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Grand Est et Alsace: ça bouge dans le bon sens.

imagesD9GUX10O.jpgContrairement  à ce qu'il se passe dans la péninsule ibérique, le gouvernement central français a l'intelligence de faire bouger les lignes plutôt que de s'enfermer dans un schéma juridique rigide comme  le fait  Mariano Rajoy. Certes la situation de l'Alsace et de la Catalogne ne sont pas comparables mais le vent de l'histoire va dans le sens des transferts de compétence et de souveraineté qui obligent à penser selon des schémas innovants. Emmanuel Macron est sans doute à l'origine de cette heureuse évolution qui demande à être précisée.

Paris propose en effet de fusionner les deux départements alsaciens afin de constituer une entité alsacienne unique au sein du Grand Est. C'est une bonne idée sous réserve d'un examen attentif du contenu de cette réforme.

Le but doit être d'améliorer la gestion administrative des territoires en gagnant en efficacité et en coûts,  mais en respectant les spécificités locales inaliénables. Par ailleurs le Grand Est étant par définition tourné vers l'Est c'est à dire l'Allemagne et le Luxembourg, il constitue la partie sud du vieux pays franc entre Reims et Aix la Chapelle.  Sa vocation est  européenne, en particulier au plan économique.

Tournée en partie vers la Suisse l'Alsace reste un lieu de forte identité locale, elle est un patrimoine à préserver et à mettre en valeur, son maintien est la garantie que le tout économique ne va pas être le seul critère de gestion des territoires, dans l'ignorance des facteurs humains, culturels et identitaires spécifiques.

Concrètement ? Deux exemples parmi d'autres : les voies de communications et l'école.

La gestion et la planification à long terme du développement des transports et des voies de communication concerne évidemment le Grand Est et exige une vision transfrontalière. Au contraire l'école doit être gérée de manière aussi décentralisée, que possible au plus près des populations et de leurs besoins. Le bilinguisme par exemple ne peut pas être géré à Reims mais en Alsace, pour ne rien dire d'une Education Nationale qui n'a déjà plus rien de national.

Reste l'épineuse question des financements. L'Alsace n'est pas la Catalogne qui se révolte parce qu'elle est la région la plus riche des Espagnes, mais aussi la plus "vampirisée" fiscalement. L'Alsace est aussi une région riche qui paie beaucoup à l'état central. Là encore des progrès sont possibles afin de déterminer plus justement la part du local et celle qui revient à la solidarité française car l'Alsace est, ne l'oublions pas, française par le choix du cœur et entend le rester....cela mérite qu'on le comprenne pour que vive l'Alsace française dans le Grand Est européen !

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