Colmar Régionalisme

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le droit à la différenciation : un chance pour l'Alsace ?

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgDans un article paru dans les DNA du 28 avril 2018, Pierre Klein, Président de l'Initiative  Citoyenne Alsacienne, exprime l'espoir que l'inscription du droit à la différenciation dans la Constitution, serait une chance pour notre région.

    En fait l'inscription de ce droit à la différenciation a surtout pour objet de permettre aux femmes musulmanes de se vêtir comme elles veulent sans être discriminées, mais il est vrai aussi que si ce droit nouveau peut profiter aux  porteuses de voile, il peut aussi aider à différencier nos régions suivant des critères réels fondés sur l'histoire, l'identité et les langues régionales.

    Comme le souligne Pierre Klein " Ne faisons pas la fine bouche. L'Alsace a beaucoup à attendre de l'élargissement démocratique qu'apporterait le droit à la différenciation...elle se doit de demander un droit à la différenciation pour elle-même et de le faire inscrire dans la Constitution"

  • Emmanuel Macron plaide pour la mauvaise Europe.

    images (5).jpgIl  faut souhaiter que la volonté réformatrice d'Emmanuel Macron porte ses fruits, tant en France qu'en Europe. Il a d'ailleurs été élu pour cela.

    A un an de son élection un bilan plutôt positif de son action se dessine en France où il semble en voie de résorber les archaïsmes de notre pays. Le retour du beau temps et l'approche de l'été devrait l'y aider.

    Mais en Europe ? Peut-il également faire bouger les choses ? Je ne le crois pas car il marche à contre courant. Même s'il reconnaît la réalité des peuples et propose de mettre plus de démocratie dans la bureaucratie européenne, il ne va pas assez loin et s'appuie uniquement sur Angela Merkel et les tenants du système bruxellois à bout de souffle. Sa vision de l'UE reste fondamentalement politiquement correct et ultra libérale.

    Pire il reste piégé dans son approche irréaliste des flux migratoires, il est dans l'accueil et la répartition des migrants alors que l'urgence est la transformation de l'UE en une forteresse capable de lever le pont levis si nécessaire afin de ne laisser entrer que ce dont elle a besoin. Ce n'est pas avec Angela Merkel qu'une telle politique est possible mais bien  avec  Victor Orban et les dirigeants de l'Europe centrale et de l'est. Ce n'est qu'avec eux que la réforme de l'UE sera possible.

  • Syrie : et maintenant ?

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgL'Occident n'a jamais eu la volonté de s'engager en Syrie, c'était déjà le cas avec Obama et c'est encore le cas avec Trump. Dans ces conditions l'Occident en est réduit à des gesticulations et des rodomontades chaque fois qu'une  "ligne rouge "est franchie.

    Une fois de plus les Occidentaux ont envoyé quelques missiles, histoire de montrer qu'ils ont encore des dents. Le problème est qu'ils n'ont pas de stratégie en Syrie.

    Dans ces conditions la sagesse consiste à laisser Assad gagner sa guerre civile et lui imposer enfin une ligne rouge, une vraie, c'est à dire une ligne rouge défendue sur le terrain avec des troupes au sol , celles qui pourraient protéger les Kurdes qu'Assad ne va pas tarder à attaquer désormais, avec l'aide peut-être d'Erdogan. Une vraie guerre internationale. Alors sonnera l'heure de vérité. Mais pour l'heure rien de nouveau en Syrie, ce ne sont pas quelques missiles qui vont changer la victoire d'Assad sur le terrain.

     

     

  • Emmanuel Macron et la religion

    images (4).jpgPeu importe ce qu'Emmanuel Macron a dit aux évêques de France, l'important est qu'il reconnaisse le fait religieux sans lequel il n'est pas de politique possible, n'en déplaise aux tenants d'une laïcité hors sol, voire sectaire. 

    Mais ne nous y trompons pas, au-delà des catholiques c'est aux Français de toutes confessions qu'il s'est adressé, et d'abord aux musulmans les derniers croyants de notre société sécularisée. Sans eux nous ne construirons pas d'avenir paisible en ce pays, la foi monothéiste qui est la leur, comme la nôtre, est nécessaire à la remise en ordre sociétale d'un Occident en perte de repères. Cela vaut bien, sinon une messe, du moins une relation de confiance avec nos évêques.

  • On demande Jupiter.

    VALEURS4215_001.jpgA ce jour Emmanuel Macron gère bien la crise sociale et la chienlits universitaire permanente mais tiendra-t-il ? Il  lui faut absolument en finir avec le vieux monde de la CGT et des universités de chienlits car le nouveau monde lui réserve d'autres défis autrement plus sérieux que les rodomontades mélanchonesques.  C'est de Mayotte que viennent les avertissements, de cet outre mer où la marée démographique est en train d'emporter la République.

    La révolte des Mahorais pourrait bien préfigurer celle des Français de plus en plus conscients de l'impuissance croissante de l'Etat à endiguer la marée de l'immigration incontrôlée et de la délinquance, terroriste ou non, qu'elle engendre.

    La récente loi sur l'immigration est encore une loi du 20 è siècle fondée sur l'idée d'intégration, or nous sommes au 21 è siècle et l'urgence est désormais celle de la fermeture des frontières face à la submersion migratoire.

    Emmanuel Macron qui peine déjà à mettre en oeuvre les réformes de la fin du 20 è siècle ne semble pas avoir pris conscience de l'urgence. Comme ses prédécesseurs, et comme après chaque attentat, il en reste aux discours incantatoires. Sur le fond ce libéral ne peut accepter l'idée de frontière et de défense de la frontière. Il lui faudra changer pourtant s'il ne veut pas voir la France évoluer vers une situation politique à l'italienne, reflet d'une société en décomposition.

