Colmar Régionalisme

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Le régionalisme, pour quoi faire ?

  • ND des Landes : bon sens et modernité...enfin !

    XVM62849b76-aa5b-11e6-a681-5cfa72a17503.jpgEmmanuel Macron vient de faire preuve non seulement de sa capacité à décider, mais aussi et surtout il vient de démontrer sa modernité et son bon sens.

    En abandonnant le projet il montre que sa conception du progrès n'est pas celle des bétonnages inutiles et des gigantismes qui appartiennent au passé. Le nouvel aéroport datait de l'ère du Concorde dont on sait ce qu'il est advenu, de plus, à l'heure où l'A380 connaît des difficultés il n'était pas avisé de continuer dans la voie du gigantisme aérien qui atteint ses limites. Jurassic park peut aussi accueillir désormais  monsieur Ayrault et  les autres dinosaures socialistes ou LR de la région nantaise. L'abandon du projet est un choix de modernité.

    A l'heure où les terres agricoles se font rares, ce n'est que bon sens de les préserver là où elles existent encore. Enfin dans cette affaire le gouvernement fait preuve d'une remarquable capacité à gérer une sortie de crise d'une situation qui perdure depuis un demi siècle. Les zadistes doivent être évacués et la légalité rétablie.

    Pour y parvenir il faut associer  tous les esprits raisonnables à cette opération en leur proposant un projet alternatif de développement de la ZAD en vraie Zone A Développer. Pour les autres, les anarchistes et les irréductibles gauchistes, le gouvernement devra faire preuve d'une fermeté sans failles. A ce jour Emmanuel Macron a fait un sans fautes, faire l'évacuation avec habileté et concertation serait une démonstration supplémentaire de son talent politique.

  • Brigitte Klinkert : le coeur et la raison.

    imagesD9GUX10O.jpgLors des voeux qu'elle a exprimés à l'hôtel du département Brigitte Klinkert  a plaidé pour je cite  (DNA du 13 01 2018 ) "une Alsace enfin retrouvée, épanouie et européenne " Elle a ainsi traduit la volonté politique d'une majorité d'Alsaciens qui veulent " une collectivité à statut particulier", " une collectivité résolument tournée vers l'innovation qui, avec ses voisins allemands et suisses, fera battre plus vite et plus fort le cœur européen de la France" 

    Bravo Madame et merci. Je ne fais pas de politique mais si j'en faisais c'est exactement ce que j'aurais dit.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Corse : la vérité sur l'état de la France.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas tant la vague nationaliste aux élections territoriales qui pose question, mais bien plutôt le taux d'abstention et l'effondrement des partis traditionnels. Les Républicains sont inexistants, comme le FN, et surtout le parti du président En Marche est bon dernier.

    Certes le Macronisme est une illusion parisienne, un "anamachronisme" ancré dans l'establishment politique énarcho médiatique qui assure la survie de nos élites. Il permet au moins au Président d'exister et même de faire une assez bonne politique.

    Mais il est aussi un cache misère de la situation politique en France caractérisée par un  rejet massif de la classe politique et la fuite dans des comportements politiques extrêmes. En Corse ce comportement ne profite ni au FN ni aux insoumis, mais bien aux nationalistes qui d'ailleurs ne le sont que de nom. Contrairement aux Catalans ils ne réclament pas l'indépendance mais l'autonomie, c'est à dire le droit de s'occuper de leurs propres affaires sans rupture avec la France. Une attitude intelligente qui " paie " de plus en plus politiquement.

    Conclusion.

    Il y en a deux. La première est que progressent partout  en Europe les partisans de pouvoirs locaux puissants. La seconde est que ce phénomène nous conduit à l'heure de vérité pour Emmanuel Macron car la Corse est une chose, la Nouvelle Calédonie en est une autre. Le référendum sur l'indépendance approche et quel qu'en soit le résultat il mettra à l'épreuve le sens politique et la capacité décisionnelle du président..

     

     

  • Grand Est et Alsace: ça bouge dans le bon sens.

    imagesD9GUX10O.jpgContrairement  à ce qu'il se passe dans la péninsule ibérique, le gouvernement central français a l'intelligence de faire bouger les lignes plutôt que de s'enfermer dans un schéma juridique rigide comme  le fait  Mariano Rajoy. Certes la situation de l'Alsace et de la Catalogne ne sont pas comparables mais le vent de l'histoire va dans le sens des transferts de compétence et de souveraineté qui obligent à penser selon des schémas innovants. Emmanuel Macron est sans doute à l'origine de cette heureuse évolution qui demande à être précisée.

    Paris propose en effet de fusionner les deux départements alsaciens afin de constituer une entité alsacienne unique au sein du Grand Est. C'est une bonne idée sous réserve d'un examen attentif du contenu de cette réforme.

