Colmar Régionalisme

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu d'Europe - Page 3

  • Nous sommes tous Catalans !

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe slogan est provocateur à dessein pour faire comprendre  qu'il est urgent que non seulement messieurs Rajoy et Puigdemont  se parlent pour ne pas faire éclater les Espagnes, mais  que se parlent également les pouvoirs centraux et les forces qui partout en Europe veulent l'émergence de pouvoirs décentralisés au service de  citoyens plus  responsables en prise avec les réalités du terrain local. 

    Si le président Macron se dit fédéraliste, comme le sont parait-il les autorités de Bruxelles, voici venu le moment d'oublier les grands mots sur le fédéralisme pour appliquer concrètement le principe de subsidiarité. Le Président Macron qui est censé être moderne et désireux de refonder l'UE ne peut pas rater l'occasion qui se présente, il ne peut pas se  contenter  d'avaliser l'état de choses actuels en soutenant Madrid sans conditions.

    Comment sortir de la crise des Espagnes qui anticipe celle des Europes ? D'abord en ne se laissant pas piéger par des mots qui ne recouvrent souvent plus grand chose. Les nationalistes catalans ou corses sont en Europe et il ne sert de rien de prétendre à l'avance que la Catalogne ou la Corse pourraient sortir de l'UE...pour être remplacés par la Turquie ? L'hypothèse est absurde mais elle est la thèse de Bruxelles. De la même manière le Brexit apparaît de plus en plus impossible pour les mêmes raisons de réalisme. L'Angleterre est en Europe qu'elle le veuille ou non, et si elle ne paie pas la note du divorce il faudra quand même vivre avec elle.

    Ces réalités constatés il ne sert de rien de se draper dans des fictions juridiques héritées du passé. Tout est possible lorsque les réalités l'emportent sur les fictions juridiques. Les juristes ne servent qu'à légaliser les faits. Ceci admis les divers niveaux de pouvoir peuvent être redéfinis et réajustés mais uniquement en fonction des faits. Cela vaut pour nous aussi en Alsace. Le Grand Est est une fiction dessinée sur un coin de table à l'Elysée. Cela n'a pas supprimé l'Alsace qui existe comme une  réalité qui finira par s'imposer. Comme d'autres en Alsace, Gilbert Meyer notre maire a fini par le comprendre. Tous les espoirs sont permis, nous sommes tous Catalans !

  • Catalogne: l'UE rate une occasion d'exister.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLes coqs jacobins n'ont pas tardé à réagir au sujet de la Catalogne. Normal de la part de Manuel Valls, un peu moins de la part d'Emmanuel Macron qui a annoncé qu'il ne reconnaissait que Mariano Rajoy comme interlocuteur. Pas si moderne que ça le président Macron. Sur le sujet il appartient bien au 20 è siècle et au monde ancien.

    Bruxelles de son côté a refusé d'intervenir, préférant le confort de son cocon d'ectoplasme bureaucratique. L'UE devra pourtant s' habituer à vivre dans les réalités qui dérangent car les Catalans n'ont pas l'intention de rentrer dans les rangs, tout comme d'autres mouvements régionalistes. Dossier à suivre.

     

     

  • Démission de Philippe Richert : l'échec du Grand Est.

    alsacienneB_113_150.jpgGrand serviteur de la cause publique, Philippe Richert n'a pas démérité mais à l'impossible nul n'est tenu, il a parié sur le Grand Est et sur la technocratie parisienne... et il a perdu faute d'avoir joué alsacien. Dans une Europe en marche il n'y a pas de place pour les constructions technocratiques parisiennes. Le Grand Est est une usine à gaz et seule l'Alsace fait sens dans la refondation européenne qu'impose peu à peu le jeu des intérêts et des identités contradictoires.

    Philippe Richert en tire les conséquences mais pas le président Macron qui, à ce jour, maintient la réforme régionale de François Hollande. Dommage qu'il ne comprenne pas que la clé de la relation à l'Allemagne impose l'émergence d'une Alsace résolument rhénane  dans l'intérêt des deux pays.

    Puisse notre président le comprendre et se démarquer de l'héritage désastreux de François Hollande ! Puisse-t-il aussi comprendre que couper les vivres aux collectivités locales trop dispendieuses n'est juste que si elles sont responsables, et non sous tutelle, comme c'est le cas actuellement.

    La gestion des régions de France, ce n'est pas seulement l'affaire des Inspecteurs de Finances de Bercy mais cela devrait être  aussi, et surtout, la concertation démocratique d'élus et de responsables locaux qui ne seraient  pas que de simples mendiants de subventions.

  • L'Europe en marche ..à Barcelone.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgL'Europe bouge, l'Europe est en marche. Pas seulement à Londres où l'on refuse de payer les notes bruxelloises, pas seulement à Paris où l'on rêve d'une Europe politique autour de la zone euro, l'Europe est  en marche mais d'abord et surtout dans les régions historiques. L'Europe est en marche à Barcelone où au nom de son identité  et de ses intérêt la Catalogne  revendique sa place dans une Europe à réinventer en ignorant les Etats nations.

