Colmar Régionalisme

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En Alsace

  • Heureux comme un Chinois à Colmar.

    Visiblement les Chinois aiment Colmar, ils aiment tellement cette ville qu'ils viennent d'y débarquer une équipe de télévision pour y tourner une série destinée à être vue par 180 millions de téléspectateurs !

    Heureux qu'ils sont et pragmatiques !  En ce temps lourd et orageux ils n'hésitent pas à installer leur matériel dans la vénérable fontaine de l'amiral Bruat où ils travaillent pantalons retroussés jusqu'aux genoux..Heureux vous dis-je !

    Visiblement  quelque chose a changé dans notre bonne ville car ce matin la vénérable auberge alsacienne du coin est devenue.. ....un restaurant chinois !

    Il y a les grincheux que ça gêne et les pragmatiques qui pensent taxe de séjour et tourisme. Vous imaginez 180 millions de Chinois se mettant à rêver de Colmar ? 

    J'allais oublier j'aime beaucoup les Chinois mais j'ai décidé moi aussi d'aller voir ailleurs. A l'avenir le blog Colmar régionalisme sera géré depuis Nice. Rien à voir avec les Chinois bien sûr, je reste  alsacien de coeur mais les temps changent et j'aime la pissaladière niçoise. Quant aux Fils du Ciel ils ne vont pas tarder à découvrir notre choucroute et faire la fortune des chefs alsaciens expatriés auprès d'eux. Ainsi va le monde et ce n'est pas plus mal ainsi.colmar2.gif

  • L'Europe des régionalismes.

    Le destin de l'UE dépend désormais des régions européennes selon qu'elles sont animées, ou non, d'une volonté d'intégration dans les cadres nationaux et européens, ou au contraire par des forces centrifuges et anti systèmes.

         L'Alsace est dans le premier cas avec les dernières propositions de Brigitte Klinkert et de Frédéric Bierry en faveur d'une entité alsacienne inscrite dans le Grand Est mais résolument tournée vers la Suisse et l'Allemagne. On ne peut qu'applaudir mais n'est-il pas déjà trop tard avec tous ces "exit" annoncés ailleurs dans l'UE , et d'abord peut-être en cette Italie qui a longtemps rêvé d'une Europe dont elle se détourne aujourd'hui ?

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  • Emmanuel Macron un après : satisfait mais...

    images (5).jpgUn an après les amis d'une France qui gagne en Europe et dans le monde peuvent être satisfaits, le Président fait le job pour lequel il a été élu. Cette satisfaction doit être nuancée toutefois si vous êtes partisan d'une gestion décentralisée de la chose publique et surtout si vous attendez de nos dirigeants qu'ils proposent des solutions crédibles aux problèmes de demain.

    Emmanuel Macron met en oeuvre les réformes qui auraient dû l'être à la fin du 20 è siècle, il rattrape un retard de trente ans sur l' Angleterre et l' Allemagne. Avec un peu d'optimisme la pause estivale devrait parachever la défaite de la CGT et des syndicats archaïques ou catégoriels.

    Et après ? Force est de constater qu'il mène les réformes de manière technocratique et jacobine car dans ce pays il n'a peut-être pas le choix. Mais ensuite il serait bon qu'il comprenne qu'un état moderne est un état léger et décentralisé. C'est une première réserve envers son action.

    La seconde réserve concerne sa capacité idéologique à faire face aux défis posés par l'immigration. Sans prôner le refus de toute immigration musulmane comme le font les pays de l'est, le fait est que  la migration musulmane pose un défi culturel qui donne du grain à moudre aux partis populistes. Le Président ne peut pas se cacher derrière les litanies laïques pour ne pas voir le problème. C'est un défi posé à toute l'Europe et c'est à ce niveau que doit s'élaborer une réponse. Il s'agit là d'une urgence européenne bien plus importante que ses projets technocratiques de budget européen par ailleurs pas très bien accueillis. Faire l'Europe aujourd'hui c'est d'abord protéger ses frontières et l'enraciner de nouveau dans le terreau judéo-chrétien et des Lumières.

    Vaste programme mais à la hauteur du défi. Bon vent pour la suite Monsieur le Président !

  • l'Alsace en Europe : le bon choix

    carte-france-region.gifLes départements du Haut Rhin et du Bas Rhin invitent les Alsaciens à donner leur avis sur l'avenir de notre région  dans le cadre d'une initiative citoyenne portée par le site www.expressioncitoyenne.alsace.

