Colmar Régionalisme

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mondialisme en crise : forcée ou préparée la décroissance condui

  • Mondialisme en crise : forcée ou préparée la décroissance conduit aux solutions alternatives

    772533361.jpgJ'ai bien dit alternatives mais attention, il ne s'agit surtout pas d'altermondialisme. Les altermondialistes sont en fait des mondialistes de la pire espèce : celle qui veut accueillir toute la misère du monde en détruisant les identités afin de mieux établir la dictature de ses idéologues ensuite. Laissons celà à Olivier Besancenot et à José Bové, et intéressons nous aux solutions alternatives sérieuses que sont la recherche de l'auto suffisance locale, le régionalisme et les solutions financières d'aide aux micro économies.

    Sur la question je renvoie à l'action du Prix Nobel Muhammad Yunus, inventeur du micro crédit et fondateur de la banque Gramen Bank ( voir la photo d'illustration). Je conseille aussi la lecture de Novopress et l'article de Franck Peter Pucher dont je cite la conclusion : " Eloignée de toute perspectives gratifiantes de recherche immédiate de pouvoir...la réflexion politique..devrait désormais s'attacher à définir, pour les années à venir, quelles seront les formes de vie en société qui pourront le mieux répondre aux besoins du plus grand nombre"

    Notre combat régionaliste et identitaire se situe dans cette perspective, bien au-delà des notions de droite et de gauche, mais à l'avant-garde des évolutions en cours.

    Nous luttons pour la survie des identités et des communautés naturelles et pour l'enracinement dans le local avec en perspective : la production des biens essentiels que sont l'énergie et la nourriture. Pour cela : recherche de l'auto suffisance maximum et développement du micro crédit au profit de la création d'entreprise par des pauvres qualifiés et motivés, et cela en opposition  à l'ouverture indéfinie des marchés appuyée par un système bancaire qui ne prête qu'à des riches devenus fous. Ceux-ci ne savent que faire du profit financier maximum avec leurs liquidités en mouvement à travers le monde et comparables à une avalanche mortelle qui prend de l'ampleur en se nourrissant de son propre mouvement.

    Le mondialisme est la limite destructrice d'un système marchand en faillite. La crise des subprimes annonce une crise plus grave et il faut songer dès à présent aux reconstructions nécessaires lorsque le mondialisme se disloquera à travers les quatre grandes crises dont nous vivons les prémices, à savoir : la crise financière ( La Chine ne  pourra éternellement tenir les USA à flot en absorbant des dollars sans valeur), la crise énergétique, la crise alimentaire et la crise démographique. Quatre crises interconnectées que la Chine est appelée à illustrer dans ses aspects les plus extrêmes et pour le plus grand déséquilibre du monde.

    Mais qu'entend-on par décroissance ? La décroissance, contrainte ( déflation généralisée) ou préparée ( par les solutions alternatives), c'est la contraction économique d'un monde fini, aux ressources limitées qui ne peuvent plus alimenter l'expansion illimitée de biens superflus ou mal répartis. Pour amortir le choc de la contraction, politiquement et culturellement, il faut désormais appliquer l'esprit d'entreprise aux solutions locales, régionales et micro économiques. L'économie post mondialisée sera auto centrée en évitant les échanges parasitaires destructeurs d'activité et d'emplois locaux. Et cela d'abord dans les domaines alimentaires et énergétiques. Notons aussi que si la reconstruction des économies post mondialistes passe par les réponses que je viens d'évoquer, elle ne passe pas par le retour au nationalisme et à la crispation hexagonale des souverainistes.

    N'oublions pas que déjà, dans le cadre mondialiste en crise actuel, le complexe étato économique jacobin français est impuissant à contrôler quoi que ce soit et n'a plus sa raison d'être. Cela sera encore bien plus le cas dans la perspective de rupture des échanges mondialisés,le concept d'Euro Région aura alors beaucoup plus de sens que celui d'Etat Nation. Pour l'Alsace par exemple,le bassin rhénan est plus important que la liaison avec Paris.

    La vérité est que nous vivons la fin du temps des nations. Un peu inquiétant car cela rappelle le langage religieux de l'Apocalypse. En fait la fin du temps des nations n'est pas la fin du monde mais bien au contraire celui de sa reconstruction.

    Difficile à annoncer j'en conviens, aussi si j'étais journaliste aux DNA, ou député, je me contenterais de chercher un bouc émissaire aux difficultés actuelles en vitupérant contre l'Euro fort et les contraintes bruxelloises, mais je mentirais car la crise actuelle va bien au-delà du taux de l'Euro, elle est le début de la fin du mondialisme.

    Il faut savoir en effet que l'alimentation, le crédit, les transports, l'information etc sont des domaines interconnectés par le seul facteur qui le permet, à savoir l'énergie.

    Or nous savons que le bon fonctionnement des régulations du prix des matières premières par le marché réclame toujours plus d'énergie dont les coûts ont déjà dépassé le seuil du tolérable.

    Tout ce que nous utilisons ou mangeons réclame de l'énergie, si bien que les prix des matières premières et des denrées de base finissent par subir d'importantes augmentations, en particulier dans le secteur agricole qui voit diminuer les surfaces exploitables du fait de l'exode rurale et des surfaces consacrées aux bio carburants. C'est dans ces secteurs qu'apparaissent les premières manifestations de la dislocation du mondialisme : la Russie, l'Inde prennent des mesures pour taxer lourdement les exportations de produits de base afin de réserver le blé ou le riz à leurs nationaux.

    Pire, le Fonds International des Nations Unis pour l'Agriculture prévoit une banalisation des émeutes de la faim à travers le monde.

    C'en est fini aussi du mythe d'un système mondial de gouvernance. En raison du renchérissement croissant de l'énergie et des matières premières, c'est la loi du plus fort qui se généralise, tandis que les gouvernements perdent toute crédibilité aux yeux de leurs populations car ils se révèlent impuissants face aux défis en matière de migrations, de sécurité, de transports et d'approvisionnement. Devenus ingérables,les grands systèmes mondialisés se déconnectent peu à peu et sont appelés à être remplacés par des modèles plus petits, plus adaptables, mais aussi plus solides, telles que par exemple les villes états comme Singapour ou Hong Kong et plus près de nous la Flandres ou la Catalogne, sans oublier aussi en ce qui nous concerne, l'Alsace et l'Euro région rhénane

     

    Alsace d'Abord c'est donc aussi et surtout Alsace demain, Alsace d'avant-garde !