Colmar Régionalisme

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Actualité nationale et internationale

  • Alsace : pour un référendum

    imagesD9GUX10O.jpgFace aux Corses Emmanuel Macron a un minimum de respect mais il ignore complètement l'Alsace pour la simple raison qu'il sait que les Alsaciens sont gens raisonnables. Il ne devrait pourtant pas ignorer la tendance vers le régionalisme qui s'affirme de plus en plus dans l'UE. Le Tirol du Sud italien en est un nouvel exemple. Cette région gérée de manière exemplaire, c'est à dire de façon germanique, se lasse de Rome et souhaite plus d'auto gestion dans le cadre européen.

    L'Alsace n'en est pas là mais elle se lasse elle aussi de l'Etat central moins bien géré que notre région. Un récent sondage confirme que 87 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace renaisse comme collectivité territoriale et en dehors du Grand Est pour 67 % d'entre eux. (DNA du 21 02 2018)

    Emmanuel Macron est en train de mettre en oeuvre les réformes du 20 è siècle avec 20 ans de retard. Le grand enjeu du 21  è siècle est le rééquilibrage de l'échelle de gestion  entre mondialisme, échelon national et identités locales. Tôt ou tard Emmanuel Macron devra s'attaquer à ces questions s'il ne veut pas apparaître comme ringard et faire face à des problèmes qui s'annoncent. Pas seulement en Corse.

  • Laurent Wauquiez voit, dit et entend mais n'assume pas.

    121894_fr_lestroissi.jpgLe langage médiatique consiste à parler pour ne rien dire, ne rien voir et ne rien entendre. Laurent Wauquiez semble décider à parler vrai mais il doit aller jusqu'au bout dans sa démarche et ne pas s'en excuser ensuite.

    Si ce qu'il a dit sur Sarkozy est vrai il n'avait pas à s' excuser. Pour être crédible dans le parler vrai il faut assumer ce que l'on dit.

  • Olivier François Le Clainche : l'honneur de la France

    images (3).jpgIl y a ceux qui commémorent l'honneur perdu de notre pays, et il y a ceux qui le restaurent au prix du sang.  Olivier François Le Clainche est de ceux-là, il vient de mourir en Syrie aux côtés des combattants de la cause kurde, la seule légitime dans le chaos syrien.

    Honneur à  Olivier François Le Clainche !

    Comme  ça fait  du bien de pouvoir parler d'honneur français  en Syrie , ce pays où la France a choisi l'absence et la lâcheté face à la Turquie.

     

  • Les fausses bonnes idées d'Emmanuel Macron.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgLe président a mis à l'agenda deux projets voués à l'échec et qu'il ferait mieux d'oublier, j'ai nommé le service civique national obligatoire et l'organisation de l'islam en France. Deux idées anachroniques dans la France de Johny Hallyday, ce héros national de la franchouillardise à l'américaine.

    Venant d'Emmanuel Macron ces idées sont surprenantes. En effet notre président tourné vers l'Amérique lui aussi et qui parle un excellent anglais, oublie tout simplement que l'américanisation culturelle de la France rend caduques les notions de service national obligatoire et de Concordat. Ce ne sont que des reliques que le président est en train de ressortir de la naphtaline.

    L'idée du service national  se veut un remède à l'implosion sociétale propre aux sociétés industrielles avancées dans lesquelles les citoyens se font rares, remplacés par des consommateurs aux identités multiples, prêts parfois à tuer ou se faire tuer, pour un club de foot, mais qui n'ont rien à faire de la Marseillaise et de la République. Vain remède donc que ce service national obligatoire !

    Il n'est pas possible en effet  de revenir en arrière et il est instructif de constater la situation aux USA où l'armée est largement un organe de formation des populations défavorisées, celles-ci  y voient un ascenseur social et un organe d'intégration sociétal. Rien de tel en France où l'armée est encore lue à travers le prisme des vieilles lunes issues de la Révolution de  1789, c'est à dire comme l' expression de la citoyenneté et le creuset de la nation. La volonté présidentielle n'a quelque chance de réussir que si elle se fonde sur les réalités de la société française du 21 è siècle et non sur les abstractions du 18 è.

     Plutôt que de créer un service national, qu'il crée  plutôt un service de formation et d'intégration sociale pour les jeunes issus de populations défavorisées. Ces jeunes en manque de repères et jamais soumis à la moindre discipline, ont en effet besoin de rigueur et de formation. On pourrait aussi y insérer les jeunes migrants. Le moyen peut en être l'armée, mais aussi et surtout les services pénitentiaires, car une formation à la discipline et à l'intérêt général est préférable à la prison. Mais soyons clairs ce service serait discriminatoire, il  concernerait des populations ciblées et non l'ensemble des jeunes.

    Quant à l'organisation de l'islam elle relève de l'illusion que l'islam est une institution ecclésiale ayant des représentants reconnus comme interlocuteurs de l'Etat. Ce n'est absolument pas le cas. Pour l'Etat la bonne attitude consiste à laissez faire ce qui ne gêne pas (comme le port du voile par exemple), mais ne rien laisser passer de ce qui est incompatible avec l'ordre public, y compris en refusant l'accès du territoire français aux ressortissants de pays musulmans obscurantistes complices des dérives religieuses. Trump peut avoir raison parfois...