    La maladresse centralisatrice des bureaucraties étatiques exacerbe la tendance dans une Espagne de tradition démocratique récente.Plutôt que de laisser jouer le référendum que les séparatistes n'auraient peut-être pas gagné Mariano Rajoy laisse cours à de vieux réflexes hérités du franquisme. En agissant ainsi il exaspère et radicalise  les Catalans. Dossier à  suivre.

  • Brexit.. Catalans..et Macron, tous contre l'ectoplasme bruxellois.

    téléchargement.jpgDans son discours sur l'état de l'UE le 13 septembre, Jean-Claude Juncker a déclaré que "l'Europe a le vent en poupe" sauf qu'il se trompait d'Europe. Son Europe à lui, l'ectoplasme administratif de Bruxelles qu'il souhaite maintenir à  27 contre vents et marées, cette fausse Europe est au contraire en pleine tempête et court toutes voiles dehors se briser sur les récifs.

    L'Europe qui a le vent en poupe au contraire  est un amalgame, contradictoire mais puissant, composé  de populistes, d'ultra libéraux,  de défenseurs des identités y compris locales et régionales, et enfin, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes, de pro européens réalistes à la Macron. Ces réalistesi misent sur la seule Europe ayant quelque consistance politique à ce jour, à savoir la zone euro.

    Face à cette tempête de vents tourbillonnants et de directions opposées, la lourde nef bureaucratique bruxelloise n'a aucune chance de survie à long terme, mais le demi siècle de travail législatif qu'elle représente a vocation à perdurer. Après le naufrage prévisible son épave administrative sera naturellement récupérée par un pouvoir européen resserré autour de la zone euro. J'imagine que c'est là le secret de l'attitude d'Emmanuel Macron.

    Notre talentueux et jeune président a fort bien analysé la situation, à savoir que la montée des  forces centrifuges dans l'UE rendra  nécessaire la constitution d'un pouvoir européen fort capable de s'opposer au retour aux nationalismes, tout en procédant aux ajustements à des situations inédites. Une Catalogne ou une Ecosse indépendantes ont plus de légitimité à faire partie de l'Europe que la Turquie. Ce pouvoir fort européen ne pouvant venir de Bruxelles, il ne peut être que l'expression de la volonté politique de quelques Etats européens, à commencer par la volonté politique de la France et de l'Allemagne. Dossier à suivre.

  • La sélection, clé de la réussite en tous domaines.

    zimba.jpg

    C'est une sélection de joueurs de foot que je vous présente en illustration et nul ne conteste le principe de cette sélection pourtant si cruelle aux culs de jatte qui, au nom de l'égalité, ont parfaitement le droit de jouer au foot !

    Pour consoler les culs de jatte rappelons qu'on peut être taré et faire un excellent footballeur. Et que l'on peut être cul de jatte et faire un excellent étudiant. C'est cela l'inégalité  naturelle qui fait que les talents sont diversement répartis.

    Le problème est qu'au nom de l'égalité et dans le plus parfait mépris de la réalité, nous refusons cette sélection nécessaire à la réussite en tous domaines. Le bon artisan sélectionne ses outils et ses matériaux avant de commencer son travail. Seuls les pédagogues méprisent cette sagesse.  Au nom de l'égalité, et par refus de la sélection,  ils considèrent qu'il est juste qu' un élève qui n'a pas son bac puisse  être tiré au sort sur une liste d'admission  en université au détriment d'un excellent élève qui obtient son bac !

    C'est aussi au nom de l'égalité qu'il est interdit de distinguer entre migrants. Au nom de l'égalité en Dieu, ils doivent tous être admis sans distinctions, nous dit le pape. Là encore le principe d'égalité morale aboutit à l'injustice. Un Africain qui demande un visa pour venir en Europe sera défavorisé par rapport au migrant qui force les contrôles et nous contraint à le prendre en charge dans nos réseaux d'aide sociale !

    Pour conclure en ce temps de rentrée scolaire où ressortent les éternelles tartes à la crème des pédagogues il est un mot que l'on aimerait entendre dans la bouche du ministre de l'Education Nationale, c'est le mot "sélection". Il n'en est rien; ce qui m'amène  à douter du sérieux de cette " révolution" éducative dont parle le Président Macron.

  • Brexit : Londres pris à son propre piège.

    BREXIT_1 - Copie.pngFidèle à sa tradition historique l'Angleterre a cru qu'il suffisait de jouer la montre et de diviser les Européens pour obtenir le beurre et l'argent du beurre européen, à savoir s'affranchir de toutes les lois de l'UE tout en conservant les avantages du marché unique.

    Problème pour les Anglais, les continentaux ont appris leurs leçons d'histoire et ils ne se divisent pas face à la perfide Albion. Résultat la livre est au plus bas et nos amis anglais ne savent plus du tout quoi faire. Le temps joue désormais en faveur des continentaux. Plus le temps passe et plus le bateau anglais prend l'eau. Nelson au secours !

