25.10.2009

Réforme territoriale oui ! Nouvelle arnaque non !

images.jpgNicolas Sarkozy a le grand mérite de vouloir réformer notre République archaïque, mais parcequ'il est obsédé par le pouvoir personnel c'est pour  mieux la manger; ce qui gâche tout.

Simplifier et rationaliser la gestion des territoires est une urgence à l'heure où de nombreux départements sont incapables de faire un budget. Réformer le millefeuille administratif, oui bien sûr ,mais en assurant aussi aux territoires,et d'abord aux Régions, des compétences décisionnelles assorties de financements territoriaux; ce que ne prévoit pas la réforme de Nicolas Sarkozy, bien au contraire. 

Il supprime une taxe professionnelle archaïque, mais à ce jour il ne dit pas comment il va la remplacer, se contentant de vagues promesses assurant des financements aux collectivités territoriales..mais pour un an seulement. Et après ? Eh bien après rien n'est prévu et l'Etat continuera de se défausser  de ses charges  sur les collectivités territoriales, contraigant les élus locaux à augmenter les impôt locaux pour pallier aux carences de l'Etat.

Sans une réforme de la fiscalité au profit des territoires, en fait des Régions, la réforme en cours ne peut qu'aboutir à une recentralisation voulue par Bercy ( le Ministère des Finances), et soutenue par un Président avide de concentration des pouvoirs. Pour tout dire Nicolas Sarkozy est un arnaqueur en matière de réforme territoriale. Souhaitant régner sans partage sur la France depuis l'Elysée, il espère mettre en place des Conseils territoriaux à sa botte, mendiant les enveloppes budgétaires à Paris pour assurer leurs fins de mois. Pour cela il prévoit l'élection des futurs Conseils territoriaux ( et non pas régionaux ce qui n'est pas innocent ) grâce au mode de scrutin couperet uninominal à un tour à l'anglaise. Il assure ainsi à coups sûrs à l'UMP la reconquête d'un certain nombre de Régions sous un nouveau nom, les autres  étant laissées comme des os à ronger à une gauche divisée, inexistante et en partie phagocytée par l'Elysée s'agissant du PS. Nous aurons ainsi des Conseils territoriaux  sans compétences, ni moyens financiers, qui ne constitueront jamais un contre-pouvoir réél au bonapartisme élyséen. Nicolas Sarkozy prétend instaurer un régime présidentiel à l'américaine, mais il ment, car il sait que les Etats-Unis sont un Etat fédéral dont chaque Etat a des compétences étendues interdisant toute dictature de l'exécutif présidentiel. Ce n'est pas le cas de la France, pays où tous les pouvoirs sont concentrés à Paris. De par  sa structure jacobine toute évolution présidentialiste à l'américaine de notre République est donc exlue. Ce qui est en cause en fait dans la prétendue réforme territoriale, c'est un coup d'état légal préparé par Nicolas Sarkozy dans le but d'instaurer un régime bonapartiste dans lequel il disposerait de tous les pouvoirs avec son clan. Il est grand temps que les démocrates se réveillent et prennent conscience de la dérive de la Vè République vers un régime que De Gaulle aurait condamné, lui le grand démocrate qui voulait une vraie réforme territoriale et la transformation du Sénat en Chambre des Régions. Debout la République il est encore temps !

24.09.2009

Picsou n'a plus le sou, l'Etat français non plus et les finances locales sont exangues

images.jpgL'oncle d'Amérique est endetté jusqu'au cou, l'Etat français n'a plus le sou tandis que les finances locales sont de plus en plus mal en point car l'état central se défausse de ses charges sur les régions et les départements. Pour y faire face les collectivités locales sont alors contraintes d'augmenter les impôts locaux (+17 % cette année à Nice par exemple). Cette situation a conduit le gouvernement à tenter de  réformer la fiscalité locale.Apparemment il s'y prend mal car il a contre lui les présidents des conseils généraux, tous partis confondus.

