Colmar Régionalisme

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Marine Le Pen repeint la façade du FN.

diapo-1.jpgLes militants du FN devront décider par référendum s'ils adoptent, ou non, le nouveau nom de leur parti, rebaptisé  dimanche  11 mars "Rassemblement National" par Marine Le Pen. Beaucoup de bruit pour pas grand chose mais l'analyse politique qu'elle a présentée aux militants rassemblés à Lille mérite considération.

Marine Le Pen a fort justement souligné que le vrai clivage politique ,partout dans le monde, n'est plus entre la droite et la gauche, mais entre nationaux et mondialistes, ou encore entre sédentaires et nomades. 

Elle a complété cette analyse par une anticipation inquiétante, mais juste, de l'évolution de notre société concernant nos enfants. Elle a vu que seuls les migrants arrivant chez nous ont la certitude que leurs enfants vivront mieux qu'eux. Nos enfant, au train où vont les choses, sont condamnés à devenir nomades eux aussi.

Elle a également fort bien vu qu'un monde sans limites n'existe pas, et elle a plaidé pour le retour des limites et des frontières. L'opposition nomades/ sédentaires  fonde en effet une opposition politique ancrée dans des considérations très concrètes, comme par exemple le maintien de notre agriculture et le refus de désertification des zones rurales. Bonne analyse donc, mais réponse insuffisante. Il ne suffit pas d'élever des murs et créer des limites, il faut aussi lancer des ponts et être mobile.

Le retour  à  la nation n'est qu'un début de réponse  pour protéger les sédentaires des nomades. En outre,  La nation jacobine à la Le Pen  défend moins bien les territoires et les sédentaires que les états fédéraux et décentralisateurs à l'allemande ou à la suisse. L'union des nations européennes qu'elle propose n'a de sens que si cette union respecte le principe de subsidiarité mieux que l'actuelle UE qui ne le respecte pas, en particulier sur la question des migrants.

Marine Le Pen a raison  de remettre en cause l'Union Européenne telle qu'elle fonctionne, mais il est dommage qu'elle ne présente pas un vrai projet européen alternatif à la place de son nationalisme archaïque.  A noter toutefois qu'elle entend utiliser les élections européennes pour proposer une idée plus protectrice de l'Europe. C'est donc déjà  un pas dans la bonne direction que de reconnaître que l'Europe est une réalité incontournable. Tout n'est pas négatif dans les idées de Madame Le Pen, mais il est douteux qu'elle soit destinée à les mettre en oeuvre en accédant au pouvoir.

Comme Emmanuel Macron elle appartient au monde ancien elle aussi. Elle et lui sont prisonniers de leurs héritages respectifs, et du temps qui passe. Le premier met en oeuvre les réformes qui auraient dû être faites il y a trente ans, et pour le reste il continue de croire aux vielles lunes du PS au sujet de l'UE, du nucléaire ou encore de l'école.

Quant à Marine Le Pen, elle en est encore à la nation de grand papa, son Rassemblement National n'est qu'un ravalement cosmétique du vieux FN de Jean-Marie. L'avenir de ce côté-ci de l'échiquier politique appartient à Marion Maréchal Le Pen qui, pour l'instant, se garde bien de mettre les mains dans le cambouis.

 

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