Colmar Régionalisme

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En Alsace

  • Brigitte Klinkert : le coeur et la raison.

    imagesD9GUX10O.jpgLors des voeux qu'elle a exprimés à l'hôtel du département Brigitte Klinkert  a plaidé pour je cite  (DNA du 13 01 2018 ) "une Alsace enfin retrouvée, épanouie et européenne " Elle a ainsi traduit la volonté politique d'une majorité d'Alsaciens qui veulent " une collectivité à statut particulier", " une collectivité résolument tournée vers l'innovation qui, avec ses voisins allemands et suisses, fera battre plus vite et plus fort le cœur européen de la France" 

    Bravo Madame et merci. Je ne fais pas de politique mais si j'en faisais c'est exactement ce que j'aurais dit.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Festival du livre de Colmar.

    logo ABC modifié.jpgLe Festival du livre fait honneur à la ville de Colmar et cette année encore il a tenu ses promesses. Le thème était "on lirait le sud" . Par ces temps de froidure grise cela réchauffait le cœur. Les visiteurs furent nombreux au stand de l'Association des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Colmar (AABVC). Ils ont pu voir dans nos vitrines l'ensemble des oeuvres de Giono prêté par notre Président d'honneur Francis Gueth. Une collection inestimable rarement exposée.

    Les reproductions de documents anciens des fonds patrimoniaux de la ville de Colmar ont eu également un beau succès et comme chaque année, alsaciens et bourguignons ont échangé les bonnes bouteilles sur le stand des éditions de l'Armançon.

     Pour l'édition alsacienne les alsatiques, comme toujours, tiennent leurs promesses et il faut s'en réjouir, car l'édition locale peine parfois à s'affirmer face aux grandes machines éditoriales parisiennes.

    A ce niveau le petit lecteur colmarien que je suis ne se permet pas de porter le moindre jugement littéraire que ce soit. Et d'ailleurs qu'est-ce que la bonne littérature ? Telle fut ma réflexion lorsque j'ai remarqué que Mme Trierweiler était bien seule à son stand, et je me suis demandé  si je devais la plaindre ou me réjouir. Après l'énorme succès de librairie de l'ouvrage relatant sa relation avec le petit gros qui nous tint lien de président, elle a tenté de relancer la pompe à fric avec un second ouvrage de confidences, croustillantes parfois. Mais la ficelle est un peu grosse et le public n'a pas suivi. Une histoire très morale finalement.

    Mais là  je m'égare loin de cette République des lettres que je m'efforce de servir à mon modeste niveau.

     

  • Grand Est et Alsace: ça bouge dans le bon sens.

    imagesD9GUX10O.jpgContrairement  à ce qu'il se passe dans la péninsule ibérique, le gouvernement central français a l'intelligence de faire bouger les lignes plutôt que de s'enfermer dans un schéma juridique rigide comme  le fait  Mariano Rajoy. Certes la situation de l'Alsace et de la Catalogne ne sont pas comparables mais le vent de l'histoire va dans le sens des transferts de compétence et de souveraineté qui obligent à penser selon des schémas innovants. Emmanuel Macron est sans doute à l'origine de cette heureuse évolution qui demande à être précisée.

    Paris propose en effet de fusionner les deux départements alsaciens afin de constituer une entité alsacienne unique au sein du Grand Est. C'est une bonne idée sous réserve d'un examen attentif du contenu de cette réforme.

    Le but doit être d'améliorer la gestion administrative des territoires en gagnant en efficacité et en coûts,  mais en respectant les spécificités locales inaliénables. Par ailleurs le Grand Est étant par définition tourné vers l'Est c'est à dire l'Allemagne et le Luxembourg, il constitue la partie sud du vieux pays franc entre Reims et Aix la Chapelle.  Sa vocation est  européenne, en particulier au plan économique.

    Tournée en partie vers la Suisse l'Alsace reste un lieu de forte identité locale, elle est un patrimoine à préserver et à mettre en valeur, son maintien est la garantie que le tout économique ne va pas être le seul critère de gestion des territoires, dans l'ignorance des facteurs humains, culturels et identitaires spécifiques.

    Concrètement ? Deux exemples parmi d'autres : les voies de communications et l'école.

    La gestion et la planification à long terme du développement des transports et des voies de communication concerne évidemment le Grand Est et exige une vision transfrontalière. Au contraire l'école doit être gérée de manière aussi décentralisée, que possible au plus près des populations et de leurs besoins. Le bilinguisme par exemple ne peut pas être géré à Reims mais en Alsace, pour ne rien dire d'une Education Nationale qui n'a déjà plus rien de national.

    Reste l'épineuse question des financements. L'Alsace n'est pas la Catalogne qui se révolte parce qu'elle est la région la plus riche des Espagnes, mais aussi la plus "vampirisée" fiscalement. L'Alsace est aussi une région riche qui paie beaucoup à l'état central. Là encore des progrès sont possibles afin de déterminer plus justement la part du local et celle qui revient à la solidarité française car l'Alsace est, ne l'oublions pas, française par le choix du cœur et entend le rester....cela mérite qu'on le comprenne pour que vive l'Alsace française dans le Grand Est européen !

  • 1917-2017 HWK Was nun ? Vieil Armand et maintenant ?

