Colmar Régionalisme

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Vu d'Europe

  • Emmanuel Macron plaide pour la mauvaise Europe.

    images (5).jpgIl  faut souhaiter que la volonté réformatrice d'Emmanuel Macron porte ses fruits, tant en France qu'en Europe. Il a d'ailleurs été élu pour cela.

    A un an de son élection un bilan plutôt positif de son action se dessine en France où il semble en voie de résorber les archaïsmes de notre pays. Le retour du beau temps et l'approche de l'été devrait l'y aider.

    Mais en Europe ? Peut-il également faire bouger les choses ? Je ne le crois pas car il marche à contre courant. Même s'il reconnaît la réalité des peuples et propose de mettre plus de démocratie dans la bureaucratie européenne, il ne va pas assez loin et s'appuie uniquement sur Angela Merkel et les tenants du système bruxellois à bout de souffle. Sa vision de l'UE reste fondamentalement politiquement correct et ultra libérale.

    Pire il reste piégé dans son approche irréaliste des flux migratoires, il est dans l'accueil et la répartition des migrants alors que l'urgence est la transformation de l'UE en une forteresse capable de lever le pont levis si nécessaire afin de ne laisser entrer que ce dont elle a besoin. Ce n'est pas avec Angela Merkel qu'une telle politique est possible mais bien  avec  Victor Orban et les dirigeants de l'Europe centrale et de l'est. Ce n'est qu'avec eux que la réforme de l'UE sera possible.

  • Syrie : et maintenant ?

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgL'Occident n'a jamais eu la volonté de s'engager en Syrie, c'était déjà le cas avec Obama et c'est encore le cas avec Trump. Dans ces conditions l'Occident en est réduit à des gesticulations et des rodomontades chaque fois qu'une  "ligne rouge "est franchie.

    Une fois de plus les Occidentaux ont envoyé quelques missiles, histoire de montrer qu'ils ont encore des dents. Le problème est qu'ils n'ont pas de stratégie en Syrie.

    Dans ces conditions la sagesse consiste à laisser Assad gagner sa guerre civile et lui imposer enfin une ligne rouge, une vraie, c'est à dire une ligne rouge défendue sur le terrain avec des troupes au sol , celles qui pourraient protéger les Kurdes qu'Assad ne va pas tarder à attaquer désormais, avec l'aide peut-être d'Erdogan. Une vraie guerre internationale. Alors sonnera l'heure de vérité. Mais pour l'heure rien de nouveau en Syrie, ce ne sont pas quelques missiles qui vont changer la victoire d'Assad sur le terrain.

     

     

  • On demande Jupiter.

    VALEURS4215_001.jpgA ce jour Emmanuel Macron gère bien la crise sociale et la chienlits universitaire permanente mais tiendra-t-il ? Il  lui faut absolument en finir avec le vieux monde de la CGT et des universités de chienlits car le nouveau monde lui réserve d'autres défis autrement plus sérieux que les rodomontades mélanchonesques.  C'est de Mayotte que viennent les avertissements, de cet outre mer où la marée démographique est en train d'emporter la République.

    La révolte des Mahorais pourrait bien préfigurer celle des Français de plus en plus conscients de l'impuissance croissante de l'Etat à endiguer la marée de l'immigration incontrôlée et de la délinquance, terroriste ou non, qu'elle engendre.

    La récente loi sur l'immigration est encore une loi du 20 è siècle fondée sur l'idée d'intégration, or nous sommes au 21 è siècle et l'urgence est désormais celle de la fermeture des frontières face à la submersion migratoire.

    Emmanuel Macron qui peine déjà à mettre en oeuvre les réformes de la fin du 20 è siècle ne semble pas avoir pris conscience de l'urgence. Comme ses prédécesseurs, et comme après chaque attentat, il en reste aux discours incantatoires. Sur le fond ce libéral ne peut accepter l'idée de frontière et de défense de la frontière. Il lui faudra changer pourtant s'il ne veut pas voir la France évoluer vers une situation politique à l'italienne, reflet d'une société en décomposition.

  • Vers une UE illibérale préservant l'identité européenne ?

    ndements

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  • La justice allemande désavoue Madrid. Die deutsche Justiz stellt Madrid in Abrede

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgLe tribunal compétent du Land Schleswig Holstein qui instruit le cas de Carles Puigdemont a rejeté les faits de "rébellion" justifiant entre autres la demande d'extradition de Madrid.

    Il a estimé que  Carles Puigdemont n'était pas coupable des faits de violences liés au référendum sur l'indépendance de la Catalogne.


    Ce jugement est juste car il place les tentatives d'intimidation de Madrid pour interdire ce référendum  à l'origine des violences au même niveau que les réactions des militants indépendantistes.

    Les régionalistes alsaciens ne peuvent que se réjouir d'un jugement qui démontre que l'UE défend mieux  la démocratie que le seul Etat national. Ce jugement montre  également que la question catalane n'est plus maitrisée par Madrid seulement.

    Der Gerichtshof des Bundestaat Schleswig Holstein, der den Fall Puigdemont instruiert, hat die Begründung "Rebellion", als Rechtfertigung des Auslieferunsgantrag   Madrids, abgelehnt.

