Colmar Régionalisme

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Agenda,rencontres et manifestations

  • Avis de tempête sur l'UE.

    téléchargement.jpgOn peut ne pas aimer l'UE pour bien des raisons, il reste qu'elle existe et que quiconque se sent européen  ne peut que déplorer son impuissance politique et son aveuglement  sur l'état du monde et de l'Europe.  On est stupéfait de l'entêtement mortifère des dirigeants européens à ignorer l'avis de tempête qui s'annonce.

    En trois jours trois nouvelles illustrent cet avis de tempête :

    D'abord l'occasion ratée en Catalogne. En se lavant les mains de la situation les dirigeants européens ont fait  preuve de leur lâcheté habituelle Pourtant  l'UE pourrait exister en s'imposant comme interlocuteur incontournable entre Madrid et Barcelone.  Ne pas intervenir donne raison aux souverainistes, aux jacobins et aux fascistes.

    Ensuite les résultats des élections en Autriche et en Tchéquie qui confirment la poussée des populistes. Plutôt que de comprendre les raisons de leur succès, Bruxelles se réfugie dans le silence et le politiquement correct de sa nullité politique.

    At last but not the least,  la situation en  Lombardie et en Vénétie devrait inciter les dirigeants européens à comprendre que les Régions sont des facteurs politiques à prendre au sérieux. Dans le cadre d'un référendum pour plus d'autonomie, notamment fiscale, Lombards et Vénètes ont respectivement dit oui  à 95 % en Lombardie et 98% en Vénétie pour une participation respectivement de 40 % en Lombardie et 57 % en Vénétie.

    Cela devrait donner à réfléchir à Bruxelles, malheureusement Jean-Claude Junker et les autres font semblant de ne rien voir, de  ne rien entendre et surtout ne veulent rien dire. L'avis de tempête a été donné, mais sur le bateau européen il n'y a pas de capitaine, juste des pieds nickelés ivres de belles paroles et qui ne constituent même pas un équipage.

  • Donald Tusk donne raison aux souverainistes.

    téléchargement.jpgEn refusant obstinément tout rôle de médiation de Bruxelles dans la crise catalane, Donald Tusk le président du Conseil Européen donne raison aux souverainistes de Madrid et d'ailleurs. Il démontre  l'inexistence politique de l'UE.

    Une attitude qui ne peut que conforter ceux qui souhaitent prendre leur distance envers cette couteuse et inefficace bureaucratie. Après le Brexit vive donc tous les "exit" à venir !

    L'Europe n'existe que dans la réalité de ses identités plurielles. Elle peut se passer des virtualités bruxelloises mais pas de la Catalogne. Sem Catalans !

  • Europe : l'Empire ou le chaos médiéval.

          téléchargement.jpgLe Conseil Européen constate l'impasse croissante des négociations du Brexit et il note la montée des forces nouvelles populistes ou régionalistes qui contestent l'UE telle qu'elle existe.

    Selon Bruno Lemaire dont je salue ici l'analyse clairvoyante, le choix est entre, je cite (DNA du 19 10 201 ) "davantage d'intégration dans le respect des nations" et "le repli nationaliste, voire régionaliste".

    Cette bonne analyse ne va pas assez loin car elle ne s'intéresse pas aux causes du " repli nationaliste et régionaliste ". La cause première des difficultés de la construction européenne est qu'elle n'est qu' un mécanisme purement juridique et économique qui a omis d'intégrer les facteurs culturels, historiques et identitaires dans sa vision d'avenir.

    Il ne peut y avoir davantage d'intégration que si les fondements de la construction européenne sont remis en cause, à savoir le mondialisme libéral  sans frontières. La montée des populismes et des régionalismes a pour origine le besoin de repères stables dans une évolution que manifestement nos élites ne maitrisent plus. Les peuples ne raisonnent pas, ils font confiance à leurs tripes et ils ont raison.

    L' UE n'a pas pour vocation d'être un appendice de l'ONU et d'être ainsi condamnée au verbiage humanitaire et à l'impuissance, pour exister elle a besoin d' une ambition impériale et d'une volonté de puissance ancrée dans les aspirations populaires à la sécurité et à l'identité. Les peuples européens ont une histoire et des racines culturelles communes qui fondent leurs identités, ils ne sont pas prêts à se sacrifier sur l'autel du mondialisme humanitaire et du business d'une élite mondialisée. Ils exigent de plus en plus d'être respectés tels qu'ils sont.

    Si cela n'est pas compris les forces populistes et régionalistes créeront les conditions d'une Europe néo-médiévale et chaotique. Dans le cas contraire elles contribueront à ré enraciner le continent et lui permettront d'assumer sa  dimension mondiale et régulatrice face à la Chine, au monde anglo-saxon et aux chaos orientaux et africains.