Dans une résolution adoptée hier, l'Assemblée des départements de France (ADF) a menacé de ne plus participer au financement de projets nationaux décidés par le gouvernement et d'engager devant les juridictions compétentes le recouvrement des sommes dues par l'Etat au titre des charges qui leur ont été transférées.

Selon le président de l'ADF "25 départements ne sont plus à même d'élaborer leurs budgets" (DNA du 25 septembre 09)

Point de vue régionaliste

Il n'y a pas de réforme des finances locales sans une réforme de toute la fiscalité française. La réforme en cours aboutit à alourdir la fiscalité locale  en éludant la question de la mauvaise gestion de l'Etat central. La mauvaise gestion de l'Etat central étant d'ailleurs elle même en partie conditionnée par les mécanismes financiers  européens et mondialisés incontrôlés aboutissant à alourdir sans cesse le poids de la dette que nous léguons aux  générations futures.

 

 

13.09.2009

Emploi mondialisé ou emploi local ? Illustration bretonne

225px-Gwenn_ha_du_svg.pngVivre et travailler au pays est-ce encore possible ? Nos enfants devront-ils aller chercher du travail au bout du monde ? Le cas de la pêche en Bretagne illustre dramatiquement la question à l'heure où, sur le port du Croisic, on peut lire la banderole suivante :" Non à la fermeture de la criée". Et de fait dans le port du Croisic les yachts de plaisance remplacent les derniers chalutiers. Sur le port on ne trouve plus de poissonniers mais dans le grand Supermarché on achète du poisson venu du monde entier. Plus loin sur la côte les algues vertes tueuses envahissent peu à peu le littoral, car l'eau de la nappe phréatique bretonne est polluée par l'agriculture intensive qui nourrit les algues vertes. Mais sans agriculture intensive les fermiers bretons ne pourraient soutenir la concurrence mondiale...bref c'est l'impasse.

Pas tout à fait cependant, mais pour cela il faut remettre en cause le mondialisme pour sauver l'emploi local et préserver l'équilibre écologique des territoires, et aussi celui des êtres humains et des sociétés : précarité, suicide, obligation de suivre l'emploi au bout du monde mais aussi chômage par surqualification. Fini le temps où l'on s'arrachait les diplômés de l'enseignement supérieur. En 2009, 62% des diplômés d'enseignement supérieur de 2008 ne trouvent pas d'emploi. il faut s'adapter au mondialisme leur répond-on. Partez au bout du monde exportez vos compétences......et acceptez d'être payés avec des salaires chinois !

Mais il y a pire. En ce temple du mondialisme qu'est la Grande Bretagne, il est légalement interdit à un diplômé d'enseignement supérieur de postuler à un emploi non qualifié. Les emplois non qualifiés sont en effet réservés aux personnes non qualifiés, c'est à dire à quelques anglais de souche quand il en reste,  et le plus souvent aux immigrés plus ou moins récents et plus ou moins légaux. Chez nous c'est aussi très tendance mais ce n'est pas encore légal. Moralité faut-il encore s'instruire ? Faites une expérience, demandez à vos amis et connaissances où travaillent leurs enfants et avec quel niveau de qualification. Vous constaterez alors que plus le niveau de qualification est élevé et moins l'emploi est un emploi localisé et territorialisé. Au contraire les rares parents qui ont encore la joie d'avoir leurs enfants près d'eux voient ceux-ci occuper des emplois de proximité peu qualifiés.

La mondialisation a donc des effets désastreux sur la cellule familiale et la cohésion sociale. Pour faire court la mondialisation entraîne la fuite des compétences et la substitution de la main-d'oeuvre locale par une main-d'oeuvre immigrée peu qualifiéé, qui, en outre, comble les déficits démographiques et cotise aux caisses de retraite.