    Emmanuel Macron devrait donc rectifier le tir sur ses projets sinon il pourrait bien y casser ses dents ambitieuses, mais néanmoins fragiles.

  • Syrie : les trois nivaux de la géopolitique.

    images (4).jpgLa situation médiévale qui prévaut en Syrie illustre le monde multipolaire qui  a remplacé le monde bipolaire de l'affrontement est-ouest  et de la guerre froide.

    En Syrie on observe les trois strates de la géopolitique  du monde multipolaire : la strate mondialiste, le niveau régional et enfin le fondement local.

    Au niveau mondialiste les USA et la Russie s'opposent mais veillent à ne pas s'affronter dans leur intérêt commun : l'influence diplomatique pour les Russes, l'accès aux puits pétroliers pour les Américains. Les soldats d'Assad ne doivent pas accéder aux champs pétroliers dans leur reconquête du territoire car les Américains préfèrent qu'ils restent sous contrôle kurde. De leur côté les Russes permettent à la Turquie d''attaquer les Kurdes pro américains, mais pas trop au point d'affaiblir leur allié Assad qui permet l'accès des renforts kurdes. Notons que même à ce niveau l'ONU et les Européens sont exclus du jeu.

    Le niveau régional est celui des intérêts iraniens, turco sunnites et israéliens, chaque puissance veillant à ce qu'aucune ne parvienne à établir sa suprématie régionale.

    Reste le plan local où s'affrontent les petits chefs locaux des diverses communautés ethniques ou religieuses. IL y a des chrétiens pro Assad et d'autres qui le combattent, des islamistes proches d'Al Qaida soutenus par les Turcs et d'autres combattus par eux parce que liés secrètement à l'EI.

    Conclusion . L'ONU ( le mythe de la communauté  internationale des Etat nations) ne peut contrôler la situation car elle ne ressort plus de la géopolitique du 20 è siècle. En Syrie nous sommes non seulement dans le monde multipolaire mais déjà dans celui de la post modernité médiévale.

  • Syrie:chacun pour soi et Dieu pour tous.

    téléchargement.pngAprès 7 ans de conflit et la déroute de l'EI, la guerre se rallume sur 5 fronts en Syrie avec en plus l'intervention de la Turquie et d'Israël.

    Les affrontements se multiplient au risque de permettre à l'EI de se refaire. Le tableau est le suivant :

    Canton d'Afrin.

    Les forces d'Ankara ne parviennent pas à entamer la résistance des forces kurdes. Les Russes ont permis l'intervention turque mais le gouvernement syrien a laissé passer  les renforts kurdes.

    Province d'Idlib 

    C'est le dernier bastion des forces sunnites contrôlées par les Salafistes. Les bombardements massifs du régime provoquent des pertes civiles importantes.

    L'encerclement de la Guta Orientale

    Plus de 400 000  personnes y sont encerclées depuis 2013 par les forces du régime et ses alliés et subissent d'intenses bombardements aériens.

    Deir Ezzor  Dans cette zone  et jusqu'à jeudi dernier les forces du régime et celles sous direction kurde ont évité de s'affronter afin de coordonner l'expulsion de l'EI jusqu'à la frontière iraquienne. Mais plus d'une centaine de combattants du régime sont morts sous les bombes de la coalition internationale pour avoir voulu progresser vers les gisements pétroliers.

    Frontières du sud ouest

    Il s'agit d'une région disputée entre groupes rebelles qui affrontent également le régime syrien. Dans cette zone des hauteurs du Golan proches de la Jordanie, Israël est intervenue pour la première fois depuis le début de la guerre. Un de ses chasseurs F 16 a été abattu après une attaque sur des installations iraniennes près de Palmyre.

    La confusion est totale, les perspectives de paix jamais aussi éloignées et même les buts de guerre des diverses factions opposées semblent devenus illisibles.

    Tuez-les tous Dieu reconnaitra les siens ! comme au Moyen-âge.

     

  • Macron en Corse : aurait pu mieux faire.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngEn Corse Emmanuel Macron a réaffirmé l'autorité de l'Etat mais sa- posture n'était que le volet obligé d'une action qui exige d'anticiper sur l'évolution probable de l'ile et pas seulement d'elle. Le temps du jacobinisme est derrière nous et le Président le sait bien, encore faut-il tôt ou tard accorder les actes aux bonnes intentions.

    Cela vaut aussi pour l'Alsace qui ne se laissera pas plus noyer dans le Grand Est que la Corse au fond de la Méditerranée. A ce jour le Président a fait un sans faute y compris en Corse ou s'agissant de l'Alsace. Mais il devrait se garder de penser que son habileté politique suffira à faire disparaître les problèmes d'eux-mêmes.

    S'agissant de la Corse les bombes pourraient bien exploser de nouveau si l'Etat accepte que l'ile soit transformée en Cuba ou Saint Bart' au profit d'oligarques et spéculateurs immobiliers venus d'ailleurs et parfois de très loin.

