Colmar Régionalisme

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Vu d'Europe - Page 5

  • Puigdemont: justice européenne contre arbitraire madrilène ?

    balance-justice.jpgElle s'appelle Cour de justice des Communautés Européennes et dit le droit dans l'Union Européenne. Cela vaut d'être rappelé à l'heure où Madrid lance un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont, citoyen européen autant que catalan qui met tout le monde au pied du mur.

    Oui ou non en Belgique le pouvoir judiciaire est-il indépendant du pouvoir politique contrairement à ce qui est le cas à Madrid  ( et ailleurs dans l'UE ) ?

    En se livrant à la police belge Carles Puigdemont le fait en tant que citoyen européen qui croit en la justice à Bruxelles,  tout en dénonçant  le procès politique de délit d'opinion que prétend lui faire Madrid. Impossible de se débarrasser des questions qu'il pose, il devient de plus en plus gênant à l'échelle européenne.

    Ceux qui pensaient l'évacuer rapidement par la dérision  médiatique en sont pour leurs frais.  Les mêmes avaient prédit la chute d'Assad en trois semaines. Avec  Puigdemont ils devront également faire avec...bien plus que trois semaines. On peut compter sur les lenteurs judiciaires et la rancœur des Catalans pour cela.

  • Catalogne: victoire à la Pyrrhus du souverainisme.

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    De Madrid à Bruxelles et de Paris à Berlin on crie victoire et l'on clame en chœur  qu'il n'est pas possible de modifier le status quo, que la Catalogne est dans l'impasse comme  l'Angleterre du Brexit. Quant aux commentateurs, emmenés par  Eric Zemmour, ils crient haro sur  le baudet Puigdemont.

    Les c... qui ne voient pas qu'ils se réjouissent de leur décadence programmée ! Les c.. qui n'ont pas compris que l'incapacité de l'UE à exister en appliquant ses principes fondateurs la voue à sortir de l'histoire ! Il est minuit moins cinq docteur Juncker avant que l'Espagne ne revienne à ses vieux démons en attendant les autres, ailleurs sur le continent.  L' UE est morte à Barcelone lorsque Juncker et les autres se sont reniés face aux souverainistes de tous poils. Mais leur victoire est une victoire à la Pyrrhus.

      Eric Zemmour, si pertinent dans ses analyses en général, se trompe sur la Catalogne car il ne voit pas que l'état nation et le souverainisme assurent la dislocation et le déclin de l'Europe.  Le chaos médiéval est devant nous parce que nous pétrifions l'UE dans le juridisme plutôt que de prendre le risque de la refonder sur les réalités mouvantes. Faute de cette  audace le vieux continent est voué au chaos néo médiéval et à sortir de l'histoire au moment où commence  l'hégémonie chinoise.

    Est-ce cela que veulent tous confondus, les souverainistes, les nationalistes et les ectoplasmes de Bruxelles ?

     

  • L'Europe selon le pape.

    téléchargement.jpgL'UE est en crise , en 2018 elle est devenue un ectoplasme bureaucratique sans âme, sans vision, à l'opposé des promesses et des rêves des Pères Fondateurs que furent Robert Schumann, Alcide De Gasperi et le chancelier Adenauer. Elle a renié non seulement ses racines judéo-chrétienne mais également et surtout son principe fondateur, le principe de subsidiarité, fondement de la doctrine sociale de l'Eglise. Face à ce constat le rappel par le pape de la pensée chrétienne sur l'Europe peut il  être de quelque secours dans la crise actuelle ?

    Le  samedi 28 octobre en effet le pape s'est exprimé sur l'avenir de l'Europe dans un colloque organisé entre représentants des communautés chrétiennes et de la vie politique.  Le thème du débat ne pouvait pas ne pas avoir d'écho sur ce blog régionaliste et européen animé par un catholique gallican.

    Une remarque d'abord : les conseilleurs sont rarement les acteurs ou si peu,  les médias n'ont pas relayé les paroles du pape  et ni Rajoy, ni Puigdemont n'ont participé au colloque. Dommage !

    Qu'a dit le pape ? Il  fonde l'avenir européen sur les sept points suivants :l'Europe  espace de respect de la personne et des communautés, l'Europe lieu de dialogue, l'Europe espace inclusif, l'Europe espace de solidarité, l'Europe source de développement,l'Europe promesse de paix et il conclue en souhaitant que la pensée chrétienne soit "l' âme de l'Europe "

    Voyons tout cela concrètement :Par l'Europe du respect de la personne et de  la communauté faut-il comprendre respect de la personne dans sa communauté ? Plus que des citoyens abstraits les individus appartiennent en effet à des communautés. Cela peut poser problème si par exemple les communautés musulmanes  ou homosexuelles ont des exigences sociétales particulières incompatibles avec les normes d'autres communautés.  Au niveau des principes le pape parle d'or, mais le diable est dans le détail de leur application. Par ailleurs comment peut-il se taire face à la situation en Catalogne où se pose la question du respect d'une communauté, d'une langue et d'une culture ?

