Colmar Régionalisme

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu d'Europe

  • Unser land : le bon choix.

    images0XC52UC3.jpgLe choix du deuxième tour est presque impossible pour les Alsaciens. Difficile de choisir entre le nationalisme régressif de Marine Le Pen et la mondialisation libérale d'Emmanuel Macron, cette mondialisation qui nivelle les êtres, les cultures, les économies au mépris des valeurs autres que celles de l'argent.

    Parce qu'ils sont au coeur de l'Europe les régionalistes alsaciens ne peuvent soutenir Marine Le Pen qui veut supprimer les régions et remet en cause le projet européen. Emmanuel Macron l' européen ne peut être qu'un choix par défaut car ce technocrate mondialisé est à mille années lumière des préoccupations de terrain qui sont les nôtres. La vérité est que pour nous l'élection qui compte sera l'élection des députés à l'Assemblée Nationale qui suivra l'élection du nouveau président.

    Faute d'un mouvement régionaliste alsacien plus large, Unser Land représente aujourd'hui le meilleur choix des régionalistes. Ce mouvement de centre gauche a un programme novateur  qui sera proposé au choix des électeurs alsaciens les 11 et 18 juin prochain.

    Parmi les propositions annoncées mentionnons : la suppression de l'ENA, la simplification du code du travail, le développement de l'agriculture bio, le retour de la sécurité à l'école, la mise en place d'une aide sociale unique liée à quelques heures de travail bénévole dans une association. Enfin et surtout Unser Land demande que l'Alsace bénéficie d'un statut semblable à celui de la Corse.

    Conclusion. Unser Land présente un programme parfaitement raisonnable qui offre le meilleur choix pour notre région. Dans une Alsace gérée pour son malheur par de prétendus "républicains"et sous influence d'un FN très jacobin Unser Land représente désormais la seule opposition crédible.

  • J'ai voté n'importe quoi mais je me soigne !

    photo_urne_standard_100_BL.jpgEntre Macron et Fillon ma raison hésitait mais j'ai choisi Le Pen  car je suis très en colère et j'ai eu besoin de me défouler. J'ai voté avec mes tripes au premier tour mais maintenant je vais voter Macron  au second car il est pro européen et non partisan du repli nationaliste.

    Mais ma colère n'est pas calmée pour autant et je n'attends rien de Paris et des banques.  Je suis en colère car mon idée d'une France décentralisée et régionalisée n'est pas défendue dans le débat. Je suis en colère parce que les élites ont failli à leur devoir qui est d'abord celui de l'exemple moral. Je suis en colère parce qu'une idée positive et constructive de l'Europe est absente du débat. 

    En colère mais pas déraisonnable car la politique consiste à gérer la médiocrité des hommes et des situations et accepter des compromis avec les réalités.

    Des compromis et non des compromissions, car si nos élites devaient continuer à trahir le peuple alors un jour peut-être au second tour je finirais par voter déraisonnable.

     

     

     

     

     

     

  • En Syrie rien de nouveau

    140.jpgEn Syrie la situation est tragique mais pas sérieuse tout y  est pipeau, la  nouvelle  frappe américaine en est la confirmation.

    En Syrie Russes et Américains prouvent ce qu'est l'équilibre de la terreur, sur le terrain et à l'ONU, ils se défient tout en évitant de se faire mal.

    En Syrie et à l'ONU les Européens glapissent, impuissants et inutiles, faute d'avoir compris ce qu'est la Realpolitik et par leur refus stupide de parler à Assad.

    En Syrie Assad et les islamistes réalisent eux aussi l'équilibre de la terreur et de l'horreur, toujours vaincus bientôt, mais toujours là et pour longtemps. En Syrie rien de nouveau, la guerre sans fin qui se nourrit d'émotion sur les écrans et bat les records d'audimat au plan mondial.

  • 11 petits jacobins à la télé.

    121894_fr_lestroissi.jpg Je n'ai pas suivi le débat car entre Mélenchon, Macron, Fillon ou Hamon je préfère Cromagnon et j'ai passé ma soirée télé en regardant le magnifique film intitulé Premier Homme présenté par M6. Je n'ai pas voulu perdre mon temps à regarder la brochette de jacobins qui prétend gouverner ce pays sans comprendre la cause du mal français, à savoir la centralisation administrative et le colbertisme économique qui étouffent les forces vives de ce pays.

