Colmar Régionalisme

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Colmar régionalisme, le forum régionaliste de Colmar - Page 4

  • Emmanuel Macron : la raison politique contre les passions déraisonnables.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgFace aux journalistes hier soir à la télévision, le président est apparu comme un homme raisonnable qui fait son travail de président et qui s'efforce d'en convaincre la partie raisonnable de la population, en fait ceux qui l'ont élu, et dont je suis.

    La partie raisonnable de moi-même est satisfaite de la politique du président, mais il y a en moi un être politique qui refuse passionnément ce que représente le président, à savoir un monde qui ne me satisfait pas et qui doit changer, non pas être adapté. Car ce que fait notre président c'est adapter la société française  à un monde qui change très vite et il a raison, mais ce que ne fait pas notre président c'est remettre en cause ce qui doit l'être, à commencer par le système de gestion jacobin dont il est le plus parfait représentant.

    Ce n'est pas raisonnable, mais sans les passions déraisonnables, le monde ne bouge pas. Pour cela il y faut une passion déraisonnable qui a la chance d'être en phase avec le mouvement de l'histoire. Comme c'est le cas des séparatismes et autres sécessionnistes en ce moment.

    Il est en effet déraisonnable d'être nationaliste et souverainiste à l'heure de la fin des Etats nations, tout comme il est déraisonnable de rêver encore de socialisme après l'échec du communisme. Le Pen et Mélenchon relèvent des poubelles de l'histoire, mais pas Puigdemont car son rêve sécessionniste est en phase avec la déconstruction des  Etats nation. Puigdemont est en avance sur l'histoire au contraire.

    Pour être tout à fait rationnel et prendre de l'avance notre raisonnable président devrait essayer  de  comprendre ce qui pousse les Catalans, comme les Kurdes et d'autres, à remettre en cause l'ordre des choses. Cette passion si déraisonnable, mais sans laquelle rien n'avance, cette passion en phase avec le mouvement de l'histoire, c'est la passion de la liberté contre l'asservissement des grands systèmes de gestion, cette passion c'est celle de l'identité contre la transformation des êtres humains en simples producteurs et  consommateurs, cette passion c'est celle de l'homme enraciné et libre  qui refuse de devenir un objet nomade asservi aux intérêts d'une élite mondialisée et manipulé par elles. Cette passion est le ressort tragique de l'histoire et des révolutions, elle échappe à la raison mais elle fait les héros. Mais là nous sommes aux antipodes de la gestion technocratique des affaires quotidiennes. Nous ne  sommes plus dans le monde d'Emmanuel Macron, notre bon gestionnaire de président, mais qui, de ce fait même, ne peut être le héros qu'il rêve d'incarner.

  • Fabius en Syrie, nul certes mais aussi corrompu ?

    imagesW39P02NY.jpgCe blog  n'a cessé en son temps de dénoncer la nullité de la politique de Hollande/Fabius en Syrie, politique qui a conduit à l'éviction de la France du jeu au Moyen Orient. Mais il y a plus grave , à savoir que la corruption de l'équipe PS alors au pouvoir explique cette politique. Il fallait qu'Assad tombe à tout prix pour que les marchands de soupe de l'Elysée et du Quai d'Orsay touchent les dividendes de leur acoquinement avec les groupes armés islamistes.

    Une ONG demande que Fabius soit entendu en justice pour expliquer les "arrangements" qui auraient permis aux ciments Lafarge de continuer de travailler en Syrie sans être inquiétés par les groupes armés rebelles. Planqué au Conseil Constitutionnel, Fabius parviendra-t-il à masquer un système de corruption cautionné par l'Etat ?

  • Catalogne : bien joué Puigdemont.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgEn ne proclamant pas l'indépendance mais son inéluctabilité  de fait à terme, Carles Puigdemont a démontré sa maturité politique et celle du mouvement catalan. La psycho rigidité et la violence sont maintenant le fait de Madrid qui doit bouger pour ne pas laisser apparaître les ombres du passé franquiste dans ses relations avec la Catalogne

    Puigdemont a commis une erreur cependant,  il aurait dû laisser tomber le mot indépendance, ce fantasme dans un monde interdépendant, pour proposer à Madrid et à Bruxelles d'organiser les nouvelles relations de la communauté autonome catalane au sein du royaume des Espagnes et de l'UE.

    L'Europe est en marche dans les Espagnes; ce que ne voient pas les nationalistes et les jacobins à Madrid, à Paris, mais aussi et surtout peut-être à Bruxelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nous sommes tous Catalans !

