Colmar Régionalisme

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Actualité nationale et internationale - Page 5

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Syrie : les contrevérités déplaisantes.

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    Première  contrevérité : Emmanuel Macron s'attribue la victoire sur Daesh alors que le mérite en revient aux Russes. Ceux-ci ont fait la guerre résolument sans tricher avec les terroristes.

    Deuxième contrevérité : Bachar n'a pas massacré son peuple plus que les terroristes ne l'ont fait. Il a simplement mené une guerre terroriste imposée par des terroristes.

    Troisième contrevérité : Même s'il ne plait pas à nos bonnes âmes socialistes Bachar est incontournable en Syrie. Contrairement à ce qu'affirme Yves Le Drian, il a beaucoup à dire.

    A noter que malgré les récents échanges acerbes entre Emmanuel Macron et Bachar, le principe de réalité a prévalu,  ce qui annonce peut-être une réévaluation de la diplomatie française dans la région.

     

  • Emmanuel Macron, Johny et la France réelle.

    téléchargement (1).jpgEmmanuel Macron est le fils spirituel de Johny  car notre président incarne cette France américanisée dont rêvait le rocker. Mais de fait le président de la France moderne et américanisée  préside aux destins d'une France introuvable. La France  black, blanc, beur que l'on nous vend depuis 1998 n'existe pas, ce n'est que la France du foot et elle est de plus en plus noire.

    A l'inverse c'est la France blanche qui a enterré le vieux gaulois, pas  celle de la pub et des médias bien pensants. Il y a aussi la France des mosquées et celle qui ne croit en rien mais veut passer à l'église avant d'être enterrée, la France de Johny. Comment s'y retrouver ?  A la place du président je serais prudent et il l'est d'ailleurs. Il a bien voulu entrer dans l'église de la Madeleine en faisant hurler les laïcards  mais il s'est bien gardé de saisir le goupillon de la bénédiction...fin politique qu'il est notre président !

  • Corse : la vérité sur l'état de la France.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas tant la vague nationaliste aux élections territoriales qui pose question, mais bien plutôt le taux d'abstention et l'effondrement des partis traditionnels. Les Républicains sont inexistants, comme le FN, et surtout le parti du président En Marche est bon dernier.

    Certes le Macronisme est une illusion parisienne, un "anamachronisme" ancré dans l'establishment politique énarcho médiatique qui assure la survie de nos élites. Il permet au moins au Président d'exister et même de faire une assez bonne politique.

    Mais il est aussi un cache misère de la situation politique en France caractérisée par un  rejet massif de la classe politique et la fuite dans des comportements politiques extrêmes. En Corse ce comportement ne profite ni au FN ni aux insoumis, mais bien aux nationalistes qui d'ailleurs ne le sont que de nom. Contrairement aux Catalans ils ne réclament pas l'indépendance mais l'autonomie, c'est à dire le droit de s'occuper de leurs propres affaires sans rupture avec la France. Une attitude intelligente qui " paie " de plus en plus politiquement.

    Conclusion.

    Il y en a deux. La première est que progressent partout  en Europe les partisans de pouvoirs locaux puissants. La seconde est que ce phénomène nous conduit à l'heure de vérité pour Emmanuel Macron car la Corse est une chose, la Nouvelle Calédonie en est une autre. Le référendum sur l'indépendance approche et quel qu'en soit le résultat il mettra à l'épreuve le sens politique et la capacité décisionnelle du président..

     

     

  • Migrations : d'accord avec Trump, sous réserve qu'il se déclare partisan de la décroissance

    téléchargement (3).jpgDonald Trump vient de mettre fin à la participation des USA au " Pacte mondial sur la migration " de l'ONU. Il a raison car il n'appartient ni à l'ONU ni à l'inexistante communauté internationale de décider en  matière de migrations, mais bien aux territoires. Nations, voire régions autonomes sont des espaces de vie auxquels revient en particulier le droit de décider qui peut y vivre. Le nier c'est nier le simple droit privé d'être chez soi, le droit de pouvoir fermer sa porte pour être tranquille.