     

  • L'Europe en marche.

    eu-flag.gifA Bucarest Emmanuel Macron a précisé sa vision d'une Europe en marche resserrée sur le zone euro et moins tolérante envers les excès du libéralisme en matière sociale. En provoquant l'ire des Polonais il a éclairé l'opposition fondamentale et irréconciliable entre les partisans d'une Europe limitée au commerce et les tenants du projet politique des Pères fondateurs.

    Cette opposition pourrait conduire à de nouvelles ruptures à l'Est; ce qui ne serait pas plus mal car il devient chaque jour plus clair que le Brexit est une bénédiction pour l'UE.

     Le Brexit est une bénédiction car il met hors jeu  les Anglais qui toujours ne virent dans l'Europe qu'une zone de libre échange sous domination politique des Anglo-Saxons à travers l'Otan. Les Polonais ont également toujours partagé cette vision et, comme les Anglais, ils sont sur la voie du hors jeu par leur refus des règles européennes.

     Comme les Anglais ils font preuve d'un parti pris stratégique permanent pro Otan  ; ce qui les amène à n'acheter que des matériels de guerre américain par exemple, tout en jouant les gros bras anti russe.

    Après le Brexit,  la tendance lourde en Europe c'est le renforcement à l'Est de forces centrifuges potentiellement  porteuses de nouvelles ruptures. Il faut s'en réjouir car ces ruptures seraient  une chance pour les partisans d'une UE resserrée, mais puissante, face à l'affaiblissement des Anglo-Saxons et la montée en puissance de la Chine.

    Réjouissons-nous ! La livre sera bientôt à parité avec l'euro , les plombiers polonais de retour à Varsovie, un certain retour de l'Europe continentale et rhénane est en cours . L'Europe est prête pour se remettre en marche comme l'a très bien compris Emmanuel Macron.

    En mettant les points sur les i à l'intention des Polonais il a justement rappelé  que  l'UE a vocation d'être plus qu'une simple machine à distribuer des subventions..

  • politique et sémantique.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgA Bucarest le chef de l'Etat a fait un constat lucide de l'état du monde et de la France. S'agissant de ce pays il a constaté qu'il n'était pas réformable et il a proposé de le ....transformer.

    Tout le talent du nouveau président est dans ce tour de passe passe sémantique qui est l'art suprême de la politique et la clé du succès d'Emmanuel Macron.  Personne ne comprend ce qu'il veut ni ce qu'il a dit, mais cela plait et le bon peuple suit. Moi aussi car je trouve l'artiste très bon.

    Pour la suite je ne renie rien de mon analyse, à savoir que nous vivons un temps de dislocation et de désagrégation semblable à la chute de l'Empire romain. Les tours de passe passe des politiciens n'y peuvent rien, ils sont là pour amuser la galerie face à l'inexorable cour de choses.

  • Le temps des démocratures.

    200px-De_Gaulle-OWI.jpgIls rêvent tous de lui ressembler , lui le premier démocrateur européen.

    De Gaulle vint au pouvoir porté par le peuple et il mit  en place ses réformes parce qu'il avait mis fin au régime des partis et remodelé la Constitution. En 2017 dans une Europe en crise d'aucuns rêvent de démocrature. Une démocrature ce n'est pas une dictature mais ce n'est plus tout à fait la démocratie molle du Droit de l'homéisme  soumise au diktat des juges.

    Les démocrateurs sont au pouvoir en Turquie bien sûr, mais aussi en Hongrie et en Pologne. Celle-ci de manière typique vient  de mettre un terme au gouvernement des juges, tout comme l'a fait Erdogan en Turquie. Et par juges il s'agitd'abord de ceux de Bruxelles et du lobby international des Droits de l'homéisme.


    Et en France ? En France Emmanuel Macron a réussi sa forme de populisme là où Marine Le Pen a échoué, parce qu'il a compris qu'il faut ménager Bruxelles pour accéder au pouvoir . Mais  s'il veut réformer le pays en profondeur il est voué à devenir un démocrateur lui aussi. La démocratie, surtout locale, en sera affaiblie. Pas trop espérons-le car déjà les Français, (et pas seulement les militants d'En Marche attachés à la démocratie participative ) découvrent qu'ils ont donné le pouvoir à un petit caporal, pour le meilleur ou pour le pire.

    Premier bilan de notre démocrateur :

    Le meilleur : bon départ à l'international où il fait bonne figure. Bonnes décisions industrielles stratégiques, restauration de l'image présidentielle. Mise en oeuvre des réformes annoncées. Bonne gestion de la crise migratoire : on se concentre sur les vrais réfugiés et l'on ne craint plus d'expulser la majorité des faux demandeurs d'asile.

    Le pire : accentuation du jacobinisme centralisateur. Populisme technocratique , c'est parti pour le gaspillage olympique et l'impasse nucléaire de plus en plus coûteuse. La "com" est au pouvoir plus que jamais, aux dépens du vrai débat démocratique et de la réalité du pays. La com note la chute dans les sondages mais elle ne s'inquiète pas, elle est le vrai pouvoir en démocrature.