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe slogan est provocateur à dessein pour faire comprendre  qu'il est urgent que non seulement messieurs Rajoy et Puigdemont  se parlent pour ne pas faire éclater les Espagnes, mais  que se parlent également les pouvoirs centraux et les forces qui partout en Europe veulent l'émergence de pouvoirs décentralisés au service de  citoyens plus  responsables en prise avec les réalités du terrain local. 

    Si le président Macron se dit fédéraliste, comme le sont parait-il les autorités de Bruxelles, voici venu le moment d'oublier les grands mots sur le fédéralisme pour appliquer concrètement le principe de subsidiarité. Le Président Macron qui est censé être moderne et désireux de refonder l'UE ne peut pas rater l'occasion qui se présente, il ne peut pas se  contenter  d'avaliser l'état de choses actuels en soutenant Madrid sans conditions.

    Comment sortir de la crise des Espagnes qui anticipe celle des Europes ? D'abord en ne se laissant pas piéger par des mots qui ne recouvrent souvent plus grand chose. Les nationalistes catalans ou corses sont en Europe et il ne sert de rien de prétendre à l'avance que la Catalogne ou la Corse pourraient sortir de l'UE...pour être remplacés par la Turquie ? L'hypothèse est absurde mais elle est la thèse de Bruxelles. De la même manière le Brexit apparaît de plus en plus impossible pour les mêmes raisons de réalisme. L'Angleterre est en Europe qu'elle le veuille ou non, et si elle ne paie pas la note du divorce il faudra quand même vivre avec elle.

    Ces réalités constatés il ne sert de rien de se draper dans des fictions juridiques héritées du passé. Tout est possible lorsque les réalités l'emportent sur les fictions juridiques. Les juristes ne servent qu'à légaliser les faits. Ceci admis les divers niveaux de pouvoir peuvent être redéfinis et réajustés mais uniquement en fonction des faits. Cela vaut pour nous aussi en Alsace. Le Grand Est est une fiction dessinée sur un coin de table à l'Elysée. Cela n'a pas supprimé l'Alsace qui existe comme une  réalité qui finira par s'imposer. Comme d'autres en Alsace, Gilbert Meyer notre maire a fini par le comprendre. Tous les espoirs sont permis, nous sommes tous Catalans !

  • Gilbert Meyer joue alsacien...enfin.

    colmar2.gifAprès l'avoir combattue, le maire de Colmar est désormais partisan de la fusion des deux départements alsaciens. Mieux vaut tard que jamais. Reste à l'élu de Colmar à rester cohérent désormais en exigeant la sortie de l'Alsace du Grand Est. Encore un effort monsieur le maire !

  • Catalogne: l'UE rate une occasion d'exister.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLes coqs jacobins n'ont pas tardé à réagir au sujet de la Catalogne. Normal de la part de Manuel Valls, un peu moins de la part d'Emmanuel Macron qui a annoncé qu'il ne reconnaissait que Mariano Rajoy comme interlocuteur. Pas si moderne que ça le président Macron. Sur le sujet il appartient bien au 20 è siècle et au monde ancien.

    Bruxelles de son côté a refusé d'intervenir, préférant le confort de son cocon d'ectoplasme bureaucratique. L'UE devra pourtant s' habituer à vivre dans les réalités qui dérangent car les Catalans n'ont pas l'intention de rentrer dans les rangs, tout comme d'autres mouvements régionalistes. Dossier à suivre.

     

     

  • Démission de Philippe Richert : l'échec du Grand Est.

    alsacienneB_113_150.jpgGrand serviteur de la cause publique, Philippe Richert n'a pas démérité mais à l'impossible nul n'est tenu, il a parié sur le Grand Est et sur la technocratie parisienne... et il a perdu faute d'avoir joué alsacien. Dans une Europe en marche il n'y a pas de place pour les constructions technocratiques parisiennes. Le Grand Est est une usine à gaz et seule l'Alsace fait sens dans la refondation européenne qu'impose peu à peu le jeu des intérêts et des identités contradictoires.

    Philippe Richert en tire les conséquences mais pas le président Macron qui, à ce jour, maintient la réforme régionale de François Hollande. Dommage qu'il ne comprenne pas que la clé de la relation à l'Allemagne impose l'émergence d'une Alsace résolument rhénane  dans l'intérêt des deux pays.

    Puisse notre président le comprendre et se démarquer de l'héritage désastreux de François Hollande ! Puisse-t-il aussi comprendre que couper les vivres aux collectivités locales trop dispendieuses n'est juste que si elles sont responsables, et non sous tutelle, comme c'est le cas actuellement.

    La gestion des régions de France, ce n'est pas seulement l'affaire des Inspecteurs de Finances de Bercy mais cela devrait être  aussi, et surtout, la concertation démocratique d'élus et de responsables locaux qui ne seraient  pas que de simples mendiants de subventions.