    Lieu de dialogue. Là encore le pape ne peut être  crédible que s'il sort des généralités pour faire entendre sa voix sur des cas concrets. Qu'attend il pour exiger  de Rajoy et de Puigdemont  qu'ils mettent leurs problèmes sur la table  pour en parler dans un esprit de dialogue constructif ?  Qu'attend il pour rappeler à Bruxelles que l'application du principe de subsidiarité peut seul sauver l'Union Européenne de la dislocation ?

    Domaine inclusif. L'Europe le devient de moins en moins car s'il était relativement facile d'inclure en France ou en Allemagne des immigrés portugais ou polonais il y a 20 ans, et en période de plein emploi, cela devient plus compliqué lorsqu'il s'agit d'inclure dans une société en crise des migrants musulmans analphabètes.

    Par Europe inclusive il entend que l'UE soit  solidaire du migrant et du réfugié. Pour tout chrétien c'est incontestable mais dans quelles limites ? La crise migratoire est perçue, à tort ou à raison, par les peuples européens comme une forme d'exploitation d'un espace de solidarité durement acquis et menacé par la loi des grands nombres appliquée aux miséreux du monde entier. De fait l'espace de solidarité européen fonctionne comme un  miroir aux alouettes, il attire toutes les misères du monde au risque  précisément de ne plus pouvoir fonctionner.

    Source de développement. Sur ce point l'Europe est en avance sur le reste du monde, en particulier sur l'Amérique de Donald Trump, car elle mise déjà sur le développement durable et l'écologie.

    Promesse de paix. Là encore on ne peut qu'être d'accord avec le pape et constater avec lui que cette Europe tant décriée nous a assuré déjà plus d'un demi siècle de paix.

    Reste le vœu pieux du Saint Père  de voir la pensée chrétienne comme "âme de l'Europe". On ne peut qu'être d'accord avec lui mais les églises européennes sont vides et cela pose question. Il ne suffit pas de les remplir de réfugiés pour apporter une réponse, Rome ne se sauvera pas une nouvelle fois en passant aux Barbares car eux aussi finiront par poser les questions gênantes au Saint Père!

    Conclusion  La pensée du Saint Père est un rappel utile des conditions de la construction européenne mais son  discours apparaît déphasé face à la profondeur de la crise et à l'urgence de réponses fortes. Il a par ailleurs  complètement oublié le principe de subsidiarité dans son discours. Simple oubli ?

     

    Sur le principe de subsidiarité fondement de  la pensée sociétale chrétienne.

    Dans Caritas in veritate, CV 41  Benoît XVI a écrit  " L'articulation de l'autorité politique au niveau local, national et international est , entre autres, une des voies maîtresses pour parvenir à orienter la mondialisation économique. C'est aussi le moyen d'éviter qu'elle ne mine dans les faits les fondements de la démocratie"

    En Catalogne nous y sommes. Sans application du principe de subsidiarité c'est la démocratie qui recule  dans la péninsule ibérique et dans toute l'UE

     

     

     

  • Ordre impérial chinois et chaos libertaire occidental.

    images(155).jpgLa liberté n'éclaire plus le monde car elle est devenue libertarisme, elle n'éclaire plus un monde voué au chaos ou à l'ordre numérique contrôlé par Big Brother. L'Occident se disloque tandis que s'affirme le nouvel empire du Milieu. Il est désormais soumis au  nouveau Mao qui s'appelle Xi Jinping, un homme  plus puissant que son illustre prédécesseur à la tête de la Chine. Mao n'était pas en mesure de s'opposer à l'Amérique et il ne disposait pas du contrôle numérique d'un milliard et plus de Chinois.

    Xi Jinping lui est le maître absolu de l'internet chinois et la Chine est en passe de surclasser le monde entier en ce domaine. Bientôt grace à la reconnaissance visuelle où elle excelle, elle sera en mesure d'établir en Chine le règne de Big Brother tout en jouant dans le reste du monde le jeu libéral pour mieux le conquérir.

    En face d'elle l'Amérique de Trump gesticule et démontre son impuissance croissante à contrôler quoi que ce soit, le libéralisme mondialisé qui fit son succès est en train de créer chez elle et dans le monde dit " libre" les conditions d'un chaos libertaire caractérisé par l'impuissance des états à contrôler les migrations et les flux concurrentiels. En réaction les populismes et les régionalismes apparaissent comme de puissantes forces centrifuges capables de ramener l'Occident aux conditions médiévales qui prévalent déjà au Moyen orient et en Afrique.