Si l'être humain n'était qu'un producteur consommateur ce système serait souhaitable ( il est d'ailleurs hélas celui de la commission de Bruxelles qui veut faire entrer des millions d'immigrés dans l'UE), le problème est que l'être humain est aussi porteurs de valeurs culturelles diverses qui ne se réduisent pas à produire et consommer et qui définissent son identité.La libre circulation des biens, des capitaux et êtres humains atteint ses limites lorsqu'elle devient un tsunami incontrôlable dont la crise financière récente n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend. La politique ne peut donc plus se réduire aux taux de croissance et aux valeurs boursières, mais elle doit d'urgence prendre en compte les valeurs culturelles et identitaires, et reconnaître qu'il existe des territoires, des régions, des cultures et des identités irréductibles à la mondialisation.

Les territoires, nationaux, régionaux, locaux doivent donc pouvoir se protéger non seulement contre les pollutions d'algues vertes ou de CO2, mais aussi contre les pollutions économiques et financières qui détruisent l'emploi local et les valeurs identitaires et culturelles associées.

Cela vaut bien sûr pour les " natifs" tribaux de Nouvelle Zélande ou de Nouvelle Calédonie, ou encore les Inuits du cercle polaire, mais aussi pour tous les "natifs" bretons, corses, alsaciens, voire "petits blancs" où qu'ils se trouvent comme par exemple en Afrique du Sud ou au Zimbabwé  ( A ce propos notons que la Constitution d'Afrique du Sud reconnait expressément ce droit à sa minorité blanche, bel exemple que devrait méditer tous les racistes )

Le terme politique qui définit ce droit du politique à contrôler l'économie et la finance au nom des valeurs autres que marchandes, ce terme s'appelle souveraineté et il s'applique à tous les niveaux de territorialité. Bien entendu tout retour au monde ancien est impossible car la mondialisation est un fait incontournable qui entraîne l'imbrication des ethnies, des cultures, des religions, des identités diverses. On ne peut revenir à l'hexagone fermé sur le monde. On peut par contre faire l'inventaire de ce qui est mondialement supportable et souhaitable, et au contaire distinguer ce qui relève des espaces territoriaux et identitaires,la préservation de l'emploi local au profit des locaux étant la première expression de l'identité d'un territoire.

Pour revenir au cas breton développé plus haut, on peut concevoir une agriculture bretonne découplée des contraintes productivistes du marché mondial et orientée souverainement, sans l'avis de Bruxelles, par des aides régionales et nationales vers les productions biodynamiques subventionnées. Ainsi serait préservé un emploi local agricole durable en même temps que la nappe phréatique bretonne. La boucle serait bouclée mais cette fois dans le bon sens, c'est à dire vers le retour à l'équilibre territoriale. Concernant la pêche une réglementation mondiale est indispensable mais en application du principe de subsidiarité on peut aussi concevoir des mesures locales  concernant certains stocks de poissons côtiers.

Avec la volonté politique tout est possible, mais il ne peut s'agir que d'une volonté politique ancrée dans les territoires, régionaux d'abord,car les bureaucraties, bruxelloises mais aussi parisiennes, ne connaissent que les rapports de force. Aux régionalistes de s'organiser au-delà de leurs querelles de chapelle avec toutes celles et ceux qui croient encore que la République en vaut la peine. Les élections régionales seront le test de cette volonté. Dossier à suivre.

 

11.07.2009

La dernière histoire belge : les Wallons qui veulent devenir Français !

images.jpgIls sont fous ces Wallons ! Du moins ceux qui veulent devenir Français. Que la Belgique éclate, cela se conçoit et cela semble même déjà programmé, mais nos amis wallons feraient bien de réfléchir longuement avant que de vouloir devenir Français, car l'opération pourrait bien se révéler un marché de dupes pour eux.

Les motivations des rattachistes wallons sont en effet suspectes et très ....martiniquaises. Leur amour de la France semble surtout être celui des subventions que Paris verse aux Régions et que, selon eux, les Flamands leur refusent. il faut dire que la Wallonie est socialiste dans l'âme, c'est à dire attachée à l'économie subventionnée et bureaucratique. Au contraire les Flamands sont des libéraux qui font d'abord confiance à l'initiative privée, ils voient dans l'état central belge une pompe à fric qui profite surtout aux Wallons.

