un érudit alsacien de l'époque sous un pseudo ( de fernambouc) et dédié à A Ortlieb le célèbre peintre. Des lithographies de Rothmuller, un dessin ancien et une photo ancienne ont fait revivre des lieux bien connus des colmariens et dont certains subsistent de nos jours.

    Bravo et merci au groupe de travail de l'AABVC( animé par Francis Gueth l'ancien conservateur et président d'honneur de l'AABVC) d'avoir ainsi fait revivre le vieux Colmar et une époque disparue.

  • Le faux cul Erdogan.

    sans-titre (3).pngErdogan est un faux-cul. Depuis longtemps on le disait tout bas, mais maintenant on ose le dire tout haut depuis qu'il a abattu de sang froid un avion russe au-dessus du territoire syrien. Erdogan achète le pétrole des djihadistes et leur sert de base arrière. Quant aux prétendus rebelles syriens libres et démocrates ce sont des miliciens turkmènes et turcophones venus des steppes d'Asie centrale pour se mettre au service du sultan Erdogan. Ce sont eux qui ont massacré le second pilote russe tombé entre leurs mains.

    Et les Syriens libres dans tout ça ? Il n'y en a plus, ils sont réfugiés à l'étranger. Sur le terrain combattent seuls les derniers chrétiens et les chiites  aux côtés de Assad, ainsi que les Kurdes qui peu à peu occupent le terrain. Les prétendus rebelles libres ne sont que le visage prétendument présentable d'un islamisme conquérant et autoritaire qui ne dit pas son nom : celui d'Erdogan.

  • A suivre au 26è Salon du Livre de Colmar.

    sans-titre.pngPlacé sous le signe des séries, le 26è Salon du Livre de Colmar a fermé ses portes dimanche soir dans une atmosphère refroidie par la météo et l'ambiance générale.

    Je n'insisterai pas sur les auteurs car ils sont trop nombreux et je ne ferai pas de statistiques sur les ventes de livre. Le bourguignon que je suis a regretté l'annulation de la présence de Claudine Vincenot, une vieille amie burgonde que je retrouve toujours avec plaisir. J'ai aussi constaté l'absences de certaines maison d'édition, peut-être découragées par la conjoncture. Dans le domaine de l'édition seules les très grosses maisons,  ou les très artisanales, seraient-elles destinés à survivre ?

     Je ne rendrai compte sur ce blog que du livre de Gilbert Meyer . Le livre et le personnage  m'intéressent en tant que colmarien impliqué dans la vie locale. Outre ce blog je sévis sur   les ondes de RDL 103.5 ainsi qu'au sein de l'Association des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Colmar.

     La vie associative colmarienne, alsacienne, voire transfrontalière, est toujours richement représentée à ce salon et cela vaut d'être remarqué, car la vie culturelle ne se résume pas au dernier prix littéraire attribué à Paris, toujours entre les mêmes maisons d'édition, mais la vie culturelle c'est aussi, et peut-être d'abord, le goût du citoyen ordinaire pour l'expression et la communication.

    Cette communication utilise de plus en plus internet pour le meilleur et pour le pire, mais n'a pas heureusement complètement remplacé la communication écrite. Dieu merci il y a encore des amateurs de livres !

    Dans la série à suivre sur ce blog je vous propose donc de vous intéresser aux thèmes suivants : 

               Gilbert Meyer dédicace son ouvrage  "20 ans au service des Colmariens"

               L'histoire de la veuve de Colmar et de ses 4 "galans" Exposition sur le stand de l'AABVC

               Présentation du nouveau logo de l'AABVC réalisé par les élèves de l'Atelier de Formation aux Arts Plastiques ( AFPA) suite à un concours primé par l'Association des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Colmar (AABVC)

              L'interview des trois élèves primés et de Thomas Peyraudin sur le stand de RDL 103.5

    A suivre dans une  prochaine note.

     

  • Pour vaincre l'Etat Islamique il faut convaincre Obama.

    51512555-tete-de-pythagore.jpgLe président François Hollande est à Washington pour essayer de convaincre Obama d'envoyer plus de forces spéciales sur le terrain; ce qui ne changerait rien et démontre que François Hollande se trompe de guerre et peut-être d'alliés. J'en veux pour preuve l'agressivité de la Turquie envers la Russie dans le seul but de brouiller les cartes et d'aider objectivement l'Etat Islamique.