    Car telle est bien la politique de l'ONU en la matière. Selon elle l'Europe doit accueillir des millions de migrants car toute la politique onusienne en la matière consiste à prôner le transfert des populations pauvres vers les zones développées, censées pouvoir les accueillir; ce qui n'est qu'en partie vrai. Bref l'ONU nie la réalité des peuples et des territoires et use du Droit International comme instrument de sa dictature idéologique prétendument humaniste.

    Je donne donc raison à Trump au plan du Droit, sous réserve qu'il aille jusqu'au bout dans sa démarche et remette en cause les flux financiers comme les flux migratoires, car une chose est de dénoncer l'effet déstabilisant des migrations, une autre de dénoncer les conséquences de l'optimisation de la mondialisation financière. Celle-ci fonctionne à travers des multinationales qui échappent aux Etats et s'étendent sur la planète au service d'une croissance prédatrice qui chaque année épuise un peu plus les ressources disponibles et est la cause première des migrations.

    D'accord Monsieur Trump il faut stopper les flux migratoires mais il faut aussi et d'abord raisonner en terme de décroissance et de développement local. Car seule la décroissance mondiale et le développement local peuvent fixer les populations au sol . Pas chiche de devenir décroissant cher monsieur Trump !

  • Afrique : les vérités qui dérangent.

    images (8).jpgAvec Emmanuel Macron vivons-nous enfin la fin de cette complaisance intellectuelle et politique  envers l'Afrique qui interdit de penser correctement et d'agir en conséquence ?

    Depuis 50 ans les intellectuels ( ou prétendus tels ) ont imposé à nos politiques l'idée que la France ( et les blancs en général ) ont commis le crime imprescriptible de colonisation. Ce crime  condamnerait à la repentance éternelle et à la soumission  morale  tout ce qui est européen et occidental, et épargnerait aux Africains toute remise en question.

    Il faut donc remercier Emmanuel Macron de parler vrai  aux Africains et de leur dire les vérités qui dérangent, à savoir qu'aujourd'hui comme hier les trafiquants d'esclaves sont africains. De même il a le courage de leur dire que la démographie africaine interdit tout développement du continent et maintient les familles africaines de nos banlieues dans la pauvreté. Et il le fait en faisant appel à la responsabilité individuelle et d'abord à celle des  femmes africaines qu'il veut aider en priorité en leur réservant les bourses d'étude.

    Cette politique est juste car elle libère l'Europe d'une culpabilité paralysante qui lui interdit de traiter les questions migratoires correctement et elle renvoie les Africains à leurs initiatives entrepreneuriales et innovantes en tous domaines.

    Comme le pense Emmanuel Macron l'Afrique est un continent d'avenir, sous réserve qu'il ne se contente pas de déverser en Europe son trop plein démographique et qu'il cesse de dépendre des  aides d'état qui ont toujours favorisé la corruption. S'agissant du rôle de la France sur son continent il est temps que disparaisse la  Françafrique et qu'elle soit remplacée par une Eurafrique de co développement.

  • Climat : réalisme d'Emmanuel Macron.

    images (5).jpgA la cop 23, Emmanuel  Macron a décrit l'évolution climatique comme "irréversible", rien d'autre et pourtant il est accusé de "catastrophisme". En fait Emmanuel Macron dérange car les médias et les politiques  n'aiment pas les faits qui démentent leurs mensonges et leur inaction.

    Qu'ils soient pardonnés cependant car ils ne sont que l'expression de ce que nous sommes, à savoir des bipèdes peu évolués  incapables d'agir rationnellement pour prévenir les problèmes.

    Ce sera donc la crise écologique croissante qui imposera les solutions dans la douleur; ce qu'Emmanuel Macron n'a pas dit précisément, pas plus qu'il ne s'est déclaré acquis à l'idée de décroissance. Il faudra bien pourtant en arriver là un jour, mais soyons sûrs qu'aucun politique ne nous y préparera, pas même Emmanuel Macron. Il est réaliste et il veut être réélu, il ne joue donc pas au prophète de malheur, il fait son travail. Que veut  on d'autre ?