Les deux communautés sont donc en instance de divorce; ce qui explique le souhait grandissant de nombreux Wallons de se rattacher à la France. L'évolution belge intéresse donc au plus haut point ceux qui en France militent pour une réforme territoriale et de l'Etat, car un éclatement de la Belgique poserait  effectivement la question de la régionalisation à l'échelle européenne, et d'abord française, compte tenu du mouvement wallon rattachiste. Que faire de la Wallonie en cas d'éclatement belge ?

Les Wallons ne se contenteraient certainement pas d'être une pseudo région comme Paris l'entend. Leur combat pour être une vraie région de France et d'Europe pourrait bien alors rejoindre le nôtre.

Ceci n'est qu'une histoire belge me direz-vous, certes mais elle est à prendre au sérieux, et rappelons-nous aussi, pour finir en riant, que Coluche transformait ses histoires belges en histoires françaises dès qu'il franchissait la frontière. Il  faisait bien rire les Belges sur notre dos. Gageons qu'aujourd'hui il réclamerait outre-quiévrain le rattachement de l'Alsace à la...Wallonie.

 

27.06.2009

Réforme des collectivités territoriales avant les régionales ?

photo_urne_standard_100_BL.jpgEn lisant cet article mes amis vont encore m'accuser d'écrire un article à la gloire du Président et de l'UMP. Je leur réponds d'avance qu'analyser le jeu de l'adversaire est instructif, et peut contribuer à changer positivement notre action militante, c'est du moins ce que j'espère.

De quoi s'agit-il ? De la proposition de Nicolas Sarkozy d'organiser aux Antilles un référendum sur l'autonomie dans le cadre de la République française. C'est bien joué car le Président répond ainsi à la demande des élus locaux et il coupe l'herbe sous le pied des extrémistes. C'est bien joué et très instructif, car dans le même temps qu'il propose un référendum aux Antillais, il évoque la future réforme des collectivités territoriales. Lancera-t-il sa réforme juste avant les élections régionales et le départ en campagne de la  la grosse cavalerie de l'UMP ? Peut-être, en tout cas il l'a dit et il le fera tôt ou tard. Mais alors qu'aux Antilles il a affaire à une vraie opposition populaire soutenue par les élus locaux, en France il n'a plus d'opposition. Il agira donc tout seul dans son palais élyséen en imposant une réforme technocratique et jacobine.

Spéculation gratuite diront certains. J'aimerais qu'ils aient raison, car si une réforme technocratique des collectivités territoriales est mieux que rien, aucun démocrate digne de ce nom ne peut accepter une telle évolution, un tel pillage de nos idées et de nos efforts. A quoi bon militer pour l'Alsace si seul le pouvoir parisien donne corps à certaines de nos propositions en les déformant ? Et cela parce qu'il n'existe pas en Alsace un mouvement populaire local unifié, soutenu par des élus et regroupant des régionalistes, plus ou moins de droite ou de gauche, mais d'abord pro Alsace, des écologistes et des militants associatifs de terrain. Dommage, car si l'Alsace n'est pas la Guadeloupe, elle souffre de la crise elle aussi et se paupérise. Son salut ne peut venir que d'elle même et non des technocrates.

30.03.2009

Pour un référendum en Alsace contre la départementalisation

200px-Drap_alsace.jpgLe dimanche 29 mars les habitants de Mayotte ont voté à 95 % pour que le territoire devienne département français. On les comprend, ils vont maintentant toucher à plein pot le RMI et aligner l'île sur la Guadeloupe,  la Martinique et la Réunion soutenues à bout de bras par le contribuable métropolitain. Pour faire bonne mesure ajoutons qu'à Mayotte l'état civil est rudimentaire et l'immigration clandestine quasi incontrôlable.