    Un débat entre jacobins consiste à ne rien dire, ne rien voir et ne rien entendre de la réalité de ce pays. Pas un mot sur la Guyane par exemple mais des abstractions parisiennes pour gérer une république prétendument une et indivisible qui craque de toutes parts.

    A Paris c'est si facile de dire que l'Alsace n'existe plus (Hollande ) ou que l'on va supprimer les Régions ( la Le Pen) mais face à l'invasion migratoire qui aggrave l'incurie en Guyane ou à Mayotte, nos jacobins ne savent que faire faute de remettre en cause le modèle centralisé de la gestion de ce pays.

    Malheureusement pour eux les faits sont têtus et tôt ou tard il faudra bien poser les problèmes correctement dans ce pays mais aussi au plan européen.

  • Brexit : bon pour l'UE, bon pour la décroissance.

    eu-flag.gifLe Brexit est une bonne nouvelle pour l'UE parce que celle-ci est au pied du mur et ne peut plus mettre ses problèmes sous le tapis. Les négociations avec les Britanniques vont poser tous les problèmes esquivés à ce jour.

    Le Brexit est aussi une bonne nouvelle pour ceux qui pensent que le modèle de croissance  actuel est à bout de souffle. Sa réforme et sa réorientation exigent des réponses politiques au tout financier imposé par les banquiers.

    Est-ce un hasard si aujourd'hui 29 mars 2017, jour du déclenchement du Brexit, l'UE annonce qu'elle interdit la fusion des bourses de la City et de Francfort ? Cette décision de nature politique est bonne parce qu'elle remet en cause le mouvement de concentration financière qui pourrait aboutir à une économie monde dominée par  un monstre réunissant Wall Street, la City, Francfort et Hong Kong.

    La décroissance commence à la bourse. Merci Londres d'avoir initié le démantèlement du système sans le vouloir, par  pure égoïsme et nationalisme borné.

     

     

  • Tournant historique au G20

    sans-titre.pngSous le pression américaine,  le récent  G20 de Baden Baden a renoncé à condamner le protectionnisme dans sa déclaration finale. C'est un tournant historique  qui annonce une nouvelle phase du développement planétaire. Fini le libre échange mondialisé, voici  le retour des barrières douanières protectionnistes.

    Certes comme  Theresa May, Trump ne jure que par le libre échange quand il y trouve son compte, sinon il érige des frontières. Avec Theresa May, mais aussi Marine Le Pen et d'autres, il n'imagine pas que cette politique va à l'encontre des buts qu'elle se propose. Le protectionnisme devient inévitable dès lors que chacun veut jouer pour soi au nom du libre échange dérégulé. La  multiplication des barrières douanières nationales en dehors de toutes règles internationales entraine ensuite un freinage de la croissance mondiale et un processus décroissant; ce qui peut être positif car cela force chaque puissance économique à jouer d'abord sur ses atouts et  sur ses capacités d'innovation et d'inventivité.

    Trump apôtre de la décroissance et de l'innovation ! Mais au-delà du paradoxe Trump signale une nouvelle phase du développement de la planète à travers des turbulences économiques inévitables, voire dangereuses en cas de confrontation des USA et de la Chine. Mettez vos ceintures ça va décoiffer !

  • En marche !...vers le moyen-âge.

    140.jpgRemplacez la trompette du clown blanc par une flûte et le clown par un séducteur médiéval, et vous aurez Manuel Macron en train de nous entrainer vers on  ne sait trop  quoi,  comme le célèbre joueur de flûte de la légende allemande. Nul ne sait où va Manuel Macron, surtout pas lui.

    "En marche" ça marche et ça séduit le mouton moyen du troupeau UMPS, avec ces électeurs là Emmanuel Macron fait de l'optimisation électorale comme il sait faire de l'optimisation fiscale pour masquer sa fortune.

    Notez qu'il n'est pas pire que les autres candidats, il est comme eux,  comme nous,  il n'est qu'un fétu de paille sur la vague qui nous emporte et  qui disloque le monde d'hier.

