Colmar Régionalisme

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Le régionalisme, pour quoi faire ?

  • La justice allemande désavoue Madrid. Die deutsche Justiz stellt Madrid in Abrede

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe tribunal compétent du Land Schleswig Holstein qui instruit le cas de Carles Puigdemont a rejeté les faits de "rébellion" justifiant entre autres la demande d'extradition de Madrid.

    Il a estimé que  Carles Puigdemont n'était pas coupable des faits de violences liés au référendum sur l'indépendance de la Catalogne.


    Ce jugement est juste car il place les tentatives d'intimidation de Madrid pour interdire ce référendum  à l'origine des violences au même niveau que les réactions des militants indépendantistes.

    Les régionalistes alsaciens ne peuvent que se réjouir d'un jugement qui démontre que l'UE défend mieux  la démocratie que le seul Etat national. Ce jugement montre  également que la question catalane n'est plus maitrisée par Madrid seulement.

    Der Gerichtshof des Bundestaat Schleswig Holstein, der den Fall Puigdemont instruiert, hat die Begründung "Rebellion", als Rechtfertigung des Auslieferunsgantrag   Madrids, abgelehnt.

    Der Beurteilung nach, in der Sache der Gewalt um den Volksentscheid über die Unabhängigkeit Kataloniens, ist Puigdemont als unschuldig erklärt.

    Dieses Urteil ist gerecht weil es, den Versuch Madrids diesen Volksentscheid zu verbieten, als Ursprung der Gewalt stellt, genau auf demselben Niveau wie die Reaktionen der Verfechter der Unabhängigkeit Kataloniens.

    Im Elsass darf man sich über dieses Urteil freuen, weil es zeigt dass die Demokratie auf europäischem Niveau besser beschütz wird, als nur auf dem nationalen Ebene. Dieses Urteil  beweist auch dass die katalonische Frage nicht mehr von Madrid allein beherrscht wird.

     

  • l'Alsace en Europe : le bon choix

    carte-france-region.gifLes départements du Haut Rhin et du Bas Rhin invitent les Alsaciens à donner leur avis sur l'avenir de notre région  dans le cadre d'une initiative citoyenne portée par le site www.expressioncitoyenne.alsace.

    Merci à Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry pour cette initiative honnête et digne d'élus responsables. Il est à craindre malheureusement que l'actualité nationale ne limite l'écho de cette démarche dans l'opinion locale, même si en Alsace les trains roulent mieux qu'ailleurs.

    Evidement Colmar régionalisme ne peut qu'accompagner la démarche des élus et des sondages qui indiquent clairement la volonté des Alsaciens de sortir du Grand Est. Mais cette volonté doit être interprétée comme la volonté alsacienne du ré ancrage de l'Alsace dans l'axe du développement rhénan. Il ne suffit pas en effet de sortir d'une entité qui tire l'Alsace trop à l'ouest vers la mégalopole francilienne, mais bien de concevoir l'avenir de notre région le long du Rhin et en concertation avec le canton de Bâle. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera enfin possible de résoudre des problèmes locaux que le centralisme rend  insolubles, comme par exemple la liaison ferroviaire avec l'Euroairport de Bâle Mulhouse ou l'instauration d'une taxe poids lourds sur le transit international traversant l'Alsace sans profit pour elle.

    Pour conclure et à l'heure où la justice fédérale allemande refuse d'extrader Carles Puigdemont, il apparaît que plus que jamais la défense des  intérêts locaux est la bonne méthode pour faire une Europe plus démocratique et plus proche  des intérêts réels des citoyens.

  • L'Alsace vit toujours ! Das Elsass lebt noch !

          unser_land.jpgLe débat public organisé par ICA a fait apparaître l'unanimité des élus alsaciens contre la disparition de l'Alsace au sein du Grand Est, même Roland Ries a pris ses distances envers le jacobinisme indécrottable du PS.  (Voir presse alsacienne du dimanche 4  mars 2018 )

    La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et cela d'autant plus que les positions des élus En Marche sont clairement novatrices.