Il paraît que notre président se réjouit de ce résultat franchouillard en diable. Cocorico! agitez le tricolore brave gens et préparez-vous à payer! Yves Jégo estime que la départamentalisation de Mayotte coûtera 40 millions de plus l'an prochain, et que, dès 2012, Mayotte bénéficiera de nouvelles prestations sociales dont le RSA. A la Réunion l'introduction des mesures sociales métropolitaines par Michel Debré lui avait valu le sobriquet de " Tonton braguette"...allez donc savoir pourquoi !

Sachant que les caisses sont vides et que la crise ne cesse de les vider, les Alsaciens sont en droit de se demander s'ils ne feraient pas mieux face à l'avenir en refusant une Alsace départementalisée, c'est à dire soumise au racket fiscal de l'Etat centralisé qui pompe les régions riches  pour entretenir ses danseuses tropicales.

Mais pour cela il faudrait que les Alsaciens puissent s'exprimer par référendum comme les habitants de Mayotte afin de demander le contraire de la départementalisation, c'est à dire la régionalisation et la refonte des fiscalités locales et nationales.

Un beau rêve, car en ce temps de crise, l'état sarkozyste se défausse de plus en plus de ses responsabilités sur les départements dont certains commencent à souffrir. A quand la faillite du premier département métropolitain ?

09.03.2009

la régionalisation et le syndicat des élus

 200px-De_Gaulle-OWI.jpg200px-Drap_alsace.jpgLe rapport de la commission Balladur sur  la régionalisation propose des pistes intéressantes à condition toutefois que le syndicat des élus ne cherche pas à torpiller la régionalisation une fois de plus comme lors du référendum de 1969 organisé par De Gaulle sur le sujet. En 1969 De Gaulle voulait non seulement une réforme administrative des territoires mais également transformer le Sénat en Chambre des Régions. C'en était trop pour le syndicat des élus jaloux de leurs mandats accumulés. Touche pas à mes prébendes, tel fut le mot d'ordre de la classe politique d'alors qui torpilla le référendum et contraignit De Gaulle à quitter le pouvoir.

Aujourd'hui cette réforme des territoires est d'une urgence brûlante et ne doit pas être déconnectée des états généraux de l'outre mer pour avoir un sens, car cette réforme c'est aussi une affaire d'une juste répartition du produit et des charges des Régions  sur l'ensemble des territoires.

Avant d'examiner les réactions des élus alsaciens après la publication du rapport, je précise que la position du mouvement régionaliste alsacien Alsace d'Abord sur le sujet sera fixée au prochain congrès du mouvement. Les idées exprimées sur ce blog ne sont que celles de Roland Vernizeau, jeune militant gaulliste des années 60 et  militant régionaliste de toujours.

Une première remarque : Adrien Zeller a bien réagi en écrivant au Président Sarkozy pour protester contre une éventuelle suppression de la clause générale de compétence des Régions. Une telle suppression équivaudrait à une simple déconcentration administrative, rien de plus.

Deuxième remarque : l'idée de la fusion des deux départements alsaciens au profit d'un Conseil d'Alsace unique fait son chemin. Il reste cependant à ne pas perdre de vue la nécessité de définir les modalités administratives permettant de maintenir une administration locale proche des populations au niveau des ex départements et des cantons.

Troisième remarque : elle concerne la méthode de la réforme. Philippe Richert souhaite un référendum régional sur la question. C'est très exactement le souhait que je partage avec de nombreux jeunes militants du mouvement régionaliste qui aspirent à plus de démocratie directe sur le modèle suisse.

La suite va maintenant dépendre de l'évolution de la crise. Celle-ci peut tétaniser les décideurs et aboutir à un enterrement de toute réforme mais elle peut aussi  en précipiter la nécessité comme les évènements d'outre mer semblent l'indiquer.