  • L'Europe en marche ..à Barcelone.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgL'Europe bouge, l'Europe est en marche. Pas seulement à Londres où l'on refuse de payer les notes bruxelloises, pas seulement à Paris où l'on rêve d'une Europe politique autour de la zone euro, l'Europe est  en marche mais d'abord et surtout dans les régions historiques. L'Europe est en marche à Barcelone où au nom de son identité  et de ses intérêt la Catalogne  revendique sa place dans une Europe à réinventer en ignorant les Etats nations.

    La maladresse centralisatrice des bureaucraties étatiques exacerbe la tendance dans une Espagne de tradition démocratique récente.Plutôt que de laisser jouer le référendum que les séparatistes n'auraient peut-être pas gagné Mariano Rajoy laisse cours à de vieux réflexes hérités du franquisme. En agissant ainsi il exaspère et radicalise  les Catalans. Dossier à  suivre.

  • Brexit.. Catalans..et Macron, tous contre l'ectoplasme bruxellois.

    téléchargement.jpgDans son discours sur l'état de l'UE le 13 septembre, Jean-Claude Juncker a déclaré que "l'Europe a le vent en poupe" sauf qu'il se trompait d'Europe. Son Europe à lui, l'ectoplasme administratif de Bruxelles qu'il souhaite maintenir à  27 contre vents et marées, cette fausse Europe est au contraire en pleine tempête et court toutes voiles dehors se briser sur les récifs.

    L'Europe qui a le vent en poupe au contraire  est un amalgame, contradictoire mais puissant, composé  de populistes, d'ultra libéraux,  de défenseurs des identités y compris locales et régionales, et enfin, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes, de pro européens réalistes à la Macron. Ces réalistesi misent sur la seule Europe ayant quelque consistance politique à ce jour, à savoir la zone euro.

    Face à cette tempête de vents tourbillonnants et de directions opposées, la lourde nef bureaucratique bruxelloise n'a aucune chance de survie à long terme, mais le demi siècle de travail législatif qu'elle représente a vocation à perdurer. Après le naufrage prévisible son épave administrative sera naturellement récupérée par un pouvoir européen resserré autour de la zone euro. J'imagine que c'est là le secret de l'attitude d'Emmanuel Macron.

    Notre talentueux et jeune président a fort bien analysé la situation, à savoir que la montée des  forces centrifuges dans l'UE rendra  nécessaire la constitution d'un pouvoir européen fort capable de s'opposer au retour aux nationalismes, tout en procédant aux ajustements à des situations inédites. Une Catalogne ou une Ecosse indépendantes ont plus de légitimité à faire partie de l'Europe que la Turquie. Ce pouvoir fort européen ne pouvant venir de Bruxelles, il ne peut être que l'expression de la volonté politique de quelques Etats européens, à commencer par la volonté politique de la France et de l'Allemagne. Dossier à suivre.

  • Géopolitique de l'islam et de la violence.

    images (3).jpg"Surtout pas d'amalgames !"Cela fait un demi siècle que l'on nous assène cette injonction de ne pas assimiler islam et violence puisque l'islam serait une religion de paix !

    En fait l'islam n'est ni meilleur ni pire que d'autres religions, mais en ce moment il traverse une période éruptive et dévastatrice. Pour s'en convaincre il suffit de  consulter la carte des conflits en cours. Tous sans exception se déroulent dans le monde musulman ou à ses frontières. Le monde musulman est le premier confronté à une violence inouïe en Syrie, en Irak et en Afghanistan, pays déchirés par le conflit opposant l'islam sunnite et l'islam chiite. A ses frontières l'islam est à la source de conflits l'opposant aux hindouistes du Cachemire, aux catholiques des Philippines et enfin et surtout de manière très significative aux "gentils" bouddhistes de Birmanie gouvernés par un Prix Nobel de la paix.

    Le cas de la Birmanie  est exemplaire. Le prix Nobel de la paix Aun Sung Suu Ki a été attaquée à propos de la  minorité musulmane des Rohyingas. Terroristes  autant que victimes ils refusent l'autorité légale birmane au nom de l'islam. Même situation aux Philippines où des femmes et des enfants fanatisés s'opposent aux autorités légales.

    Islam et violence sont liés et il semble bien hélas que  seule l'extrême violence  légale soit capable de contenir l'un et l'autre.

    En Tchétchénie musulmane Poutine, comme il l'avait promis, est allé débusquer les rebelles musulmans au fond des " chiottes" et il a ramené la paix. En Chine Pékin a écrasé la révolte des Ouighours musulmans.

    Et nous dans nos banlieues que faisons-nous pour ramener la paix dans les zones de  non droit aux mains des djihadistes de retour pour toucher leur RSA ?