    Vincent Thiébaut député LREM  du Bas Rhin voit dans le renouveau de l'Alsace, le renouveau de l'UE, je cite " La première pierre de l'Europe politique, c'est ici qu'il faut la poser "

    A l'heure où l'Europe politique façon Bruxelles est partout, et à juste titre, remise en question, il faut refonder cette UE sur des bases régionalistes et transfrontalières. Dans cette perspective non seulement l'Alsace existe, mais elle peut et doit devenir le premier canton d'une UE neutre et inspirée par la Suisse.

    Die von der ICA (  Elsässische Bürger Initiative ) veranstalte Debatte zeigte dass die Mehrheit der elsässischen Abgeordneter, die Abschaffung des Elsass im Grand Est, ablehnt. Auch Roland Ries hat sich, vom verstaubten Jacobinismus des PS, distanziert. ( Sieh die elsässische Presse vom Sonntag den 4  März )

    Jetzt obliegt es das Handeln der Regierung, und umso mehr so, da die Mehrheit der En Marche Abgeordneter, für eine neue Perspektive steht.

    Vincent Thiebault, der LREM Abgeordneter für Bas Rhin sieht in eine Wiedergeburt des Elsass, die Wiedergeburt der EU ( Zitat) :" Den Grundstein der Europapolitik muss man hier anlegen"

    In einer Zeit wenn,  für gute Gründe und überall, das Brussel Europa in Frage gestellt wird, muss man auf ein neues, regional-und übergrenzliches Konzept, die  EU neugründen.

    In dieser Hinsicht, nicht nur existiert noch das Elsass, es obliegt ihm aber auch, nach dem vorhersehbares Scheitern des Brussel Europa, eine Rolle in die Neugründung der EU zu spielen. Das Elsass kann und muss, der erste Kanton einer neutralen, von der Schweiz inspirierten, neu gegründeten EU, werden.

  • Alsace : pour un référendum

    imagesD9GUX10O.jpgFace aux Corses Emmanuel Macron a un minimum de respect mais il ignore complètement l'Alsace pour la simple raison qu'il sait que les Alsaciens sont gens raisonnables. Il ne devrait pourtant pas ignorer la tendance vers le régionalisme qui s'affirme de plus en plus dans l'UE. Le Tirol du Sud italien en est un nouvel exemple. Cette région gérée de manière exemplaire, c'est à dire de façon germanique, se lasse de Rome et souhaite plus d'auto gestion dans le cadre européen.

    L'Alsace n'en est pas là mais elle se lasse elle aussi de l'Etat central moins bien géré que notre région. Un récent sondage confirme que 87 % des Alsaciens souhaitent que l'Alsace renaisse comme collectivité territoriale et en dehors du Grand Est pour 67 % d'entre eux. (DNA du 21 02 2018)

    Emmanuel Macron est en train de mettre en oeuvre les réformes du 20 è siècle avec 20 ans de retard. Le grand enjeu du 21  è siècle est le rééquilibrage de l'échelle de gestion  entre mondialisme, échelon national et identités locales. Tôt ou tard Emmanuel Macron devra s'attaquer à ces questions s'il ne veut pas apparaître comme ringard et faire face à des problèmes qui s'annoncent. Pas seulement en Corse.

  • Macron en Corse : aurait pu mieux faire.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngEn Corse Emmanuel Macron a réaffirmé l'autorité de l'Etat mais sa- posture n'était que le volet obligé d'une action qui exige d'anticiper sur l'évolution probable de l'ile et pas seulement d'elle. Le temps du jacobinisme est derrière nous et le Président le sait bien, encore faut-il tôt ou tard accorder les actes aux bonnes intentions.

    Cela vaut aussi pour l'Alsace qui ne se laissera pas plus noyer dans le Grand Est que la Corse au fond de la Méditerranée. A ce jour le Président a fait un sans faute y compris en Corse ou s'agissant de l'Alsace. Mais il devrait se garder de penser que son habileté politique suffira à faire disparaître les problèmes d'eux-mêmes.

    S'agissant de la Corse les bombes pourraient bien exploser de nouveau si l'Etat accepte que l'ile soit transformée en Cuba ou Saint Bart' au profit d'oligarques et spéculateurs immobiliers venus d'ailleurs et parfois de très loin.

    En Alsace il s'agit simplement de pouvoir construire des ponts sur le Rhin ou d'établir des écotaxes routières sans demander la permission de Paris , mais même cela est impossible; ce qui tôt ou tard finira par poser des problèmes au Président.