Les premières réactions des élus alsaciens ne sont  heureusement  pas celles du syndicat des élus qui se manifestent dans les régions tenues pas la gauche et mises en coupe réglée par elle. Dans ces régions les élus, communistes surtout, démontrent à l'envi qu'ils n'ont pas l'intention de céder le terrain qu'ils exploitent à leur seul profit. Sait-on par exemple que le produit de l'octroi de port aux Antilles va directement dans les caisses du parti communiste local  et contribue à la vie chère ? Et que les dockers CGT gagnent des salaires incroyables grâce à ce système !

Un autre problème me direz-vous. Pas du tout c'est le coeur du problème, celui d'une comptabilité nationale qui ne soit pas celle d'une république bananière. Pour retrouver la République française, la vraie, celle de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, il faut maintenant régionaliser pour de bon.

 

 

occupent à

 

 

23.02.2009

Antilles..Alsace et le jacobinisme aux abois

images.jpgLa Guadeloupe flambe et le 19 février 2009 sur RFO, Nicolas Sarkozy déclare que "chaque territoire doit se réapproprier son destin "baies-autres-bateaux-pointe-a-pitre-guadeloupe-2141382099-939566.jpg Et l'Alsace alors Monsieur le Président ?

22 février on peut lire sur les DNA à propos de réforme territoriale que les positions d'Adrien Zeller sont très proches de celles d'Alsace d'Abord rappelées par Jacques Cordonnier sur la même page.

 

Bref ça bouge et pas seulement aux Antilles et la question se pose, pas seulement aux Antilles, de définir la France de l'avenir avec quelle organisation territoriale et quelle relation entre Paris et les territoires, peu importe le nom qu'on leur donne.

Une seule certitude le jacobinisme est aux abois et ce n'est pas la fuite en avant de Nicolas Sarkozy qui peut sauver un système obsolète.

Le drame c'est que Nicolas Sarkozy ne cesse de vouloir sauver des systèmes obsolètes et d'agir trop tard et à contre temps.

Il a été élu pour réformer la France et non pas pour l'américaniser au moment même où s'effondrait le système américain  et le mondialisme.IL n'a pas été élu pour ramener la France dans l'Otan alors que cette alliance est devenue complètement anachronique et ne répond pas aux besoins de défense de notre pays 

Enfin et surtout il n'a pas été élu pour concentrer tous les pouvoirs à l'Eysée; ce qui revient à renforcer le centralisme jacobin, à l'heure même où outre-mer, mais aussi en France métropolitaine, monte l'exigence de la responsabilisation des territoires et de leur prise en charge par leurs institutions locales.

Les Antilles ne peuvent plus être des comptoirs coloniaux livrés aux intérêts privés et à des fonctionnaires coloniaux aux privilèges exhorbitants. Mais l'Alsace ne peut  non plus voir son dynamisme naturel et sa capacité créatrice freinés par les contrôles tatillons de l'administration centrale et le refus du ministère des finances d'une réforme fiscale qui redonnerait à notre région et à nos collectivités locales une plus juste part de la richesse produite par le travail et l'ingéniosité des Alsaciens.

13.02.2009

Qui paie les danseuses de la République ?

macire-1.jpgEn 1900 les responsables de la République entretenaient moult maîtresses, comédiennes ou danseuses le plus souvent. Les temps ont changé et de nos jours ce genre de personne est entretenue directement par la République en devenant première dame de France. Pourtant la République continue d'entretenir des danseuses, j'ai nommé les départements d'outre mer, les Dom Tom et même quelques régions françaises comme la Corse ou Paca. Fort peu productives mais de climat agréable ces zones vivent au-dessus de leur condition gràce à la générosité de la République, c'est à dire vous et moi. On comprend donc l'urgence d'une réforme territoriale des produits fiscaux et des charges incombant aux collectivités territoriales. Ne pas s'attaquer au problème c'est maintenir les uns dans une situation d'assistanat colonial et les autres, Alsaciens en tête dans le rôle du cochon de payant.