    En Alsace il s'agit simplement de pouvoir construire des ponts sur le Rhin ou d'établir des écotaxes routières sans demander la permission de Paris , mais même cela est impossible; ce qui tôt ou tard finira par poser des problèmes au Président.

    Les faits sont têtus Monsieur le Président, et il ne suffit pas d'user d'un verbe jupitérien pour les faire disparaître.

  • Emmanuel Macron est-il l'homme de la situation ?

    images (4).jpgEmmanuel Macron n'a rien à craindre politiquement car il n'a pas d'adversaires en France et guère de rivaux sérieux à l'extérieur, mais dans le monde dangereux et précaire qui est le nôtre est-il l'homme de la situation face aux bombes à retardement dont les mèches brûlent lentement mais sûrement sous nos yeux ?

    Dans le monde de la Corée du nord et de Trump, de la révolte islamique et de l'invasion migratoire Emmanuel Macron a-t-il la force morale pour devenir illibéral,  et dire non à ce qui n'est pas dans l'intérêt de la France et de l'UE ?

    Enfin et surtout a-t-il pris conscience qu'en France même plusieurs bombes à retardement pourraient provoquer des troubles peut-être ingérables, j'ai nommé les problèmes du papy boom, de l'agriculture et celui de l'anarchie sociétale croissante ?

    La question de l'agriculture et du vieillissement sont encore des problèmes de gestion relativement gérables si la volonté politique existe, mais face à l'effondrement de toutes les autorités, une remise en cause de notre système judiciaire et de nos lois s'impose, et cela à contre courant de l'évolution moderne. Nous sommes en effet en train d'entrer dans la postmodernité et cela impose une remise en cause de nombre de ce que nous pensions être des évidences modernes. Emmanuel Macron le comprend sans doute, mais est-il l'homme de la situation capable de faire entrer la France dans la postmodernité, ce défi de titan ?

     

  • Profs,papis, paysans, prisons les problèmes attendent le président au tournant.

    images (3).jpgAu pays des aveugles les borgnes sont rois, voilà pourquoi dans le monde de l'Amérique de Trump et de l'UE décadente qui implose, la France rajeunie et réformatrice d'Emmanuel Macron fait bonne figure au plan international. Mais pour combien de temps ?

    A trop clamer à l'extérieur que la France est de retour  Emmanuel Macron risque de se retrouver à la case départ faute d'affronter à la racine les problèmes de fond qui affectent la société française, et que résume la lettre p. P comme paysans, p comme profs, p comme papis et p comme prisons.

    Le problème paysan d'abord. Il illustre l'opposition irréductible qui oppose les territoires et la mondialisation libérale. Pour préserver nos terres, nos produits et notre environnement Emmanuel Macron doit sortir l'agriculture et l'agro alimentaire du secteur concurrentiel mondialisé au nom des normes,  de la sécurité alimentaire à long terme et de la dignité du monde agricole. S'il est et de gauche et de droite, comme il le dit, notre président doit prendre en matière agricole un virage de gauche anti libéral assorti d'une protection aux  frontières de la chaine agro alimentaire.

    Le problème de la transformation du baby boom en papy boom aurait pu être prévu mais nos présidents fainéants ou nuls, préféraient glisser le problème sous le tapis le laissant à la génération montante incarnée par Emmanuel Macron.

    Les profs battus et les prisons qui explosent illustrent la crise d'autorité d'un Etat qui n'ose faire appliquer ses lois et  qui capitule devant la doxa  sociologique à la mode. Celle-ci  culpabilise  la société, mais jamais les cancres et les voyous. Il en résulte que l'école et la prison sont devenues ingérables. S'il est aussi de droite notre président doit  réagir en rétablissant d'abord l'autorité des profs dès la maternelle, puis celle des policiers, gendarmes et gardiens de prison. S'il en est incapable, la gestion privée de la sécurité a de beaux jours devant elle, à l'américaine. Mais est-ce bien la France que nous voulons ?

    Ne nous illusionnons pas, la France ne sera vraiment de retour que si elle résout d'abord ses problèmes intérieurs. Emmanuel Macron doit veiller à ne pas se griser du bon accueil qu'il reçoit loin de nos frontières car les problèmes spécifiques français l'attendent au tournant à son retour. Danger droit devant Monsieur le Président !

  • Qu'attend l'UE pour intervenir en Catalogne ?

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgL'UE doit garantir le retour de Carles Puigdemont en Catalogne pour la gouverner suite aux élections législatives qui ont vu la victoire des séparatistes. Le gouvernement de Rajoy ne peut se réclamer du droit et de la démocratie s'il ne respecte pas le résultat des urnes, il ne peut à la fois exiger le retour de Puigdemont pour exercer son mandat et l'attendre pour le mettre en prison !

    La situation en Espagne menace l'unité européenne si elle continue de dégénérer du fait de la psycho rigidité de Rajoy et du Parti Conservateur espagnol. Ne pas intervenir décrédibilise un peu plus Bruxelles et renvoie l'Espagne à son passé autoritaire fasciste.