    La nouvelle puissance de l'Empire du Milieu est impressionnante car elle souligne aussi le succès de la sagesse confucéenne face aux délires agressifs de l'islam et aux conséquences de la déchristianisation libertaire et liberticide.

    Question : Le confucianisme + le contrôle d'internet est il le modèle de demain ? Le monde libre et la démocratie occidentale  sont ils voués au libertarisme décadent ? L'Occident peut-il éviter le chaos  médiéval par des solutions impériales non démocratiques selon les critères occidentaux ?

  • Avis de tempête sur l'UE.

    téléchargement.jpgOn peut ne pas aimer l'UE pour bien des raisons, il reste qu'elle existe et que quiconque se sent européen  ne peut que déplorer son impuissance politique et son aveuglement  sur l'état du monde et de l'Europe.  On est stupéfait de l'entêtement mortifère des dirigeants européens à ignorer l'avis de tempête qui s'annonce.

    En trois jours trois nouvelles illustrent cet avis de tempête :

    D'abord l'occasion ratée en Catalogne. En se lavant les mains de la situation les dirigeants européens ont fait  preuve de leur lâcheté habituelle Pourtant  l'UE pourrait exister en s'imposant comme interlocuteur incontournable entre Madrid et Barcelone.  Ne pas intervenir donne raison aux souverainistes, aux jacobins et aux fascistes.

    Ensuite les résultats des élections en Autriche et en Tchéquie qui confirment la poussée des populistes. Plutôt que de comprendre les raisons de leur succès, Bruxelles se réfugie dans le silence et le politiquement correct de sa nullité politique.

    At last but not the least,  la situation en  Lombardie et en Vénétie devrait inciter les dirigeants européens à comprendre que les Régions sont des facteurs politiques à prendre au sérieux. Dans le cadre d'un référendum pour plus d'autonomie, notamment fiscale, Lombards et Vénètes ont respectivement dit oui  à 95 % en Lombardie et 98% en Vénétie pour une participation respectivement de 40 % en Lombardie et 57 % en Vénétie.

    Cela devrait donner à réfléchir à Bruxelles, malheureusement Jean-Claude Junker et les autres font semblant de ne rien voir, de  ne rien entendre et surtout ne veulent rien dire. L'avis de tempête a été donné, mais sur le bateau européen il n'y a pas de capitaine, juste des pieds nickelés ivres de belles paroles et qui ne constituent même pas un équipage.

  • Donald Tusk donne raison aux souverainistes.

    téléchargement.jpgEn refusant obstinément tout rôle de médiation de Bruxelles dans la crise catalane, Donald Tusk le président du Conseil Européen donne raison aux souverainistes de Madrid et d'ailleurs. Il démontre  l'inexistence politique de l'UE.

    Une attitude qui ne peut que conforter ceux qui souhaitent prendre leur distance envers cette couteuse et inefficace bureaucratie. Après le Brexit vive donc tous les "exit" à venir !

    L'Europe n'existe que dans la réalité de ses identités plurielles. Elle peut se passer des virtualités bruxelloises mais pas de la Catalogne. Sem Catalans !

  • Europe : l'Empire ou le chaos médiéval.

          téléchargement.jpgLe Conseil Européen constate l'impasse croissante des négociations du Brexit et il note la montée des forces nouvelles populistes ou régionalistes qui contestent l'UE telle qu'elle existe.

    Selon Bruno Lemaire dont je salue ici l'analyse clairvoyante, le choix est entre, je cite (DNA du 19 10 201 ) "davantage d'intégration dans le respect des nations" et "le repli nationaliste, voire régionaliste".

    Cette bonne analyse ne va pas assez loin car elle ne s'intéresse pas aux causes du " repli nationaliste et régionaliste ". La cause première des difficultés de la construction européenne est qu'elle n'est qu' un mécanisme purement juridique et économique qui a omis d'intégrer les facteurs culturels, historiques et identitaires dans sa vision d'avenir.

    Il ne peut y avoir davantage d'intégration que si les fondements de la construction européenne sont remis en cause, à savoir le mondialisme libéral  sans frontières. La montée des populismes et des régionalismes a pour origine le besoin de repères stables dans une évolution que manifestement nos élites ne maitrisent plus. Les peuples ne raisonnent pas, ils font confiance à leurs tripes et ils ont raison.