Pour illustrer mon propos je vous propose de comprendre ce qu'il se passe dans les Antilles en prenant l'exemple de l'ile franco-hollandaise de St Martin. Côté hollandais règne le libéralisme à la hollandaise et la prospérité,mais au prix d'une dérèglementation qui permet tous les excès comme  le blanchiment d'argent et les paradis fiscaux, sans parler de la transformation de la zone hollandaise en lupanar pour touristes de masse.

Côté français c'est mieux moralement mais c'est au prix d'une distorsion de la réalité économique et sociale de la société antillo française. En effet côté français, et au nom de la sacro sainte égalité jacobine, vous êtes dans un département français où l'on touche le RMI et toutes les aides de la République, comme à Colmar. Le résultat est que les Antilles française et la Guyane attirent toute l'immigration clandestine avec les conséquences que l'on sait : extansion des bidonvilles et de la criminalité; ce qui était à peu près supportable avant la crise mais devient insupportable quand la République n'a plus d'argent. Elle ne peut plus accorder de nouvelles aides et continuer de vous faire payer ici à Colmar et en Alsace le coût de ses danseuses ultra-marines, et cela d'autant plus que  l'Alsace est en crise et que les cochons de payants commencent à compter leurs économies.

On comprend donc qu' il est temps de procéder à une réforme de la République en régionalisant les problèmes pour mieux les résoudre dans la vérité économique et sociale des territoires. La Corrèze avant le Zambèze, disait-on il y a quelques années. Ce slogan un peu simpliste ne l'est plus tout à fait en temps de crise tant il est vrai que charité bien ordonnée commence par soi même. Ou alors doit-on payer en Alsace les 200 € de prime anti vie chère réclamée par les Antillais ?

04.12.2008

Réforme territoriale: non à l'Etat central UMPS !

200px-Drap_alsace.jpgDans un éditorial publié dans le Figaro en date du 28 11 08, Adrien Zeller pour l'UMP et  le socialiste Jean-Jacques Queyranne, respectivement Présidents de la Région Alsace et de la Région Rhône-Alpes, développent  une même conception technocratique de la réforme territoriale.

Bien entendu ils n'évoquent pas la question de la réforme de la fiscalité qui est nécessairement liée à la réforme territoriale. Or cette réforme de la fiscalité conditionne toute réforme sérieuse de la gestion territoriale, mais il s'agit là d'une question taboue qu'à l'évidence les gestionnaires UMPS de l'Etat parisien ne souhaitent pas aborder.

Adrien Queyranne et Jean-jacques Zeller sont interchangeables comme les Régions abstraites qu'ils bricolent au gré des élections prétendument régionales. Dès le départ leur analyse est faussée car ils voient les Régions depuis Paris et non pas en partant des aspirations locales des citoyens. Ils n'ont cependant pas tort lorsqu'ils dénoncent en commun les idées fausses au sujet de la réforme territoriale. Malheureusement ils n'en tirent pas les conséquences politiques en rejoignant les Régionalistes.

Première idée fausse selon eux et à juste titre: la taille des Régions n'est pas un critère décisif de rationalité en termes de gestion territoriale. Cela tombe sous le sens en effet. Si vous additionnez des espaces peu développés économiquement vous ne ne créérez pas une Région forte. Mais faut-il pour autant créer des régions artificielles au nom de la rationalité économique ? La Corse est une Région naturelle qui serait peut-être gérée plus rationnellement si elle était incluse dans une grande région Pacacorse. On sent pourtant le caractère artificiel d'une telle proposition inacceptable pour les Corses. Mais de la part des technocrates tout est possible. Ils sont capables de prétendre que la Corse s'arrête à Montélimar puisqu'ils prétendent que l'Europe inclut la Turquie et s'étend jusqu'à la frontière irakienne ! Les technocrates construisent des usines à gaz, pas nous !