    Où allons-nous ? disent beaucoup affolés par la tournure que prennent les évènements. A ceux-là je réponds que nous allons vers un nouveau moyen-âge, un monde de châteaux forts bien sécurisés  où  règne l'ordre et le progrès, et le monde des cours des miracles et des errants qui battent la campagne et trainent leur misère de par le vaste monde.

    Dans ce monde les nations n'ont plus de sens et les empires ne sont que de vagues références à un monde disparu qui fut autrefois organisé par l'Amérique, l'Onu ou encore l'Otan et l'UE. L'Amérique de Trump sombre dans le ridicule, mais son président voit juste quant à l'obsolescence et la dislocation des grandes institutions internationales du 20 è  siècle.

    C'est dans un monde médiéval qu'il faudra vivre désormais, sans s'étonner du  retour du local et des vieilles entités comme l'Ecosse ou la Catalogne.

    En marche  ! Oui mais en progressant à la boussole  et sans trop savoir où se diriger. En marche ! Oui Manuel Macron a raison de glisser sur ses projets et sa direction, avec son air de bisounours il a tout compris, il a compris que les jeux sont faits et que rien ne va plus, et il tire son épingle du jeu autant que faire se peut. Ceux qui croient encore à la politique et aux beaux discours électoraux sont des benêts.

    En marche donc ! Car il vaut mieux tenter de bouger plutôt que de rester sur place et glisser dans un sommeil mortel.  

    Sur le temps que  nous vivons on lira un catholique parle aux catholiques surhttp://le-vieux-templier.hautetfort.com

  • La France cacochyme en Europe cacophone.

    eu-flag.gifTandis que l'Autriche, l'Allemagne et la Hollande interdisent leurs territoires aux ministres du petit dictateur turc islamo fasciste en tournée de propagande électorale, la France de Hollande leur déroule le tapis rouge de manière lamentable.

    La cacophonie règne dans une Europe incapable de s'unir face à l'arrogance turque, mais le pire est l'attitude française. Dans cette affaire notre pays apparaît comme un  vieillard cacochyme faible et gâteux ayant perdu le sens de la réalité.

  • Macron- Le Pen : relève générationnelle et vrai choix.

    photo_urne_standard_100_BL.jpgEmmanuel Macron et Marine Le Pen sont probablement les adversaires du second tour de l'élection présidentielle à juger d'après les sondages. Cela n'est pas surprenant car tous deux incarnent à la fois une relève générationnelle et  un  vrai choix au-delà du clivage droite/gauche.

    Changement de génération d'abord. Les jeunes électeurs votent majoritairement pour le Front National mais parmi eux les plus éduqués et les plus intégrés dans l'économie mondialisée se préparent à voter pour Emmanuel Macron.

    Ce clivage parmi les jeunes électeurs correspond au vrai choix  que proposent Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Les Français vont  devoir décider s'ils acceptent le monde tel qu'il est, et d'abord l'Union Européenne, avec Emmanuel Macron, ou s'ils prennent le risque de " casser la baraque" avec Marine Le Pen. Dommage que ce choix ne corresponde pas à l'alternative souhaitable qui est entre le mondialisme à la Trump et le mondialisme contrôlé par une Union Européenne digne de ce nom.

    Macron a raison d'accepter le mondialisme et Marine Le Pen a raison de vouloir  " casser la baraque" mais c'est à Bruxelles et non à Paris qu'il faut remettre les pendules à l'heure, voire "casser la baraque" pour refonder l'UE

     Macron l'européen saura-t-il le comprendre et se faire le champion français du renouveau européen ? 

     

  • Bruno Le Maire sort du panier de crabes.

    sans-titre.pngEn cessant de soutenir la campagne de François Fillon  Bruno Le Maire est sorti du paniers de crabes du parti dit " républicain".

    Il joint la cohérence morale à l'habileté politique. Bruno Le Maire est le candidat de la reconstruction future d'une vraie droite française et européenne après la tempête en cours. Celle-ci balaye le vieux personnel politique et prépare de nouvelles configurations dont Bruno Le Maire fera nécessairement partie.