    Le but doit être d'améliorer la gestion administrative des territoires en gagnant en efficacité et en coûts,  mais en respectant les spécificités locales inaliénables. Par ailleurs le Grand Est étant par définition tourné vers l'Est c'est à dire l'Allemagne et le Luxembourg, il constitue la partie sud du vieux pays franc entre Reims et Aix la Chapelle.  Sa vocation est  européenne, en particulier au plan économique.

    Tournée en partie vers la Suisse l'Alsace reste un lieu de forte identité locale, elle est un patrimoine à préserver et à mettre en valeur, son maintien est la garantie que le tout économique ne va pas être le seul critère de gestion des territoires, dans l'ignorance des facteurs humains, culturels et identitaires spécifiques.

    Concrètement ? Deux exemples parmi d'autres : les voies de communications et l'école.

    La gestion et la planification à long terme du développement des transports et des voies de communication concerne évidemment le Grand Est et exige une vision transfrontalière. Au contraire l'école doit être gérée de manière aussi décentralisée, que possible au plus près des populations et de leurs besoins. Le bilinguisme par exemple ne peut pas être géré à Reims mais en Alsace, pour ne rien dire d'une Education Nationale qui n'a déjà plus rien de national.

    Reste l'épineuse question des financements. L'Alsace n'est pas la Catalogne qui se révolte parce qu'elle est la région la plus riche des Espagnes, mais aussi la plus "vampirisée" fiscalement. L'Alsace est aussi une région riche qui paie beaucoup à l'état central. Là encore des progrès sont possibles afin de déterminer plus justement la part du local et celle qui revient à la solidarité française car l'Alsace est, ne l'oublions pas, française par le choix du cœur et entend le rester....cela mérite qu'on le comprenne pour que vive l'Alsace française dans le Grand Est européen !

  • Puigdemont: justice européenne contre arbitraire madrilène ?

    balance-justice.jpgElle s'appelle Cour de justice des Communautés Européennes et dit le droit dans l'Union Européenne. Cela vaut d'être rappelé à l'heure où Madrid lance un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont, citoyen européen autant que catalan qui met tout le monde au pied du mur.

    Oui ou non en Belgique le pouvoir judiciaire est-il indépendant du pouvoir politique contrairement à ce qui est le cas à Madrid  ( et ailleurs dans l'UE ) ?

    En se livrant à la police belge Carles Puigdemont le fait en tant que citoyen européen qui croit en la justice à Bruxelles,  tout en dénonçant  le procès politique de délit d'opinion que prétend lui faire Madrid. Impossible de se débarrasser des questions qu'il pose, il devient de plus en plus gênant à l'échelle européenne.

    Ceux qui pensaient l'évacuer rapidement par la dérision  médiatique en sont pour leurs frais.  Les mêmes avaient prédit la chute d'Assad en trois semaines. Avec  Puigdemont ils devront également faire avec...bien plus que trois semaines. On peut compter sur les lenteurs judiciaires et la rancœur des Catalans pour cela.

  • Catalogne: victoire à la Pyrrhus du souverainisme.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpg

    De Madrid à Bruxelles et de Paris à Berlin on crie victoire et l'on clame en chœur  qu'il n'est pas possible de modifier le status quo, que la Catalogne est dans l'impasse comme  l'Angleterre du Brexit. Quant aux commentateurs, emmenés par  Eric Zemmour, ils crient haro sur  le baudet Puigdemont.

    Les c... qui ne voient pas qu'ils se réjouissent de leur décadence programmée ! Les c.. qui n'ont pas compris que l'incapacité de l'UE à exister en appliquant ses principes fondateurs la voue à sortir de l'histoire ! Il est minuit moins cinq docteur Juncker avant que l'Espagne ne revienne à ses vieux démons en attendant les autres, ailleurs sur le continent.  L' UE est morte à Barcelone lorsque Juncker et les autres se sont reniés face aux souverainistes de tous poils. Mais leur victoire est une victoire à la Pyrrhus.

      Eric Zemmour, si pertinent dans ses analyses en général, se trompe sur la Catalogne car il ne voit pas que l'état nation et le souverainisme assurent la dislocation et le déclin de l'Europe.  Le chaos médiéval est devant nous parce que nous pétrifions l'UE dans le juridisme plutôt que de prendre le risque de la refonder sur les réalités mouvantes. Faute de cette  audace le vieux continent est voué au chaos néo médiéval et à sortir de l'histoire au moment où commence  l'hégémonie chinoise.

    Est-ce cela que veulent tous confondus, les souverainistes, les nationalistes et les ectoplasmes de Bruxelles ?

     

  • Ordre impérial chinois et chaos libertaire occidental.

    images(155).jpgLa liberté n'éclaire plus le monde car elle est devenue libertarisme, elle n'éclaire plus un monde voué au chaos ou à l'ordre numérique contrôlé par Big Brother. L'Occident se disloque tandis que s'affirme le nouvel empire du Milieu. Il est désormais soumis au  nouveau Mao qui s'appelle Xi Jinping, un homme  plus puissant que son illustre prédécesseur à la tête de la Chine. Mao n'était pas en mesure de s'opposer à l'Amérique et il ne disposait pas du contrôle numérique d'un milliard et plus de Chinois.