    Mais il y a pire, Obama refuse d'utiliser le terme islamique à propos des tueurs de Racca, de peur de gêner ses alliés saoudiens et autres émirs. Aux USA l'opposition républicaine rappelle que le père d'Obama était musulman sunnite ; ce qui est anecdotique bien sûr, mais peut cependant aider à comprendre les hésitations volontaires du président américain.

    Ce dernier refuse clairement de prendre au sérieux la menace globale de l'Etat Islamique faute de pouvoir remettre en cause son parti pris pour l'islam sunnite et son soutien aux monarchies pétrolières.

    Pour ce qui est de la situation militaire sur le terrain les propos de l'amiral Langlade (sur RTL matin mardi 24 novembre ) sont édifiants.

    Face à Yves Calvi dans RTL matin l'amiral Langlade a admis :

    a) que sans troupes au sol l'Etat Islamique sera battu superficiellement sans que la région soit stabilisée. Il faut pour cela des troupes au sol que l'Occident n'a pas.

    b) Les troupes au sol  ne peuvent être que locales, c'est à dire arabes selon lui et c'est là  où tout se complique.

     Les seules troupes locales qui se battent bien contre l'Etat Islamiques ne sont pas arabes sunnites mais chiites ou Kurdes. Or ces derniers avec les troupes chiites d'Assad et d'Iran sont  les ennemis jurés d' Obama et de nos "alliés" qataris, saoudiens ou  turcs.

    La clé  de la stabilisation de la région c'est la victoire des populations qui s'accrochent au  terrain, c'est à dire les chiites et les derniers chrétiens avec Assad ( les sunnites sont désormais des réfugiés )ainsi que des Kurdes en Syrie et les chiites en Irak, et cela contre la vieille alliance des pétro dollars américano sunnites. Pour stabiliser la région il faut inverser les alliances au Moyen orient. Précisément ce que ne veut pas Obama.

    Il tente de maintenir  sa vieille alliance avec les monarchies du Golf qui sont à l'origine de l'islamisme radical qu'i ne veut pas nommer !  Obama  veut croire  qu'un plombage peut  soigner la  dent pourrie de  son alliance rancie avec les monarchies du Golfe. Plus longtemps la dent pourrie sera maintenue et plus longtemps la guerre durera. Mais allez-donc le convaincre ! François Hollande ne peut que faire choux blanc à Washington et continuer de sauver l'honneur d'une France désespérément seule sauf à passer ...à l'est !

  • Régionales : pour une campagne apaisée mais sans rien oublier.

    images0XC52UC3.jpgLa campagne des régionales a commencé très discrètement et c'est bien ainsi. Les régionalistes aussi doivent faire profil bas en ce moment car il serait contreproductif pour la cause régionaliste d'apparaitre comme un élément de division à l'heure où l'urgence est de préserver ce qui reste de cohésion sociale  dans ce pays et en Europe.

    Mais rien ne doit être oublié et la bataille pour l'Alsace devra être engagée  lorsqu'il deviendra évident pour tout le monde que l'ACAL est une erreur. Mais pas maintenant car l'urgence est ailleurs , elle est nationale et européenne et cela change tout. Même François Hollande commence à comprendre qu'il s'est trompé sur bien des points, il ne faut donc pas désespérer qu'il reconnaisse un jour son erreur aussi en matière de réforme régionale, et de toutes façons, ce qu'une majorité a fait, une autre peut le défaire.

    Ce blog ne fera donc pas campagne à l'occasion des élections régionales. Et pourtant j'aurais des choses à dire sur la trahison d'une partie des élites alsaciennes et du rôle néfaste qu'elles ont joué par leurs positionnements provincialistes et leurs médiocres querelles. Paris n'a pas eu entièrement tort de décider face au landernau local et à ses divisions. Mais Paris s'est trompé et a voulu en finir avec l'Alsace.

    On en reparlera mais pas maintenant. En ce qui me concerne je me contenterai donc de mettre un bulletin de vote qui dit clairement non à l'ACAL. En démocratie la vérité est dans l'urne. Le reste est silence.

  • Faut-il exécuter Michel Onfray ?

