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Vers une UE illibérale préservant l'identité européenne ?

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2706991620.jpg Victor Orban vient pour la troisième fois consécutive d'obtenir une victoire électorale écrasante en Hongrie dimanche 8 avril 2018. Une victoire de  l'extrême droite ? Pas du tout, en Hongrie elle recule même au profit de Victor Orban dont la victoire est  l'expression de la révolte des électeurs populaires contre les élites mondialisées

La victoire d'Orban est une nouvelle victoire de  ceux qui dans l'UE remettent en cause la doxa européenne de Bruxelles et veulent une autre Europe. Plus personne en effet ne veut quitter l'UE, mais celle-ci doit servir d'abord les partisans de la démocratie et des peuples, et non  la nomenklatura bruxelloise au service d'un mondialisme destructeur. 

Portée d'abord par des mouvements purement locaux, catalan, corse, écossais ou ligue du nord italienne, mais maintenant aussi par les ex pays d'Europe de l'est, l'idée d'une Europe fondée sur la démocratie  et les intérêts des communautés locales s'oppose au gouvernement des juges bruxellois au service des droits de l'individu sans frontières. En fait Bruxelles dévoie les droits de l'homme au profit du seul individu consommateur et hédoniste dans le plus parfait mépris des communautés naturelles. Or que sont les droits de l'homme s'ils ne sont pas vécus dans le respect des individus pris dans le contexte de leur culture et de leur communauté naturelle ?

Ce n'est pas l'UE qui est devenue obsolète, au contraire jamais la nécessité d'une Union Européenne n'a été aussi d'actualité, mais ce qui est obsolète c'est la nomenklatura parasitaire de la bureaucratie bruxelloise. Celle-ci  est comme la SNCF ou l'Education Nationale, c'est à dire  inadaptée  à la gestion des problèmes du 21 è siècle.

L'UE a besoin de protection, elle a besoin d'illibéralisme si l'on entend par là  laisser jouer le marché tout en remettant de l'état et du collectif là où cela est nécessaire. Il s'agit de corriger les anomalies de la concurrence mondialisée par le contrôle des  flux financiers ou migratoires, d'où rétablissement des frontières et prévalence de l'Etat sur la corbeille ( la bourse selon l'expression de De Gaulle pour qui la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille ).

La victoire de Victor Orban est un nouvel avertissement aux sourds et malentendants, et pas seulement à Bruxelles.

 

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