    A

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  • Gilbert Meyer joue alsacien...enfin.

    colmar2.gifAprès l'avoir combattue, le maire de Colmar est désormais partisan de la fusion des deux départements alsaciens. Mieux vaut tard que jamais. Reste à l'élu de Colmar à rester cohérent désormais en exigeant la sortie de l'Alsace du Grand Est. Encore un effort monsieur le maire !

  • Gilbert Meyer bon comptable, mauvais politique.

    colmar2.gifDans une lettre au premier ministre analysée par les DNA du  5 septembre dernier le maire de Colmar se plaint du mauvais traitement des territoires par le pouvoir central.

    Parce qu'il sait compter et est un gestionnaire rigoureux il constate que, je cite  " en fonctionnement je suis sur l'os" et il demande une aide pécuniaire qu'il verrait contractualisée en dehors du plan Etat/Région.

    Et c'est là où le bât blesse car Gilbert Meyer veut ainsi ajouter une usine à gaz supplémentaire  à celles qui existent déjà et qui ont été empirées par la réforme régionale qu'il a soutenue et soutient encore. Excellent gestionnaire il ne cesse d'accumuler les mauvais choix politiques. Il n'a jamais voulu se démarquer des décisions prises  à Paris par l'UMPS et aujourd'hui il ne peut se plaindre de cette politique technocratique qu'assume pleinement Emmanuel Macron.

    Gilbert Meyer le jacobin ne peut s'en prendre qu'à lui même des effets d'un centralisme aggravé par la fusion de l'Alsace dans le Grand Est. Qu'attend il pour devenir régionaliste ? C'est très tendance en ce moment parmi les élus locaux alsaciens..

  • Région Alsace : propos de foire aux vins !

    imagesD9GUX10O.jpgSource DNA du 28 juillet 2017.

     

    Dans la chaude ambiance de la foire aux vins de Colmar, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. L'occasion de propos qui ne mangent pas de pain  et qui accompagnent bien le Gewürtztraminer. Philipe Richert a donc déclaré qu'il souhaitait que l' Alsace retrouve sa place, et qu'il fallait répondre aux interrogations légitimes des Alsaciens.

    Dont acte, mais il serait temps que les positions se clarifient face à un pouvoir parisien de plus en plus centralisé. Et cela d'autant plus que pour les Républicains la question de la décentralisation est le seul espace d'opposition qui leur reste face au pouvoir sans partage d'Emmanuel Macron. Celui-ci réussit à ce jour un sans fautes qui ne laisse aucune place à une opposition républicaine très proche de ses idées et de sa politique. La question de la décentralisation et de la réforme régionale est le seul espace où les Républicains pourraient s'opposer avec crédibilité. Qu'attendent-ils pour le faire au-delà des propos de foire aux vins ?

  • Sortir du Grand Est : un préalable.

    sans-titre.pngPour Frédéric  Bierry et Eric Straumann, tous deux députés LR, la sortie du Grand Est constitue "un préalable indispensable " à la création d'une nouvelle collectivité alsacienne.

    "L'enjeu est de rendre à l'Alsace la maîtrise de son destin, de son développement et de sa réussite"

    Question :  Cet objectif n'est-il pas inévitablement lié à la redéfinition du rapport des élus aux territoires ? C'est  à dire à la volonté gouvernementale de réduire le nombre des élus.

    Une belle occasion de poser la question de la réforme du Sénat comme Assemblée des Territoires faisant des Sénateurs les premiers représentants des régions. Associer réforme territoriale et réforme du statut des élus voilà  un chantier qui pourrait donner corps à une opposition responsable et source de propositions constructives.

    Nul doute qu'Eric Straumann et Frédéric Bierry ne soient capables de porter cette opposition constructive à la lamentable réforme territoriale de François Hollande.

  • Législatives 2017:la vraie opposition commence à apparaître.

    photo_urne_standard_100_BL.jpgLe macronisme triomphant c'est  la toute puissance de la technocratie de gauche et de droite, le reste, l'opposition parlementaire de droite ou de gauche n'est plus que littérature pour commentateurs destinés  à amuser la galerie. Et pourtant la vraie opposition vient d'entrer à l'Assemblée Nationale dans le silence général.

    En effet, soit qu'ils soient victimes d'auto intoxication contractée dans les antichambres parlementaires, soit même qu'ils aient reçu la consigne de ne pas en parler, ces mêmes commentateurs ont complètement zappé le fait marquant de ce scrutin, à savoir le succès des nationalistes corses qui envoient trois députés à l'Assemblée Nationale après avoir pris le pouvoir dans l'Assemblé Régionale corse. De plus, et là encore silence des commentateurs, là où la droite parlementaires sauve les meubles comme en Alsace, elle le doit à la consigne de vote des régionalistes qui ont soutenu le bloc informel des candidats alsaciens partisans de  la création d'une collectivité territoriale alsacienne.

    Le cas est particulièrement frappant à Colmar où le triomphe  d'Eric Straumann est dû à son enracinement local, son sérieux dans le travail parlementaire mais aussi au petit coup de pouce de celles et ceux qui ont voulu le remercier de son engagement sans failles pour la création d'une collectivité territoriale alsacienne.

    Quand on ajoute qu'au Royaume Unie ou En Espagne ou en Irlande, les vraies oppositions sont désormais celles des défenseurs des régions,on voit qu'en France aussi la seule et authentique opposition au macronisme technocratique ne peut venir que des rang des défenseurs  des territoires.