    Les faits sont têtus Monsieur le Président, et il ne suffit pas d'user d'un verbe jupitérien pour les faire disparaître.

  • ND des Landes : bon sens et modernité...enfin !

    XVM62849b76-aa5b-11e6-a681-5cfa72a17503.jpgEmmanuel Macron vient de faire preuve non seulement de sa capacité à décider, mais aussi et surtout il vient de démontrer sa modernité et son bon sens.

    En abandonnant le projet il montre que sa conception du progrès n'est pas celle des bétonnages inutiles et des gigantismes qui appartiennent au passé. Le nouvel aéroport datait de l'ère du Concorde dont on sait ce qu'il est advenu, de plus, à l'heure où l'A380 connaît des difficultés il n'était pas avisé de continuer dans la voie du gigantisme aérien qui atteint ses limites. Jurassic park peut aussi accueillir désormais  monsieur Ayrault et  les autres dinosaures socialistes ou LR de la région nantaise. L'abandon du projet est un choix de modernité.

    A l'heure où les terres agricoles se font rares, ce n'est que bon sens de les préserver là où elles existent encore. Enfin dans cette affaire le gouvernement fait preuve d'une remarquable capacité à gérer une sortie de crise d'une situation qui perdure depuis un demi siècle. Les zadistes doivent être évacués et la légalité rétablie.

    Pour y parvenir il faut associer  tous les esprits raisonnables à cette opération en leur proposant un projet alternatif de développement de la ZAD en vraie Zone A Développer. Pour les autres, les anarchistes et les irréductibles gauchistes, le gouvernement devra faire preuve d'une fermeté sans failles. A ce jour Emmanuel Macron a fait un sans fautes, faire l'évacuation avec habileté et concertation serait une démonstration supplémentaire de son talent politique.

  • Brigitte Klinkert : le coeur et la raison.

    imagesD9GUX10O.jpgLors des voeux qu'elle a exprimés à l'hôtel du département Brigitte Klinkert  a plaidé pour je cite  (DNA du 13 01 2018 ) "une Alsace enfin retrouvée, épanouie et européenne " Elle a ainsi traduit la volonté politique d'une majorité d'Alsaciens qui veulent " une collectivité à statut particulier", " une collectivité résolument tournée vers l'innovation qui, avec ses voisins allemands et suisses, fera battre plus vite et plus fort le cœur européen de la France" 

    Bravo Madame et merci. Je ne fais pas de politique mais si j'en faisais c'est exactement ce que j'aurais dit.

  • La Corse pour le meilleur ou pour le pire ?

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas un régionaliste alsacien qui  boudera le plaisir de voir partout en Europe s'exprimer la poussée des forces du changement et de la remise en cause des pouvoirs centralisateurs. Mais  en Alsace le régionalisme ne saurait s'accommoder  de rêveries nationalistes romantiques, notre régionalisme est trop réaliste et européen pour cela. En Corse notre sympathie va aux autonomistes de Gilles Siméoni, et non aux nationalistes, car les premiers vont dans le sens de l'évolution historique, et non les seconds.

    En Alsace, comme en Corse, les autonomistes ne réclament rien d'autre que de pouvoir s'occuper des affaires qui les concernent, mais ils ne prétendent pas reprendre les pouvoirs régaliens de l'Etat national français. Le nationalisme est une chimère au plan hexagonal, il l'est encore plus au plan régional. Ceci réaffirmé nous attendons du pouvoir éclairé d'Emmanuel Macron qu'il trouve en Corse  l' espace de négociation qui existe entre les périphéries et le cœur de l'Etat, et cela d'autant plus qu'au niveau européen certaines des fonctions régaliennes de  l'Etat, en particulier celle du domaine de la sécurité  ont désormais vocation à être communautarisées. La réévaluation des fonctions de l'Etat entre le local et le supranational est la clé de la refondation de l'UE. Emmanuel Macron qui est désormais la locomotive de l'UE a une carte historique à jouer, il doit parler aux Corses et il ne devra pas craindre également de parler aux Catalans comme aux Ecossais et tôt ou tard à nous aussi Alsaciens.

    Après nous avoir donné à la France le pire avec Napoléon et le bonapartisme, la Corse va-t-elle au 21 è siècle donner le meilleur à la France en l'aidant à devenir un état moderne, décentralisé et européen ?