     

     

  • Emmanuel Macron : la raison politique contre les passions déraisonnables.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgFace aux journalistes hier soir à la télévision, le président est apparu comme un homme raisonnable qui fait son travail de président et qui s'efforce d'en convaincre la partie raisonnable de la population, en fait ceux qui l'ont élu, et dont je suis.

    La partie raisonnable de moi-même est satisfaite de la politique du président, mais il y a en moi un être politique qui refuse passionnément ce que représente le président, à savoir un monde qui ne me satisfait pas et qui doit changer, non pas être adapté. Car ce que fait notre président c'est adapter la société française  à un monde qui change très vite et il a raison, mais ce que ne fait pas notre président c'est remettre en cause ce qui doit l'être, à commencer par le système de gestion jacobin dont il est le plus parfait représentant.

    Ce n'est pas raisonnable, mais sans les passions déraisonnables, le monde ne bouge pas. Pour cela il y faut une passion déraisonnable qui a la chance d'être en phase avec le mouvement de l'histoire. Comme c'est le cas des séparatismes et autres sécessionnistes en ce moment.

    Il est en effet déraisonnable d'être nationaliste et souverainiste à l'heure de la fin des Etats nations, tout comme il est déraisonnable de rêver encore de socialisme après l'échec du communisme. Le Pen et Mélenchon relèvent des poubelles de l'histoire, mais pas Puigdemont car son rêve sécessionniste est en phase avec la déconstruction des  Etats nation. Puigdemont est en avance sur l'histoire au contraire.

    Pour être tout à fait rationnel et prendre de l'avance notre raisonnable président devrait essayer  de  comprendre ce qui pousse les Catalans, comme les Kurdes et d'autres, à remettre en cause l'ordre des choses. Cette passion si déraisonnable, mais sans laquelle rien n'avance, cette passion en phase avec le mouvement de l'histoire, c'est la passion de la liberté contre l'asservissement des grands systèmes de gestion, cette passion c'est celle de l'identité contre la transformation des êtres humains en simples producteurs et  consommateurs, cette passion c'est celle de l'homme enraciné et libre  qui refuse de devenir un objet nomade asservi aux intérêts d'une élite mondialisée et manipulé par elles. Cette passion est le ressort tragique de l'histoire et des révolutions, elle échappe à la raison mais elle fait les héros. Mais là nous sommes aux antipodes de la gestion technocratique des affaires quotidiennes. Nous ne  sommes plus dans le monde d'Emmanuel Macron, notre bon gestionnaire de président, mais qui, de ce fait même, ne peut être le héros qu'il rêve d'incarner.

  • Fabius en Syrie, nul certes mais aussi corrompu ?

    imagesW39P02NY.jpgCe blog  n'a cessé en son temps de dénoncer la nullité de la politique de Hollande/Fabius en Syrie, politique qui a conduit à l'éviction de la France du jeu au Moyen Orient. Mais il y a plus grave , à savoir que la corruption de l'équipe PS alors au pouvoir explique cette politique. Il fallait qu'Assad tombe à tout prix pour que les marchands de soupe de l'Elysée et du Quai d'Orsay touchent les dividendes de leur acoquinement avec les groupes armés islamistes.

    Une ONG demande que Fabius soit entendu en justice pour expliquer les "arrangements" qui auraient permis aux ciments Lafarge de continuer de travailler en Syrie sans être inquiétés par les groupes armés rebelles. Planqué au Conseil Constitutionnel, Fabius parviendra-t-il à masquer un système de corruption cautionné par l'Etat ?

  • Catalogne : bien joué Puigdemont.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgEn ne proclamant pas l'indépendance mais son inéluctabilité  de fait à terme, Carles Puigdemont a démontré sa maturité politique et celle du mouvement catalan. La psycho rigidité et la violence sont maintenant le fait de Madrid qui doit bouger pour ne pas laisser apparaître les ombres du passé franquiste dans ses relations avec la Catalogne

    Puigdemont a commis une erreur cependant,  il aurait dû laisser tomber le mot indépendance, ce fantasme dans un monde interdépendant, pour proposer à Madrid et à Bruxelles d'organiser les nouvelles relations de la communauté autonome catalane au sein du royaume des Espagnes et de l'UE.

    L'Europe est en marche dans les Espagnes; ce que ne voient pas les nationalistes et les jacobins à Madrid, à Paris, mais aussi et surtout peut-être à Bruxelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nous sommes tous Catalans !