  • Vers une UE illibérale préservant l'identité européenne ?

    ndements

    Lire la suite

  • La justice allemande désavoue Madrid. Die deutsche Justiz stellt Madrid in Abrede

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe tribunal compétent du Land Schleswig Holstein qui instruit le cas de Carles Puigdemont a rejeté les faits de "rébellion" justifiant entre autres la demande d'extradition de Madrid.

    Il a estimé que  Carles Puigdemont n'était pas coupable des faits de violences liés au référendum sur l'indépendance de la Catalogne.


    Ce jugement est juste car il place les tentatives d'intimidation de Madrid pour interdire ce référendum  à l'origine des violences au même niveau que les réactions des militants indépendantistes.

    Les régionalistes alsaciens ne peuvent que se réjouir d'un jugement qui démontre que l'UE défend mieux  la démocratie que le seul Etat national. Ce jugement montre  également que la question catalane n'est plus maitrisée par Madrid seulement.

    Der Gerichtshof des Bundestaat Schleswig Holstein, der den Fall Puigdemont instruiert, hat die Begründung "Rebellion", als Rechtfertigung des Auslieferunsgantrag   Madrids, abgelehnt.

    Der Beurteilung nach, in der Sache der Gewalt um den Volksentscheid über die Unabhängigkeit Kataloniens, ist Puigdemont als unschuldig erklärt.

    Dieses Urteil ist gerecht weil es, den Versuch Madrids diesen Volksentscheid zu verbieten, als Ursprung der Gewalt stellt, genau auf demselben Niveau wie die Reaktionen der Verfechter der Unabhängigkeit Kataloniens.

    Im Elsass darf man sich über dieses Urteil freuen, weil es zeigt dass die Demokratie auf europäischem Niveau besser beschütz wird, als nur auf dem nationalen Ebene. Dieses Urteil  beweist auch dass die katalonische Frage nicht mehr von Madrid allein beherrscht wird.

     

  • l'Alsace en Europe : le bon choix

    carte-france-region.gifLes départements du Haut Rhin et du Bas Rhin invitent les Alsaciens à donner leur avis sur l'avenir de notre région  dans le cadre d'une initiative citoyenne portée par le site www.expressioncitoyenne.alsace.

    Merci à Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry pour cette initiative honnête et digne d'élus responsables. Il est à craindre malheureusement que l'actualité nationale ne limite l'écho de cette démarche dans l'opinion locale, même si en Alsace les trains roulent mieux qu'ailleurs.

    Evidement Colmar régionalisme ne peut qu'accompagner la démarche des élus et des sondages qui indiquent clairement la volonté des Alsaciens de sortir du Grand Est. Mais cette volonté doit être interprétée comme la volonté alsacienne du ré ancrage de l'Alsace dans l'axe du développement rhénan. Il ne suffit pas en effet de sortir d'une entité qui tire l'Alsace trop à l'ouest vers la mégalopole francilienne, mais bien de concevoir l'avenir de notre région le long du Rhin et en concertation avec le canton de Bâle. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera enfin possible de résoudre des problèmes locaux que le centralisme rend  insolubles, comme par exemple la liaison ferroviaire avec l'Euroairport de Bâle Mulhouse ou l'instauration d'une taxe poids lourds sur le transit international traversant l'Alsace sans profit pour elle.

    Pour conclure et à l'heure où la justice fédérale allemande refuse d'extrader Carles Puigdemont, il apparaît que plus que jamais la défense des  intérêts locaux est la bonne méthode pour faire une Europe plus démocratique et plus proche  des intérêts réels des citoyens.

  • Puante et archaïque Russie !

    images (17).jpgJ'aime les Russes et la Russie et je souhaiterais que l'UE quitte l'Otan pour mener enfin une politique équilibrée avec la Russie, l'avenir du développement européen.

    Le problème est que les Russes ne nous aident pas, obsédés qu'ils sont d'un statut de puissance à l'égal des USA comme au bon vieux temps de la guerre froide. Poutine en est resté à la seconde guerre mondiale et à l'illusion des grosses mécaniques militaires. Même si les Russes sont d'excellents hackers, l'évolution vers l'économie numérique implique une volonté d'échange avec l'extérieur, et non une attitude agressive. Et cela Poutine ne l'a pas compris.

    Certes nous ne l'aidons pas nous aussi,  le cirque de Theresa May dans l'affaire Skripal en est un exemple qui  montre que les Anglais aussi en sont restés à la seconde guerre mondiale. Anglais comme Russes souffrent d'un complexe de déchéance qui leur interdit de regarder vers l'avenir.

    Or l'avenir ce ne sont pas les gros bataillons mais l'investissement, non seulement dans l'économie numérique, mais aussi, et surtout, dans l'économie durable. Et là vraiment en toute russophilie, il faut constater que la Russie est non seulement archaïque, mais qu'elle pue dans tous les sens du terme. Elle pue la corruption et de plus en plus physiquement, faute d'investir par exemple dans le recyclage des déchets.  Dans la périphérie de Moscou les autorités distribuent ...des masques à gaz, tant la puanteur est insupportable en conséquence de l'accumulation de déchets non recyclés.

      Dur dur pour la fierté russe et dommage pour l'économie russe qui préfère vendre des matières premières plutôt que d'investir dans les secteurs d'avenir comme celui précisément du recyclage des déchets et du développement durable. Quand on est russophile il faut le dire à nos amis russes.