    Merci à Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry pour cette initiative honnête et digne d'élus responsables. Il est à craindre malheureusement que l'actualité nationale ne limite l'écho de cette démarche dans l'opinion locale, même si en Alsace les trains roulent mieux qu'ailleurs.

    Evidement Colmar régionalisme ne peut qu'accompagner la démarche des élus et des sondages qui indiquent clairement la volonté des Alsaciens de sortir du Grand Est. Mais cette volonté doit être interprétée comme la volonté alsacienne du ré ancrage de l'Alsace dans l'axe du développement rhénan. Il ne suffit pas en effet de sortir d'une entité qui tire l'Alsace trop à l'ouest vers la mégalopole francilienne, mais bien de concevoir l'avenir de notre région le long du Rhin et en concertation avec le canton de Bâle. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera enfin possible de résoudre des problèmes locaux que le centralisme rend  insolubles, comme par exemple la liaison ferroviaire avec l'Euroairport de Bâle Mulhouse ou l'instauration d'une taxe poids lourds sur le transit international traversant l'Alsace sans profit pour elle.

    Pour conclure et à l'heure où la justice fédérale allemande refuse d'extrader Carles Puigdemont, il apparaît que plus que jamais la défense des  intérêts locaux est la bonne méthode pour faire une Europe plus démocratique et plus proche  des intérêts réels des citoyens.

  • L'Alsace vit toujours ! Das Elsass lebt noch !

          unser_land.jpgLe débat public organisé par ICA a fait apparaître l'unanimité des élus alsaciens contre la disparition de l'Alsace au sein du Grand Est, même Roland Ries a pris ses distances envers le jacobinisme indécrottable du PS.  (Voir presse alsacienne du dimanche 4  mars 2018 )

    La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et cela d'autant plus que les positions des élus En Marche sont clairement novatrices.

    Vincent Thiébaut député LREM  du Bas Rhin voit dans le renouveau de l'Alsace, le renouveau de l'UE, je cite " La première pierre de l'Europe politique, c'est ici qu'il faut la poser "

    A l'heure où l'Europe politique façon Bruxelles est partout, et à juste titre, remise en question, il faut refonder cette UE sur des bases régionalistes et transfrontalières. Dans cette perspective non seulement l'Alsace existe, mais elle peut et doit devenir le premier canton d'une UE neutre et inspirée par la Suisse.

    Die von der ICA (  Elsässische Bürger Initiative ) veranstalte Debatte zeigte dass die Mehrheit der elsässischen Abgeordneter, die Abschaffung des Elsass im Grand Est, ablehnt. Auch Roland Ries hat sich, vom verstaubten Jacobinismus des PS, distanziert. ( Sieh die elsässische Presse vom Sonntag den 4  März )

    Jetzt obliegt es das Handeln der Regierung, und umso mehr so, da die Mehrheit der En Marche Abgeordneter, für eine neue Perspektive steht.

    Vincent Thiebault, der LREM Abgeordneter für Bas Rhin sieht in eine Wiedergeburt des Elsass, die Wiedergeburt der EU ( Zitat) :" Den Grundstein der Europapolitik muss man hier anlegen"

    In einer Zeit wenn,  für gute Gründe und überall, das Brussel Europa in Frage gestellt wird, muss man auf ein neues, regional-und übergrenzliches Konzept, die  EU neugründen.

    In dieser Hinsicht, nicht nur existiert noch das Elsass, es obliegt ihm aber auch, nach dem vorhersehbares Scheitern des Brussel Europa, eine Rolle in die Neugründung der EU zu spielen. Das Elsass kann und muss, der erste Kanton einer neutralen, von der Schweiz inspirierten, neu gegründeten EU, werden.

  • Alsace : pour un référendum

    imagesD9GUX10O.jpgFace aux Corses Emmanuel Macron a un minimum de respect mais il ignore complètement l'Alsace pour la simple raison qu'il sait que les Alsaciens sont gens raisonnables. Il ne devrait pourtant pas ignorer la tendance vers le régionalisme qui s'affirme de plus en plus dans l'UE. Le Tirol du Sud italien en est un nouvel exemple. Cette région gérée de manière exemplaire, c'est à dire de façon germanique, se lasse de Rome et souhaite plus d'auto gestion dans le cadre européen.