  • Emmanuel Macron sans oppositions.

    images (4).jpgAngela Merkel est affaiblie par ses difficultés à composer un gouvernement et au train où vont les choses Emmanuel Macron sera bientôt l'homme fort non seulement en France mais aussi en Europe, et cela faute d'adversaires.

    Il a du talent certes mais il a surtout la chance d'être the right man in the right place at the right time, bref il arrive au bon moment dans une France enfin convertie au réalisme et qui accepte le monde tel qu'il est. Depuis la révolution, et peut-être même avant, notre pays a fait preuve d'une arrogance et d'un irréalisme  inouïs en prétendant que le monde était celui de ses rêves et que rien ne lui était impossible.

    Aujourd'hui la France d'Emmanuel Macron accepte enfin le monde tel qu'il est. C'est la raison pour laquelle les insoumis font pschitt dans la rue et dans les urnes, que nationalistes et souverainistes ne sont plus entendus  et que toute opposition a disparu dans ce pays. Mais il y a mieux ou pire (c'est selon votre sentiment politique ) puisque les prétendus opposants dits  "républicains"  ne rêvent secrètement que de se mettre au service de la République en marche. Juppé est au pouvoir via les" constructifs" et le reste de la droite attend son tour pour se fondre dans le paysage macronien.

    Faut-il se réjouir de cette situation ? Oui en termes d'efficacité politique, non si l'on pense qu'en démocratie le pouvoir doit venir du bas, comme en Suisse, et non du haut comme en France depuis toujours hélas !

  • Grand Est et Alsace: ça bouge dans le bon sens.

    imagesD9GUX10O.jpgContrairement  à ce qu'il se passe dans la péninsule ibérique, le gouvernement central français a l'intelligence de faire bouger les lignes plutôt que de s'enfermer dans un schéma juridique rigide comme  le fait  Mariano Rajoy. Certes la situation de l'Alsace et de la Catalogne ne sont pas comparables mais le vent de l'histoire va dans le sens des transferts de compétence et de souveraineté qui obligent à penser selon des schémas innovants. Emmanuel Macron est sans doute à l'origine de cette heureuse évolution qui demande à être précisée.

    Paris propose en effet de fusionner les deux départements alsaciens afin de constituer une entité alsacienne unique au sein du Grand Est. C'est une bonne idée sous réserve d'un examen attentif du contenu de cette réforme.

    Le but doit être d'améliorer la gestion administrative des territoires en gagnant en efficacité et en coûts,  mais en respectant les spécificités locales inaliénables. Par ailleurs le Grand Est étant par définition tourné vers l'Est c'est à dire l'Allemagne et le Luxembourg, il constitue la partie sud du vieux pays franc entre Reims et Aix la Chapelle.  Sa vocation est  européenne, en particulier au plan économique.

    Tournée en partie vers la Suisse l'Alsace reste un lieu de forte identité locale, elle est un patrimoine à préserver et à mettre en valeur, son maintien est la garantie que le tout économique ne va pas être le seul critère de gestion des territoires, dans l'ignorance des facteurs humains, culturels et identitaires spécifiques.

    Concrètement ? Deux exemples parmi d'autres : les voies de communications et l'école.

    La gestion et la planification à long terme du développement des transports et des voies de communication concerne évidemment le Grand Est et exige une vision transfrontalière. Au contraire l'école doit être gérée de manière aussi décentralisée, que possible au plus près des populations et de leurs besoins. Le bilinguisme par exemple ne peut pas être géré à Reims mais en Alsace, pour ne rien dire d'une Education Nationale qui n'a déjà plus rien de national.

    Reste l'épineuse question des financements. L'Alsace n'est pas la Catalogne qui se révolte parce qu'elle est la région la plus riche des Espagnes, mais aussi la plus "vampirisée" fiscalement. L'Alsace est aussi une région riche qui paie beaucoup à l'état central. Là encore des progrès sont possibles afin de déterminer plus justement la part du local et celle qui revient à la solidarité française car l'Alsace est, ne l'oublions pas, française par le choix du cœur et entend le rester....cela mérite qu'on le comprenne pour que vive l'Alsace française dans le Grand Est européen !

  • 1917-2017 HWK Was nun ? Vieil Armand et maintenant ?

    A

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