    L' UE n'a pas pour vocation d'être un appendice de l'ONU et d'être ainsi condamnée au verbiage humanitaire et à l'impuissance, pour exister elle a besoin d' une ambition impériale et d'une volonté de puissance ancrée dans les aspirations populaires à la sécurité et à l'identité. Les peuples européens ont une histoire et des racines culturelles communes qui fondent leurs identités, ils ne sont pas prêts à se sacrifier sur l'autel du mondialisme humanitaire et du business d'une élite mondialisée. Ils exigent de plus en plus d'être respectés tels qu'ils sont.

    Si cela n'est pas compris les forces populistes et régionalistes créeront les conditions d'une Europe néo-médiévale et chaotique. Dans le cas contraire elles contribueront à ré enraciner le continent et lui permettront d'assumer sa  dimension mondiale et régulatrice face à la Chine, au monde anglo-saxon et aux chaos orientaux et africains.

     

     

  • Catalogne : bien joué Puigdemont.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgEn ne proclamant pas l'indépendance mais son inéluctabilité  de fait à terme, Carles Puigdemont a démontré sa maturité politique et celle du mouvement catalan. La psycho rigidité et la violence sont maintenant le fait de Madrid qui doit bouger pour ne pas laisser apparaître les ombres du passé franquiste dans ses relations avec la Catalogne

    Puigdemont a commis une erreur cependant,  il aurait dû laisser tomber le mot indépendance, ce fantasme dans un monde interdépendant, pour proposer à Madrid et à Bruxelles d'organiser les nouvelles relations de la communauté autonome catalane au sein du royaume des Espagnes et de l'UE.

    L'Europe est en marche dans les Espagnes; ce que ne voient pas les nationalistes et les jacobins à Madrid, à Paris, mais aussi et surtout peut-être à Bruxelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nous sommes tous Catalans !

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe slogan est provocateur à dessein pour faire comprendre  qu'il est urgent que non seulement messieurs Rajoy et Puigdemont  se parlent pour ne pas faire éclater les Espagnes, mais  que se parlent également les pouvoirs centraux et les forces qui partout en Europe veulent l'émergence de pouvoirs décentralisés au service de  citoyens plus  responsables en prise avec les réalités du terrain local. 

    Si le président Macron se dit fédéraliste, comme le sont parait-il les autorités de Bruxelles, voici venu le moment d'oublier les grands mots sur le fédéralisme pour appliquer concrètement le principe de subsidiarité. Le Président Macron qui est censé être moderne et désireux de refonder l'UE ne peut pas rater l'occasion qui se présente, il ne peut pas se  contenter  d'avaliser l'état de choses actuels en soutenant Madrid sans conditions.

    Comment sortir de la crise des Espagnes qui anticipe celle des Europes ? D'abord en ne se laissant pas piéger par des mots qui ne recouvrent souvent plus grand chose. Les nationalistes catalans ou corses sont en Europe et il ne sert de rien de prétendre à l'avance que la Catalogne ou la Corse pourraient sortir de l'UE...pour être remplacés par la Turquie ? L'hypothèse est absurde mais elle est la thèse de Bruxelles. De la même manière le Brexit apparaît de plus en plus impossible pour les mêmes raisons de réalisme. L'Angleterre est en Europe qu'elle le veuille ou non, et si elle ne paie pas la note du divorce il faudra quand même vivre avec elle.

    Ces réalités constatés il ne sert de rien de se draper dans des fictions juridiques héritées du passé. Tout est possible lorsque les réalités l'emportent sur les fictions juridiques. Les juristes ne servent qu'à légaliser les faits. Ceci admis les divers niveaux de pouvoir peuvent être redéfinis et réajustés mais uniquement en fonction des faits. Cela vaut pour nous aussi en Alsace. Le Grand Est est une fiction dessinée sur un coin de table à l'Elysée. Cela n'a pas supprimé l'Alsace qui existe comme une  réalité qui finira par s'imposer. Comme d'autres en Alsace, Gilbert Meyer notre maire a fini par le comprendre. Tous les espoirs sont permis, nous sommes tous Catalans !

  • Catalogne: l'UE rate une occasion d'exister.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLes coqs jacobins n'ont pas tardé à réagir au sujet de la Catalogne. Normal de la part de Manuel Valls, un peu moins de la part d'Emmanuel Macron qui a annoncé qu'il ne reconnaissait que Mariano Rajoy comme interlocuteur. Pas si moderne que ça le président Macron. Sur le sujet il appartient bien au 20 è siècle et au monde ancien.

    Bruxelles de son côté a refusé d'intervenir, préférant le confort de son cocon d'ectoplasme bureaucratique. L'UE devra pourtant s' habituer à vivre dans les réalités qui dérangent car les Catalans n'ont pas l'intention de rentrer dans les rangs, tout comme d'autres mouvements régionalistes. Dossier à suivre.