Colmar Régionalisme

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identitaire

  • Pissons sur la Belgique et sur l'UE avec !

    c8d7c18124614067248b85cd8e8ad716.jpgSi l'on en croit Jean-François Kahn,le héros des causes perdues, il faut sauver la Belgique.

    Les régionalistes, pas seulement flamands, pensent au contraire qu'il est temps de faire comme le manneken piss, c'est à dire pisser dessus et passer à l'ordre du jour !

    La crise belge perdure depuis 6 mois et aucune solution n'est en vue. Certains s'en inquiètent et oublient que la Belgique n'est qu'une mauvaise plaisanterie inventée par les Anglais pour contrer la France après les guerres napoléonniennes. La Belgique est une nation artificielle qui force Flamands et Wallons à vivre ensemble alors qu'ils n'en ont pas envie.Un divorce net entre les deux communautés aurait l'immense avantage de créer des situations plus saines et des remises en cause salutaires, pas seulement pour la Belgique, mais aussi en matière de construction européeenne.

    Tout comme la Belgique inviable après 177 ans de cohabitation forcée entre Flamands et Wallons, l'Union Européenne apparaît elle aussi inviable après 50 ans d'existence. Alors que à l'heure de la mondialisation une Europe forte serait nécessaire l'Union Européenne sous sa forme actuelle rend l'Europe débile et est la principale cause de l'affaiblissement de notre continent. Elle interdit en fait aux nations européennes de construire un projet politique commun. Le nouveau traité dit simplifié en est la parfaite illustration.

    Si donc la Belgique doit se désintégrer, cela constituera sans doute un choc pour l'Europe,mais ce sera peut-être un choc salutaire dont pourrait sortir une réflexion et des idées nouvelles au sujet de l'organisation du continent. Ce sera aussi la remise en cause du processus d'élargissement téléguidé de Washington et la question de Bruxelles et de ses institutions parasitaires sera enfin posée.

    On voit donc que bien au-delà des problèmes belges, la vraie question posée par nos amis flamands est celle du devenir d'une Union Européenne qui n'est qu'une excroissance du capitalisme mondialiste et la simple arrière cour politique des Etats-Unis On peut pisser sans crainte sur la Belgique et sur l'Union Européenne car l'avenir reste à inventer.

    Colmar d'abord

  • Le fond celtique de l'identité française

    Dans le cadre des activités de l'ALEP,Roland Vernizeau fera découvrir à ses auditeurs le substrat celtique de l'identité française à travers l'histoire, la toponymie, la linguistique, l'art et la littérature.

    L'exposé sera suivi d'un débat au cours duquel Roland Vernizeau répondra aux questions du public.

    La conférence débat aura lieu le jeudi 18 octobre 2007 au Collège Berlioz de Colmar. Bâtiment A à 18 heures 30 précise.

    A l'heure où les problèmes identitaires se politisent et prennent une importance croissante dans le débat sociétal, Roland Vernizeau se propose d'apporter une contribution érudite, optimiste et constructive à la question. Celte lui-même il croit à l'Eternel Retour et au triomphe de la vie. Une soirée à ne pas manquer !723e60c59b054d5376880dc6c57557dd.jpg

  • Musique médiévale à Murbach

    d1d44c926793628d98326614a9c4adab.jpgA l'occasion de la tournée en Alsace de "La Schola Martialensis" de Limoges, nous étions plusieurs colmariens à s'être donnés rendez-vous à l'abbaye de Murbach pour une soirée de musique médiévale particulièrement réussie.

    En ces tristes temps où tant d'ordures musicales envahissent les médias, qu'il soit rendu hommage à ces amateurs anonymes capables d'une perfection et d'une maîtrise à vous couper le souffle.

    "La Schola Martialensis", expression que l'on peut traduire par "ensemble de chanteurs de l'abbaye de Saint Martial", a été fondée en 2001 par Dominique Habellion en référence à l'abbaye de Saint Martial de Limoges. Celle-ci  fut au Xè siècle un des centres musicaux liturgiques les plus importants d'Europe, aussi bien pour la diffusion des manuscrits que pour la composition des répertoires.

    L'ensemble se propose de faire connaître au public ce répertoire médiéval méconnu, tant sacré que profane,qui fonde l'identité musicale de la culture européenne.

    Face aux marchands de soupe musicale mondialiste, c'est un devoir militant de connaître et faire connaître la musique de nos racines et les merveilleux instruments anciens qui l'expriment.

    Contact 05 55 30 67 65   ou 05 55 30 1849

  • Bilinguisme et identité en Islande

    L'islandais est la langue des Sagas. C'est une langue qui a été préservée jalousement depuis l'époque des Vikings, si bien que les Islandais de 2007 lisent sans problème les textes écrits par leurs ancêtres il y a plus de 1000 ans.

    Aucun peuple européen n'est dans ce cas, et l'on comprend l'attachement des Islandais à la préservation de leur langue comme élément fondamental du maintien de leur identité.Ceci explique qu'ils refusent d'accepter des mots modernes comme téléphone, radio, télévision pour inventer des mots à eux formés sur les racines nordiques. Si donc vous cherchez des toilettes en Islande, mieux vaut savoir que cela se dit "styrningar"...Vous ne trouvez des "toilets" qu'à l'aéroport où l'affichage bilingue islando-anglais est de rigueur.

    Ce souci de la pureté de l'islandais n'empêche pas les Islandais d'être bilingues car l'anglais est enseigné dès la maternelle, ce qui laisse rêveur les Alsaciens attachés au bilinguisme.

    Nous savons en effet en Alsace que la langue est un élément fondamental de l'identité. Nous l'avons appris à nos dépens pour avoir subi longtemps  l'acharnement linguistique des Jacobins qui voulaient détruire l'identité de notre région. La situation est différente aujourd'hui car l'Alsace est devenue francophone au point de pousser certains à vouloir y développer priotairement l'enseignement de l'anglais dans un souci d'ouverture au monde ( et cela dans le mépris le plus total de la différence alsacienne)

    Une telle politique linguistique serait une erreur car pour se réclamer du bilinguisme à l'islandaise, il faudrait oublier le dialecte et le fait que l'Alsace est située au bord du Rhin, c'est à dire à la porte de cette Mittel Europa où l'allemand reste la langue d'échange encore plus que l'anglais. Le choix du bilinguisme en Alsace ne peut donc se faire qu'au profit de l'allemand avec incitation aux parents dialectophones à transmettre leur héritage linguistique à leurs enfants. La pratique de l'alsacien restant encore la meilleure base d'apprentissage de l'allemand.

    Pour en revenir à l'Islande et conclure, il faut remarquer que la préservation jalouse d'un patrimoine linguistique n'est pas la garantie du maintien de l'identité. La langue des Sagas n'empêche pas l'américanisation culturelle de l'Islande, en particulier parmi les jeunes générations. Par ailleurs la main-d'oeuvre immigrée travaille essentiellement en anglais dans l'hôtellerie et dans l'industrie de l'aluminium dominée par les Canadiens.Pire, en Islande comme ailleurs la mondialisation va de pair avec américanisation et perte de presque tous les repères. Là encore le combat identitaire va se livrer tôt ou tard, et là encore tout autant que la défense du patrimoine linguistique,le maintien de l'identité dépendra du maintien, ou non, de familles et de communautés stables assurant la transmission des valeurs et la pérennité de la culture.