    Xi Jinping lui est le maître absolu de l'internet chinois et la Chine est en passe de surclasser le monde entier en ce domaine. Bientôt grace à la reconnaissance visuelle où elle excelle, elle sera en mesure d'établir en Chine le règne de Big Brother tout en jouant dans le reste du monde le jeu libéral pour mieux le conquérir.

    En face d'elle l'Amérique de Trump gesticule et démontre son impuissance croissante à contrôler quoi que ce soit, le libéralisme mondialisé qui fit son succès est en train de créer chez elle et dans le monde dit " libre" les conditions d'un chaos libertaire caractérisé par l'impuissance des états à contrôler les migrations et les flux concurrentiels. En réaction les populismes et les régionalismes apparaissent comme de puissantes forces centrifuges capables de ramener l'Occident aux conditions médiévales qui prévalent déjà au Moyen orient et en Afrique.

    La nouvelle puissance de l'Empire du Milieu est impressionnante car elle souligne aussi le succès de la sagesse confucéenne face aux délires agressifs de l'islam et aux conséquences de la déchristianisation libertaire et liberticide.

    Question : Le confucianisme + le contrôle d'internet est il le modèle de demain ? Le monde libre et la démocratie occidentale  sont ils voués au libertarisme décadent ? L'Occident peut-il éviter le chaos  médiéval par des solutions impériales non démocratiques selon les critères occidentaux ?

  • Catalogne : bien joué Puigdemont.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgEn ne proclamant pas l'indépendance mais son inéluctabilité  de fait à terme, Carles Puigdemont a démontré sa maturité politique et celle du mouvement catalan. La psycho rigidité et la violence sont maintenant le fait de Madrid qui doit bouger pour ne pas laisser apparaître les ombres du passé franquiste dans ses relations avec la Catalogne

    Puigdemont a commis une erreur cependant,  il aurait dû laisser tomber le mot indépendance, ce fantasme dans un monde interdépendant, pour proposer à Madrid et à Bruxelles d'organiser les nouvelles relations de la communauté autonome catalane au sein du royaume des Espagnes et de l'UE.

    L'Europe est en marche dans les Espagnes; ce que ne voient pas les nationalistes et les jacobins à Madrid, à Paris, mais aussi et surtout peut-être à Bruxelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nous sommes tous Catalans !

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe slogan est provocateur à dessein pour faire comprendre  qu'il est urgent que non seulement messieurs Rajoy et Puigdemont  se parlent pour ne pas faire éclater les Espagnes, mais  que se parlent également les pouvoirs centraux et les forces qui partout en Europe veulent l'émergence de pouvoirs décentralisés au service de  citoyens plus  responsables en prise avec les réalités du terrain local. 

    Si le président Macron se dit fédéraliste, comme le sont parait-il les autorités de Bruxelles, voici venu le moment d'oublier les grands mots sur le fédéralisme pour appliquer concrètement le principe de subsidiarité. Le Président Macron qui est censé être moderne et désireux de refonder l'UE ne peut pas rater l'occasion qui se présente, il ne peut pas se  contenter  d'avaliser l'état de choses actuels en soutenant Madrid sans conditions.

    Comment sortir de la crise des Espagnes qui anticipe celle des Europes ? D'abord en ne se laissant pas piéger par des mots qui ne recouvrent souvent plus grand chose. Les nationalistes catalans ou corses sont en Europe et il ne sert de rien de prétendre à l'avance que la Catalogne ou la Corse pourraient sortir de l'UE...pour être remplacés par la Turquie ? L'hypothèse est absurde mais elle est la thèse de Bruxelles. De la même manière le Brexit apparaît de plus en plus impossible pour les mêmes raisons de réalisme. L'Angleterre est en Europe qu'elle le veuille ou non, et si elle ne paie pas la note du divorce il faudra quand même vivre avec elle.

    Ces réalités constatés il ne sert de rien de se draper dans des fictions juridiques héritées du passé. Tout est possible lorsque les réalités l'emportent sur les fictions juridiques. Les juristes ne servent qu'à légaliser les faits. Ceci admis les divers niveaux de pouvoir peuvent être redéfinis et réajustés mais uniquement en fonction des faits. Cela vaut pour nous aussi en Alsace. Le Grand Est est une fiction dessinée sur un coin de table à l'Elysée. Cela n'a pas supprimé l'Alsace qui existe comme une  réalité qui finira par s'imposer. Comme d'autres en Alsace, Gilbert Meyer notre maire a fini par le comprendre. Tous les espoirs sont permis, nous sommes tous Catalans !