    51512555-tete-de-pythagore.jpgMichel Onfray se fait beaucoup d'ennemis parce qu'il pense librement sans être forcément en phase avec les vagues émotionnelles et irrationnelles qui parcourent l'opinion en ce moment. Dans l'hystérie ambiante il a osé renvoyer dos à dos toute la classe politique française qu'il accuse d'être à l'origine du problème de l'Etat Islamique. Il n'a pas entièrement tort car les interventions de Sarkozy en Lybie et l'entêtement anti Assade de Hollandes nous ont conduit dans une impasse diplomatique et militaire.

    Le problème de Michel Onfray est de penser froidement dans une société hystérisée, mais cela ne veut pas dire qu'il pense juste. 

    Michel Onfray peut se tromper sans risques car il reste dans la critique de l'intellectuel qui n'est pas dans l'action et se permet de juger sans se salir les mains.

    François Hollande s'est trompé certes mais au moins il tente de se rattraper en essayant de faire la guerre... enfin. Le problème est qu'il se trompe de guerre car ce ne sont pas les frappes aériennes qui vont détruire l'Etat Islamique mais bien l'engagement au sol de troupes motivées par une volonté de reconquête. François Hollande se trompe de guerre mais au moins il a compris que nous sommes en guerre ce qui n'est pas le cas de  Michel Onfray.  Car si c'était le cas ce dernier veillerait à ne pas fissurer un peu plus une société qui a besoin de retrouver un peu de cohésion sociale, afin d'être capable de l'effort de guerre exigé par la situation du pays et du monde.

  • Houellebeck sur Hollande et Valls.

    Dans le journal italien Corriere della Sera Houellebeck décrit Hollande comme un "opportuniste insignifiant " et Valls  comme un "attardé congénital".  On comprend qu'il s'exprime dans un journal étranger car la France est en deuil et l'heure ne devait pas être celle des insultes et de la division. Le problème est qu'aucun homme politique français ne semble à la mesure de la situation. La France est seule dans une Europe aux abonnés absents et personne ne lui indique la voie à suivre face à un avenir incertain.  Houellebeck a raison dans ses analyses pessimistes de prophète de malheur , mais il oublie que la France est une nation au destin anormal et imprévisible. Elle peut encore surprendre le monde.  

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  • Effets de mode et art de la guerre.

    51512555-tete-de-pythagore.jpgAprès " Je suis Charlie " à toutes les sauces, voici la Marseillaise à toutes les sauces y compris avec french dressings à la mode anglo-saxonne. Certes cela fait chaud au cœur de n'être pas seuls dans une situation préoccupante, mais cela ne doit pas être le prétexte pour  éviter une réflexion stratégique sur les buts et les moyens de la guerre dans laquelle nous sommes engagés.

    Cela n'est pas encore certain mais il est probable que nous faisons la guerre d'hier avec les mauvais alliés et en nous trompant d'ennemis.

    La guerre d'hier en effet car plus l'Occident ou la Russie font donner leur grosse quincaillerie militaire et plus ils semblent voués  à l'enlisement sur le terrain. Et cela bizarrement en prétendant avoir pour alliés des états qui sont à la source d'un terrorisme islamique qu'ils ont exporté, mais ne peuvent plus contrôler désormais

    Ce sont  les Anglo-saxons qui nous ont entrainés à la remorque des monarchies des pétro dollars sunnites( plus la Turquie), dans leur confrontation contre des dictatures laïques qui refusaient la domination des monarchies du Golfe. et leur islam obscurantiste. Saddam, tout comme Assad aujourd'hui, protégeait les minorités.

    Dès 1991 le maire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, faisait cette analyse et démissionnait de son poste de Ministre de la Défense pour ne pas cautionner l'engagement de la France dans la première guerre du Golfe. Aujourd'hui Obama est coincé. IL  n'ose pas trop s'engager contre l'Etat Islamique  pour ne pas aller contre la  Turquie et les monarchies pétrolières, au risque de ruiner définitivement le marché pétrolier et  de provoquer une catastrophe économique mondiale.

    Nous en sommes là et il faudra choisir tôt ou tard. Choisir  de soutenir la dictature laïque d'Assad plutôt que les dictatures religieuses du Golfe,  choisir d'envoyer des troupes internationales au sol pour occuper le terrain, choisir de lancer un plan Marshall de reconstruction du Moyen-Orient sous contrôle international avec  la Russie comme alliée et non comme adversaire. 

    Choisir de sortir de l'impuissance et ne plus subir de plus en plus de réfugiés qui, au sol, mais sur notre sol désormais, continueront la guerre du Moyen-Orient et le combat de l'Etat Islamique.