    Der Beurteilung nach, in der Sache der Gewalt um den Volksentscheid über die Unabhängigkeit Kataloniens, ist Puigdemont als unschuldig erklärt.

    Dieses Urteil ist gerecht weil es, den Versuch Madrids diesen Volksentscheid zu verbieten, als Ursprung der Gewalt stellt, genau auf demselben Niveau wie die Reaktionen der Verfechter der Unabhängigkeit Kataloniens.

    Im Elsass darf man sich über dieses Urteil freuen, weil es zeigt dass die Demokratie auf europäischem Niveau besser beschütz wird, als nur auf dem nationalen Ebene. Dieses Urteil  beweist auch dass die katalonische Frage nicht mehr von Madrid allein beherrscht wird.

     

  • Puante et archaïque Russie !

    images (17).jpgJ'aime les Russes et la Russie et je souhaiterais que l'UE quitte l'Otan pour mener enfin une politique équilibrée avec la Russie, l'avenir du développement européen.

    Le problème est que les Russes ne nous aident pas, obsédés qu'ils sont d'un statut de puissance à l'égal des USA comme au bon vieux temps de la guerre froide. Poutine en est resté à la seconde guerre mondiale et à l'illusion des grosses mécaniques militaires. Même si les Russes sont d'excellents hackers, l'évolution vers l'économie numérique implique une volonté d'échange avec l'extérieur, et non une attitude agressive. Et cela Poutine ne l'a pas compris.

    Certes nous ne l'aidons pas nous aussi,  le cirque de Theresa May dans l'affaire Skripal en est un exemple qui  montre que les Anglais aussi en sont restés à la seconde guerre mondiale. Anglais comme Russes souffrent d'un complexe de déchéance qui leur interdit de regarder vers l'avenir.

    Or l'avenir ce ne sont pas les gros bataillons mais l'investissement, non seulement dans l'économie numérique, mais aussi, et surtout, dans l'économie durable. Et là vraiment en toute russophilie, il faut constater que la Russie est non seulement archaïque, mais qu'elle pue dans tous les sens du terme. Elle pue la corruption et de plus en plus physiquement, faute d'investir par exemple dans le recyclage des déchets.  Dans la périphérie de Moscou les autorités distribuent ...des masques à gaz, tant la puanteur est insupportable en conséquence de l'accumulation de déchets non recyclés.

      Dur dur pour la fierté russe et dommage pour l'économie russe qui préfère vendre des matières premières plutôt que d'investir dans les secteurs d'avenir comme celui précisément du recyclage des déchets et du développement durable. Quand on est russophile il faut le dire à nos amis russes.

  • Catalogne : un problème européen.

    autocollant-ovale-sem-catalans-avec-drapeau-catalan.jpgL'arrestation de Carles Puigdemont par la justice allemande est à la fois rassurante et inquiétante selon la suite qui sera donnée. La justice fonctionne au niveau européen et c'est tant mieux mais selon la réponse qui sera donnée par les juges allemands nous verrons si le fonctionnement de cette justice conforte ou non le fonctionnement de la démocratie au sein de l'UE.

    Si les juges allemands refusent d'adopter le point de vue de  Madrid ils rendront hommage à l'action des défenseurs des libertés locales et du droit des peuples à disposer d'eux mêmes dans le cadre du droit. Le référendum catalan a été saboté par l'action de Madrid et il appartient à l'UE d'exiger qu'un nouveau référendum se tienne sous son  contrôle. Ce n'est qu'ainsi que l'UE se fera de nouveau aimer par les citoyens européens. Une décision allemande opposée à l'attitude de Madrid y aiderait grandement.

    La décision de la justice allemande sera lourde de conséquence face à une situation qui se dégrade rapidement sur le terrain. Faudra-t-il attendre l'été et le blocage des vacanciers sur les autoroutes ibériques pour que l'UE comprenne enfin que la Catalogne est un problème européen  ?

  • L'heure de vérité d'Emmanuel Macron.

    51512555-tete-de-pythagore - Copie.jpgEmmanuel Macron a des plans ambitieux de réforme de l'UE mais il ne pourra les mettre en oeuvre qu'avec l'accord et le soutien d'Angela Merkel. Celle-ci ne le suivra dans sa réforme de l'UE que s'il démontre d'abord sa capacité à réformer la France.

    Dans cette perspective son action sera jugée prochainement face à la grève de la SNCF. Certes la CGT et la SNCF  appartiennent au vieux monde, mais ce vieux monde agonise lentement et il mord encore. Si Emmanuel Macron cède face aux grévistes il ne sera plus crédible pour ses électeurs, et encore moins face aux Allemands qui peinent encore à nous prendre au sérieux.

    Le quinquennat se joue prochainement et c'est maintenant que nous allons savoir si " Jupiter" l'est vraiment, ou si Emmanuel Macron n'est qu'un Juppé bis..

  • Les tontons flingueurs de Madame May.