  • Corse : la vérité sur l'état de la France.

    100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.pngCe n'est pas tant la vague nationaliste aux élections territoriales qui pose question, mais bien plutôt le taux d'abstention et l'effondrement des partis traditionnels. Les Républicains sont inexistants, comme le FN, et surtout le parti du président En Marche est bon dernier.

    Certes le Macronisme est une illusion parisienne, un "anamachronisme" ancré dans l'establishment politique énarcho médiatique qui assure la survie de nos élites. Il permet au moins au Président d'exister et même de faire une assez bonne politique.

    Mais il est aussi un cache misère de la situation politique en France caractérisée par un  rejet massif de la classe politique et la fuite dans des comportements politiques extrêmes. En Corse ce comportement ne profite ni au FN ni aux insoumis, mais bien aux nationalistes qui d'ailleurs ne le sont que de nom. Contrairement aux Catalans ils ne réclament pas l'indépendance mais l'autonomie, c'est à dire le droit de s'occuper de leurs propres affaires sans rupture avec la France. Une attitude intelligente qui " paie " de plus en plus politiquement.

    Conclusion.

    Il y en a deux. La première est que progressent partout  en Europe les partisans de pouvoirs locaux puissants. La seconde est que ce phénomène nous conduit à l'heure de vérité pour Emmanuel Macron car la Corse est une chose, la Nouvelle Calédonie en est une autre. Le référendum sur l'indépendance approche et quel qu'en soit le résultat il mettra à l'épreuve le sens politique et la capacité décisionnelle du président..

     

     

  • Grand Est et Alsace: ça bouge dans le bon sens.

    imagesD9GUX10O.jpgContrairement  à ce qu'il se passe dans la péninsule ibérique, le gouvernement central français a l'intelligence de faire bouger les lignes plutôt que de s'enfermer dans un schéma juridique rigide comme  le fait  Mariano Rajoy. Certes la situation de l'Alsace et de la Catalogne ne sont pas comparables mais le vent de l'histoire va dans le sens des transferts de compétence et de souveraineté qui obligent à penser selon des schémas innovants. Emmanuel Macron est sans doute à l'origine de cette heureuse évolution qui demande à être précisée.

    Paris propose en effet de fusionner les deux départements alsaciens afin de constituer une entité alsacienne unique au sein du Grand Est. C'est une bonne idée sous réserve d'un examen attentif du contenu de cette réforme.

    Le but doit être d'améliorer la gestion administrative des territoires en gagnant en efficacité et en coûts,  mais en respectant les spécificités locales inaliénables. Par ailleurs le Grand Est étant par définition tourné vers l'Est c'est à dire l'Allemagne et le Luxembourg, il constitue la partie sud du vieux pays franc entre Reims et Aix la Chapelle.  Sa vocation est  européenne, en particulier au plan économique.

    Tournée en partie vers la Suisse l'Alsace reste un lieu de forte identité locale, elle est un patrimoine à préserver et à mettre en valeur, son maintien est la garantie que le tout économique ne va pas être le seul critère de gestion des territoires, dans l'ignorance des facteurs humains, culturels et identitaires spécifiques.

    Concrètement ? Deux exemples parmi d'autres : les voies de communications et l'école.

    La gestion et la planification à long terme du développement des transports et des voies de communication concerne évidemment le Grand Est et exige une vision transfrontalière. Au contraire l'école doit être gérée de manière aussi décentralisée, que possible au plus près des populations et de leurs besoins. Le bilinguisme par exemple ne peut pas être géré à Reims mais en Alsace, pour ne rien dire d'une Education Nationale qui n'a déjà plus rien de national.

    Reste l'épineuse question des financements. L'Alsace n'est pas la Catalogne qui se révolte parce qu'elle est la région la plus riche des Espagnes, mais aussi la plus "vampirisée" fiscalement. L'Alsace est aussi une région riche qui paie beaucoup à l'état central. Là encore des progrès sont possibles afin de déterminer plus justement la part du local et celle qui revient à la solidarité française car l'Alsace est, ne l'oublions pas, française par le choix du cœur et entend le rester....cela mérite qu'on le comprenne pour que vive l'Alsace française dans le Grand Est européen !