La deuxième idée fausse serait de tenir pour évident  qu'un niveau de collectivité est de trop. Il est vrai en effet qu'entre le niveau communal et le niveau régional, la plupart de nos voisins se sont dotés d'un niveau d'organisation territorial infra régional :Kreise en Allemagne par exemple. Mais ce qu'Adrien Zeller ne dit pas est qu'il n'est pas nécessaire d'y associer un niveau politique.La grande qualité des fonctionnaires territoriaux permet de faire l'économie d'un assemblée départementale élue.

Troisième idée fausse selon les bons apôtres de l'Etat UMPS, la suppression d'un échelon de collectivité ne déboucherait pas sur des économies substantielles. Selon eux les dépenses de fonctionnement ne représentent que 10% du budget, les 90% restant financent les politiques publiques de constructions de lycées et de transports ferroviaires.C'est exact sauf que si l'on veut assainir le budget de l'Etat,  10% d'économie ce n'est pas négligeable quand l'Etat n'a plus d'argent. De plus les citoyens payeurs d'impôt locaux peuvent légitimement se poser des questions sur certaines dépenses de fonctionnement ostentatoires de nos élus locaux consacrées au fonctionnement.

Adrien Zeller et Jean-Jacques Queyranne ont parfaitement raison par ailleurs de dénoncer la quatrième erreur qui consiste à réduire la réforme territoriale au débat sur le couple Région-Département. C'est bien en effet l'uniformité de l'organisation territoriale qu'il faudrait revoir. Mais une telle remise en cause impliquerait une réforme de nature fiscale, sujet tabou qu'ils se gardent d'évoquer.

Les deux présidents de Région osent cependant faire remarquer que l'Etat est responsable de la confusion actuelle des pouvoirs locaux. Ne pas le voir est la cinquième erreur selon eux. Façon pudique pour nos deux grands commis, élus peut-être, mais culturellement jacobins, de ne pas mettre les pieds dans le plat pour dire que l'Etat parisien n'a pas tiré toutes les conséquences de la décentralisation dans l'organisation de ses propres services. Il maintient les fonctionnaires sur le terrain sans "dégonfler" les administrations centrales. Les économies sont à trouver dans la suppression de ces doublons.

Sixième erreur selon Adrien et Jean-Jacques : ignorer l'influence du mode de scrutin sur l'action des collectivités territoriales. Ils font allusion à une proposition selon laquelle des conseillers territoriaux élus dans le cadre des cantons, siègeraient à la fois au Conseil Général et au Conseil Régional: ce qui entre autres ( Mais cela Jean-Jacques et Adrien se gardent de le dire) multiplierait les indemnités des élus et aurait pour conséquence de voir apparaître des conflits entre les intérêts locaux et les stratégies régionales. Nous osons le dire et nous demandons la suppression des Conseils Généraux élus, les fonctionnaires départementaux devenant alors des fonctionnaires territoriaux régionaux.

La septième et dernière erreur reviendrait à considérer que la Région est moins légitime que le Département Il va sans dire que les régionalistes sont là en plein accord avec les Présidents de Région. Le seul problème est que sans un mouvement politique régionaliste, les meilleures analyses n'aboutissent à rien.

Conclusion : Les Présidents de nos Régions veulent mettre un pied dans la porte de la décentralisation inachevée que le pouvoir hypercentralisé de Nicolas Sarkozy tente de refermer. C'est ce retour au jacobinisme élyséen à l'ancienne, déjà sensible dans l'audio visuel, qui  justifie notre combat pour l'Alsace. C'est aussi la raison de notre vigilance à l'approche des élections régionales.

Verrons-nous à cette occasion le charcutage, par les Préfets, de régions artificielles, associant par exemple l'Alsace à des morceaux de Franche-Comté et de Bourgogne sous un  habillage technocratique de pseudo rationalité économique ?

La vérité est que la Région Alsace, formée de deux départements, est une région naturelle qui a toute sa place dans l'espace rhénan et tous les atouts de la compétitivité internationale, elle peut même se suffire à elle-même au sein de l'Union Européenne. C'est là son avenir et le sens de notre combat.

Pas chiche Monsieur Zeller !

 

 

 

 

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