    140.jpgJe n'irai pas jusqu'à dire que l'affaire de l'ex espion russe empoisonné à Salisbury est du pipeau. Il y a mort d'homme ou presque, mais l'histoire relève du fait divers criminel et rien d'autre. Allez donc savoir pourquoi mais les espions russes semblent avoir une affection toute particulière pour l'Angleterre où ils changent de camp après avoir placé leurs économies  dans les spéculations de la Cité. Tout bénef pour sa gracieuse Majesté, sauf qu'un espion retraité ça n'existe pas, car tôt ou tard les copains de la Mafia viennent lui demander des comptes.

    En effet, entre espionnage d'état et activités mafieuses  il y a la même différence qu'autrefois entre les corsaires du roi et les pirates. Les corsaires devenaient souvent pirates pour travailler à leur compte, tandis qu'inversement de  vrais flibustiers se mettaient au service du roi après avoir reçu leur lettre de patente.

    Cela est toujours le cas dans le monde des espions qui est aussi celui de toutes les mafias.  Un monde dans lequel  on se tue allégrement, cela ne devrait gêner personne car la mort d'une racaille est une bénédiction pour les honnêtes gens.

    Alors pourquoi tout ce cirque déclenché par Theresa May ? Parce qu'elle est en difficulté politique et veut jouer les gros bras pour ses électeurs en instrumentalisant le méchant de service disponible, à savoir Poutine.

    Ce dernier est certes un maître espion et ce sont ses mafias personnelles qui assurent son pouvoir, le problème est qu'en Russie comme ailleurs, les  espions mafieux ou les mafieux espions finissent toujours par échapper à ceux qui croient les contrôler. Poutine ne contrôle pas nécessairement toutes les mafias russes, mais le faire croire permet à Theresa May et au-delà à Trump, de mobiliser le camp occidental contre le méchant de service.

    Le dossier n'est pas politique mais relève du fait divers criminel. Mieux vaut en rire un peu !

  • Marine Le Pen repeint la façade du FN.

    diapo-1.jpgLes militants du FN devront décider par référendum s'ils adoptent, ou non, le nouveau nom de leur parti, rebaptisé  dimanche  11 mars "Rassemblement National" par Marine Le Pen. Beaucoup de bruit pour pas grand chose mais l'analyse politique qu'elle a présentée aux militants rassemblés à Lille mérite considération.

    Marine Le Pen a fort justement souligné que le vrai clivage politique ,partout dans le monde, n'est plus entre la droite et la gauche, mais entre nationaux et mondialistes, ou encore entre sédentaires et nomades. 

    Elle a complété cette analyse par une anticipation inquiétante, mais juste, de l'évolution de notre société concernant nos enfants. Elle a vu que seuls les migrants arrivant chez nous ont la certitude que leurs enfants vivront mieux qu'eux. Nos enfant, au train où vont les choses, sont condamnés à devenir nomades eux aussi.

    Elle a également fort bien vu qu'un monde sans limites n'existe pas, et elle a plaidé pour le retour des limites et des frontières. L'opposition nomades/ sédentaires  fonde en effet une opposition politique ancrée dans des considérations très concrètes, comme par exemple le maintien de notre agriculture et le refus de désertification des zones rurales. Bonne analyse donc, mais réponse insuffisante. Il ne suffit pas d'élever des murs et créer des limites, il faut aussi lancer des ponts et être mobile.

    Le retour  à  la nation n'est qu'un début de réponse  pour protéger les sédentaires des nomades. En outre,  La nation jacobine à la Le Pen  défend moins bien les territoires et les sédentaires que les états fédéraux et décentralisateurs à l'allemande ou à la suisse. L'union des nations européennes qu'elle propose n'a de sens que si cette union respecte le principe de subsidiarité mieux que l'actuelle UE qui ne le respecte pas, en particulier sur la question des migrants.

    Marine Le Pen a raison  de remettre en cause l'Union Européenne telle qu'elle fonctionne, mais il est dommage qu'elle ne présente pas un vrai projet européen alternatif à la place de son nationalisme archaïque.  A noter toutefois qu'elle entend utiliser les élections européennes pour proposer une idée plus protectrice de l'Europe. C'est donc déjà  un pas dans la bonne direction que de reconnaître que l'Europe est une réalité incontournable. Tout n'est pas négatif dans les idées de Madame Le Pen, mais il est douteux qu'elle soit destinée à les mettre en oeuvre en accédant au pouvoir.

    Comme Emmanuel Macron elle appartient au monde ancien elle aussi. Elle et lui sont prisonniers de leurs héritages respectifs, et du temps qui passe. Le premier met en oeuvre les réformes qui auraient dû être faites il y a trente ans, et pour le reste il continue de croire aux vielles lunes du PS au sujet de l'UE, du nucléaire ou encore de l'école.

    Quant à Marine Le Pen, elle en est encore à la nation de grand papa, son Rassemblement National n'est qu'un ravalement cosmétique du vieux FN de Jean-Marie. L'avenir de ce côté-ci de l'échiquier politique appartient à Marion Maréchal Le Pen qui, pour l'instant, se garde bien de mettre les mains dans le cambouis.