    L'Alsace n'en est pas là mais elle se lasse elle aussi de l'Etat central moins bien géré que notre région. Un récent sondage confirme que 87 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace renaisse comme collectivité territoriale et en dehors du Grand Est pour 67 % d'entre eux. (DNA du 21 02 2018)

    Emmanuel Macron est en train de mettre en oeuvre les réformes du 20 è siècle avec 20 ans de retard. Le grand enjeu du 21  è siècle est le rééquilibrage de l'échelle de gestion  entre mondialisme, échelon national et identités locales. Tôt ou tard Emmanuel Macron devra s'attaquer à ces questions s'il ne veut pas apparaître comme ringard et faire face à des problèmes qui s'annoncent. Pas seulement en Corse.

  • Macron en Corse : aurait pu mieux faire.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngEn Corse Emmanuel Macron a réaffirmé l'autorité de l'Etat mais sa- posture n'était que le volet obligé d'une action qui exige d'anticiper sur l'évolution probable de l'ile et pas seulement d'elle. Le temps du jacobinisme est derrière nous et le Président le sait bien, encore faut-il tôt ou tard accorder les actes aux bonnes intentions.

    Cela vaut aussi pour l'Alsace qui ne se laissera pas plus noyer dans le Grand Est que la Corse au fond de la Méditerranée. A ce jour le Président a fait un sans faute y compris en Corse ou s'agissant de l'Alsace. Mais il devrait se garder de penser que son habileté politique suffira à faire disparaître les problèmes d'eux-mêmes.

    S'agissant de la Corse les bombes pourraient bien exploser de nouveau si l'Etat accepte que l'ile soit transformée en Cuba ou Saint Bart' au profit d'oligarques et spéculateurs immobiliers venus d'ailleurs et parfois de très loin.

    En Alsace il s'agit simplement de pouvoir construire des ponts sur le Rhin ou d'établir des écotaxes routières sans demander la permission de Paris , mais même cela est impossible; ce qui tôt ou tard finira par poser des problèmes au Président.

    Les faits sont têtus Monsieur le Président, et il ne suffit pas d'user d'un verbe jupitérien pour les faire disparaître.

  • Brigitte Klinkert : le coeur et la raison.

    imagesD9GUX10O.jpgLors des voeux qu'elle a exprimés à l'hôtel du département Brigitte Klinkert  a plaidé pour je cite  (DNA du 13 01 2018 ) "une Alsace enfin retrouvée, épanouie et européenne " Elle a ainsi traduit la volonté politique d'une majorité d'Alsaciens qui veulent " une collectivité à statut particulier", " une collectivité résolument tournée vers l'innovation qui, avec ses voisins allemands et suisses, fera battre plus vite et plus fort le cœur européen de la France" 

    Bravo Madame et merci. Je ne fais pas de politique mais si j'en faisais c'est exactement ce que j'aurais dit.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Festival du livre de Colmar.

    logo ABC modifié.jpgLe Festival du livre fait honneur à la ville de Colmar et cette année encore il a tenu ses promesses. Le thème était "on lirait le sud" . Par ces temps de froidure grise cela réchauffait le cœur. Les visiteurs furent nombreux au stand de l'Association des Amis de la Bibliothèque de la Ville de Colmar (AABVC). Ils ont pu voir dans nos vitrines l'ensemble des oeuvres de Giono prêté par notre Président d'honneur Francis Gueth. Une collection inestimable rarement exposée.

    Les reproductions de documents anciens des fonds patrimoniaux de la ville de Colmar ont eu également un beau succès et comme chaque année, alsaciens et bourguignons ont échangé les bonnes bouteilles sur le stand des éditions de l'Armançon.

     Pour l'édition alsacienne les alsatiques, comme toujours, tiennent leurs promesses et il faut s'en réjouir, car l'édition locale peine parfois à s'affirmer face aux grandes machines éditoriales parisiennes.

    A ce niveau le petit lecteur colmarien que je suis ne se permet pas de porter le moindre jugement littéraire que ce soit. Et d'ailleurs qu'est-ce que la bonne littérature ? Telle fut ma réflexion lorsque j'ai remarqué que Mme Trierweiler était bien seule à son stand, et je me suis demandé  si je devais la plaindre ou me réjouir. Après l'énorme succès de librairie de l'ouvrage relatant sa relation avec le petit gros qui nous tint lien de président, elle a tenté de relancer la pompe à fric avec un second ouvrage de confidences, croustillantes parfois. Mais la ficelle est un peu grosse et le public n'a pas suivi. Une histoire très morale finalement.

    Mais là  je m'égare loin de cette République des lettres que je m'efforce de servir à mon modeste niveau.