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe slogan est provocateur à dessein pour faire comprendre  qu'il est urgent que non seulement messieurs Rajoy et Puigdemont  se parlent pour ne pas faire éclater les Espagnes, mais  que se parlent également les pouvoirs centraux et les forces qui partout en Europe veulent l'émergence de pouvoirs décentralisés au service de  citoyens plus  responsables en prise avec les réalités du terrain local. 

    Si le président Macron se dit fédéraliste, comme le sont parait-il les autorités de Bruxelles, voici venu le moment d'oublier les grands mots sur le fédéralisme pour appliquer concrètement le principe de subsidiarité. Le Président Macron qui est censé être moderne et désireux de refonder l'UE ne peut pas rater l'occasion qui se présente, il ne peut pas se  contenter  d'avaliser l'état de choses actuels en soutenant Madrid sans conditions.

    Comment sortir de la crise des Espagnes qui anticipe celle des Europes ? D'abord en ne se laissant pas piéger par des mots qui ne recouvrent souvent plus grand chose. Les nationalistes catalans ou corses sont en Europe et il ne sert de rien de prétendre à l'avance que la Catalogne ou la Corse pourraient sortir de l'UE...pour être remplacés par la Turquie ? L'hypothèse est absurde mais elle est la thèse de Bruxelles. De la même manière le Brexit apparaît de plus en plus impossible pour les mêmes raisons de réalisme. L'Angleterre est en Europe qu'elle le veuille ou non, et si elle ne paie pas la note du divorce il faudra quand même vivre avec elle.

    Ces réalités constatés il ne sert de rien de se draper dans des fictions juridiques héritées du passé. Tout est possible lorsque les réalités l'emportent sur les fictions juridiques. Les juristes ne servent qu'à légaliser les faits. Ceci admis les divers niveaux de pouvoir peuvent être redéfinis et réajustés mais uniquement en fonction des faits. Cela vaut pour nous aussi en Alsace. Le Grand Est est une fiction dessinée sur un coin de table à l'Elysée. Cela n'a pas supprimé l'Alsace qui existe comme une  réalité qui finira par s'imposer. Comme d'autres en Alsace, Gilbert Meyer notre maire a fini par le comprendre. Tous les espoirs sont permis, nous sommes tous Catalans !

  • Gilbert Meyer joue alsacien...enfin.

    colmar2.gifAprès l'avoir combattue, le maire de Colmar est désormais partisan de la fusion des deux départements alsaciens. Mieux vaut tard que jamais. Reste à l'élu de Colmar à rester cohérent désormais en exigeant la sortie de l'Alsace du Grand Est. Encore un effort monsieur le maire !

  • Catalogne: l'UE rate une occasion d'exister.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLes coqs jacobins n'ont pas tardé à réagir au sujet de la Catalogne. Normal de la part de Manuel Valls, un peu moins de la part d'Emmanuel Macron qui a annoncé qu'il ne reconnaissait que Mariano Rajoy comme interlocuteur. Pas si moderne que ça le président Macron. Sur le sujet il appartient bien au 20 è siècle et au monde ancien.

    Bruxelles de son côté a refusé d'intervenir, préférant le confort de son cocon d'ectoplasme bureaucratique. L'UE devra pourtant s' habituer à vivre dans les réalités qui dérangent car les Catalans n'ont pas l'intention de rentrer dans les rangs, tout comme d'autres mouvements régionalistes. Dossier à suivre.

     

     

  • Démission de Philippe Richert : l'échec du Grand Est.

    alsacienneB_113_150.jpgGrand serviteur de la cause publique, Philippe Richert n'a pas démérité mais à l'impossible nul n'est tenu, il a parié sur le Grand Est et sur la technocratie parisienne... et il a perdu faute d'avoir joué alsacien. Dans une Europe en marche il n'y a pas de place pour les constructions technocratiques parisiennes. Le Grand Est est une usine à gaz et seule l'Alsace fait sens dans la refondation européenne qu'impose peu à peu le jeu des intérêts et des identités contradictoires.

    Philippe Richert en tire les conséquences mais pas le président Macron qui, à ce jour, maintient la réforme régionale de François Hollande. Dommage qu'il ne comprenne pas que la clé de la relation à l'Allemagne impose l'émergence d'une Alsace résolument rhénane  dans l'intérêt des deux pays.

    Puisse notre président le comprendre et se démarquer de l'héritage désastreux de François Hollande ! Puisse-t-il aussi comprendre que couper les vivres aux collectivités locales trop dispendieuses n'est juste que si elles sont responsables, et non sous tutelle, comme c'est le cas actuellement.

    La gestion des régions de France, ce n'est pas seulement l'affaire des Inspecteurs de Finances de Bercy mais cela devrait être  aussi, et surtout, la concertation démocratique d'élus et de responsables locaux qui ne seraient  pas que de simples mendiants de subventions.